Événements




AUDITE CAMERA OBSCURA 5.1


SZKMD & Cinéma Spoutnik présentent!
audite camera obscura 5.1 – troisième édition

Une dizaine d’artistes présentent des pièces sonores courtes en surround 5.1 dans la salle du cinéma Spoutnik. Originales, maîtrisées ou expérimentales, les pièces sont pensées pour le dispositif de spatialisation utilisé dans les cinémas d’aujourd’hui (dit 5.1 surround: trois sources venant de face, deux surround à l’arrière, et un caisson de basse). La position assise dans le noir et orientée face à un écran permet une écoute soutenue et non perturbée.

NO APOLOGIES

projection organisée par la CUAE


Des hommes noirs, menacés par la police et stigmatisés par la population, se rassemblent dans un lieu autogéré au coeur de la ville. Ils témoignent de leur quotidien et revendiquent leurs identités, sans avoir à s’excuser de ce qu’ils sont. Le film décrit l’état de siège physique et mental des Noirs en situation précaire à Lausanne. Confronté à d’évidentes nécessités de protection de l’anonymat et à l’impossibilité de filmer dans la rue, No Apologies s’est constitué autour d’un dispositif permettant aux protagonistes de s’exprimer librement.

ALL THAT IS SOLID + BLACK CODE/CODE NOIR + EVIDENCE OF THINGS UNSEEN BUT HEARD + THE WAKE

4 films de Louis Henderson - en collaboration avec le département cinéma de la HEAD-Genève


Louis Henderson, né au Royaume-Uni en 1983, est cinéaste.
Il est diplômé du London College of Communication, du Fresnoy – Studio des arts contemporains et de l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême-Poitiers. Ses films, textes et performances travaillent sur le mode de l’archéologie de l’image, réfléchissant aux nouvelles matérialités d’Internet et à la possibilité d’une résistance techno-animiste au néocolonialisme. Il a présenté son travail à de nombreuses occasions et notamment au IFFRotterdam, à CPH:DOX, Transmediale Berlin; Kiev Biennial (2015); Centre Pompidou, Tate Modern London etc. Après plusieurs films courts, il travaille actuellement sur son premier long métrage, « Ouvertures », basé sur une relecture de la révolution haïtienne, de ses grands héros et de la persistance de leur héritage dans les corps et les esprits de la jeunesse du pays aujourd’hui.
Il vit et travaille à Paris.

SOIRÉE DÉDIÉE À LA GRANDE TRIPLE ALLIANCE INTERNATIONALE DE L’EST

FILM + DISCUSSION + CONCERT EN COLLAB AVEC LE REZ


Organisme protéiforme, sans visage, chétif et paranoïaque, La Grande Triple Alliance Internationale De l’Est n’existe pas. Dans les années 2000, un puissant flux de cellules hermaphrodites venimeuses a d’abord été observé dans les villes de Metz et Strasbourg avant de contaminer de larges zones circonscrites du tissu occidental et oriental. Le centipède vertical à 3 branches n’aurait pas voulu naître, tout comme il aurait bien laissé crever les organes d’une contre culture agonisante au lieu de lui délivrer un ultime électrochoc. Blague de mauvais goût, intrinsèquement éphémère, rigoureusement éternelle, la GTAIE continue aujourd’hui de perpétrer le crime, parfois dans la lumière, toujours en souterrain. Il suffit de vous regarder dans la glace chaque soir pour vous en convaincre. Ce film tente de raconter comment cette histoire aurait pu être évitée.
Un film de Nicolas Drolc et Guillaume Marietta

AGITER LA RUE, Maya Corboud

Spoutnik le pass


Il y a un peu plus d’un an, rentrait en vigueur le pass sanitaire. Nous – l’association du cinéma Spoutnik – nous y sommes opposé.e.s en déplaçant les projections en plein air, là où il était encore possible de se réunir sans exercer de contrôle. Ainsi, nous avons trimbalé notre écran à beaucoup d’endroits à Genève et ailleurs en Suisse romande. À ces occasions, Maya, amie et projectionniste, a enregistré des images, au coin du feu, au coin de l’écran, à ras le bitume et plus tard, a enregistré les voix de quelques un.e.s qui étaient là pendant ces projections. Cette expérience de cinéma itinérant et les questions que cela a laissé en suspens, Maya les a rebricolé dans un film, AGITER LA RUE.

MADAME SATA de Karim Aïnouz

BRASIER # 1 CARTE BLANCHE À ERIKA NIEVA DA CUNHA


Carte blanche à noircir
Une invitation (une occupation) qui sonne comme un défi (les cinémas désertés)
ou comme un appel à joindre nos voix pour un retour dans les salles obscures,
il faut que les cinémas vivent
que ces lieux magiques redeviennent populaires,
que ça survive (comme les lucioles)
qu’on se retrouve pour partager des films, des bouffes, des conversations infinies

On va commencer avec Madame Sata parce que ce film inspiré d’une histoire réelle donne de la force, de la joie et de la rage.
Joao Francisco dos Santos, le personnage principal, donne envie de se battre (au propre et au figuré) avec toute la folie qu’on porte en nous, avec intégrité, parfois avec violence mais jamais dans la complaisance.
Le film est très beau, et comme on a de la chance, la version qu’on projettera est en pellicule 35mm. Un petit repas sera prévu avant la proj.

Scuola Senza Fine

Organisée par les éditions Clinamen


Scuola Senza fine d’Adriana Monti témoigne de l’expérience d’un groupe de femmes italiennes des années 70 qui, à 40, 50 ou 60 ans, reprennent le chemin de l’école. Pendant 150 heures, en compagnies d’enseignantes féministes, elles apprendront l’écriture, l’histoire, la philosophie, mais surtout, elles apprendront à penser leur apprentissage et l’émancipation qu’il leur apporte. Elles apprendront à se penser elles-même dans le monde qui les entoure.
En 1974 les syndicats obtiennent des patrons et de l’état italien 300 heures de cours payées pour les ouvriers, peu après, les femmes de ces derniers investissent également les cours et décident de ne plus quitter les bancs de l’école même au-delà des heures prévues. Dans le but de poursuivre cette éducation collective et autogéré, elles formeront ensuite le collectif de graphisme Gervasia Brocson.

À LA DECOUVERTE DES FILMS DE CHICK STRAND PART. II


ANSELMO, 1967, 16mm + COSAS DE MI VIDA de Chick STRAND, 1976, 16mm + ANSELMO AND THE WOMEN, 1986, 16mm + MUJER DE MILFUEGOS, 1976, 16mm + BY THE LAKE, de Chick STRAND, 1986, 16mm mardi 29 novembre repas – 19h30 films – 20h30 « Strand a découvert un extraordinaire lyrisme sensuel, à la fois … Continued

NI DIEU NI MAITRE: LES RÉSEAUX DE LA COLÈRE de Tancrède Ramonet

Les Rencontres Anarchistes


Depuis 150 ans, les anarchistes embrasent le monde de leurs idées et de leurs révoltes. Cette histoire est encore méconnue et les Rencontres Anarchistes proposent de la redécouvrir à la lueur du projecteur du « plus beau cinéma du monde » les 3 et 4 novembre prochain.
« Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme. Une histoire de l’anarchisme » est une série documentaire réalisée par Tancrède Ramonet. Les deux premières parties, La Volupté de la destruction (1840-1914) et La Mémoire des vaincus (1911-1945), sont diffusées dès 2016.
Les deux derniers épisodes, Des Fleurs et des pavés (1945-1969) et Les Réseaux de la colère (1965-2011), sont sortis il y a quelques mois et seront présentés respectivement les 3 et 4 novembre. Cette dernière projection se fera en présence du réalisateur.

NI DIEU NI MAÎTRE: DES FLEURS ET DES PAVÉS de Tancrède Ramonet

projection organisée par les Rencontres Anarchistes


Depuis 150 ans, les anarchistes embrasent le monde de leurs idées et de leurs révoltes. Cette histoire est encore méconnue et les Rencontres Anarchistes proposent de la redécouvrir à la lueur du projecteur du « plus beau cinéma du monde » les 3 et 4 novembre prochain.
« Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme. Une histoire de l’anarchisme » est une série documentaire réalisée par Tancrède Ramonet. Les deux premières parties, La Volupté de la destruction (1840-1914) et La Mémoire des vaincus (1911-1945), sont diffusées dès 2016.
Les deux derniers épisodes, Des Fleurs et des pavés (1945-1969) et Les Réseaux de la colère (1965-2011), sont sortis il y a quelques mois et seront présentés respectivement les 3 et 4 novembre. Cette dernière projection se fera en présence du réalisateur.

Zorn I, II et III de Mathieu Amalric

en collaboration avec Vincent Capes et John Menoud


Mathieu Amalric filme seul, depuis 12 ans, l’insensé saxophoniste et compositeur new yorkais John Zorn. Films-toupies, que Zorn aime programmer, comme un set musical, lors de ses concerts. Musiques en train de se faire, constellations d’énergies, univers sonores en expansion… D’abord acteur qui se fera remarqué chez Despechin, Mathieu Amalric a réalisé des films comme Tournée (2010), Barbara (2017) ou encore Serre-moi fort (2021).

À LA DECOUVERTE DES FILMS DE CHICK STRAND PART. I


Chick Strand (1931-2009), cofondatrice avec Bruce Baillie de la coopérative Canyon Cinema en 1961, est une cinéaste pionnière, dont les films figurent parmi les œuvres fondatrices de l’underground américain de la côte ouest. Son œuvre combine de manière très poétique des éléments de type documentaire avec des questions ethnographiques (elle était diplômée d’anthropologie) et des techniques expérimentales. Au cours de sa longue carrière, elle a effectué plusieurs voyages au Mexique, réalisant des portraits de personnes qu’elle rencontrait autour de Guanajuato. La caméra de Strand est toujours en mouvement, essayant de saisir les sujets et les détails en gros plan, en tenant son téléobjectif à la main. « J’aime tenir la caméra près de mon corps lorsque je filme », dit-elle. Sa technique très personnelle – une signature inimitable – produit des images très lyriques et sensuelles, ainsi qu’un renouvellement rigoureux du portrait filmé et du documentaire ethnographique. Strand a toujours refusé l’étiquette de féministe, insistant sur le fait qu’elle ne s’intéressait pas à la politique mais plutôt à ses propres connexions intuitives et passionnées avec les gens, la lumière, le son et la vision. Son mélange d’érotisme, d’intimité et de poésie visuelle est un hymne joyeux à la vie et aux femmes. (Federico Rossin)

ICI ET AILLEURS de Anne-Marie Miéville, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin


« Depuis l’invention de la photographie, l’impérialisme a fait des films pour empêcher ceux qu’il opprimait d’en faire. Il a fait des images pour déguiser la réalité aux masses qu’il opprimait. Notre tâche est de détruire ces images et d’apprendre à en construire d’autres, plus simples, pour servir le peuple, et pour que le peuple s’en serve à son tour. » Ce bout de texte est issu d’un manifeste écrit juste après un passage en Palestine avec Jean-Pierre Gorin. Là-bas, les deux entreprennent une enquête, discutent, font des images et des sons avec les fedayin. Les bobines finissent dans un tiroir puis sont reprises un peu plus tard par Anne-Marie Miéville et le même Godard. Ça donne ICI ET AILLEURS, plus qu’un film de propagande, c’est un film qui pose des questions cruciales, interroge le rôle des images dans la lutte.

LES FILMS DU COLLECTIF MOHAMED


Au fond, il nous bouleverse complètement, ce cinéma fabriqué et peuplé par des gens qui n’étaient ni censés, ni destinés à en faire. Des sortes d’accidents de l’histoire, des objets minoritaires qu’on aime avoir pour modèles. Par exemple, ça donnerait quoi un cinéma porté par des ados de banlieue parisienne ? Des vrais, hein, sans l’intermédiaire d’un Ladj Ly ou d’un Romain Gavras. Ça donne les films du collectif Mohamed, LE GARAGE, ZONE IMMIGRÉE et ILS ONT TUÉ KADER réalisés entre 1977 et 1981 dans le Val de Marne. Dans ce quartier, des adolescents injectent toute leur énergie, colère, puissance de vie sur de la pellicule super 8. Et font de leurs vies le lieu d’une sociologie de très très haute voltige, qui met la misère à Bourdieu.

SÉANCE SURPRISE IMAGINÉE PAR FEDERICO ROSSIN

Plein air de l'été ♯2 - PLEIN AIR AU SPOUTNIK À CAUSE DU CIEL ORAGEUX!!!


Federico Rossin est historien et programmateur indépendant. Les recherches qu’ils mènent, à la croisée du cinéma expérimental et du cinéma militant nous habitent et nous inspire depuis longtemps. C’est la première fois que nous aurons l’occasion de le rencontrer. Et. Grande joie de lui donner carte blanche ce jeudi 8 en plein air.

DIARIO DI UN MAESTRO de Vittorio De Seta

Plein air de l'été ♯ 1 - MINCE LA PLUIE >>>> PLEIN AIR EN SALLE, AU SPOUT


Les enfants, non pas acteurs mais habitants des banlieues romaines, entraînent le professeur vers le dehors, sur leur terrain d’expression. À la faveur du rapatriement d’un lézard à l’école, commencent à se bricoler de nouveaux modes d’apprentissage. La classe se repeuple. L’estrade du professeur se voit être transformée en étagère. Les allers-retours entre le dedans et le dehors se poursuivent. Les enfants deviennent sociologues, ramènent témoignages et histoires. Des dessins, études du quartier tapissent les murs de la classe. Une petite communauté se forme et c’est ce qu’elle traverse – les imprévus, les fulgurances, toutes les formes de spontanéité – qui nourrit le film. Le cinéma s’adapte à la vie et non l’inverse.

Municipale

Sortie


Thomas Paulot (réalisateur) et son équipe embauchent Laurent Papot (acteur) pour un tournage à Revin, petite ville sinistrée des Ardennes. À Revin, en mars 2020, sont prévues les élections municipales et le rôle de Papot est de s’y présenter. Papot n’a ni programme, ni discours: il se présente comme un «politicien en moins». Et surtout, le contrat du film ne dure que le temps de la campagne. C’est-à-dire que s’il venait à être élu, il laisserait la place vacante. Ce que lui nomme la stratégie du «fauteuil vide». Cette stratégie, Papot la formule dès le début de sa campagne en allant toquer à la porte des revinoises et revinois. Peu à peu, il rassemble un petit monde déçu et en colère autour de lui. On trouve quelques gilets jaunes, des chomeur.euses, une professeure d’histoire ou encore des personnes issues de l’immigration. Lors de la première réunion d’information, Papot s’efface au profit des d’elles et eux. Chacune, chacune y va de ses propositions, de ses espoirs et de ses doutes de faire campagne à partir de rien. Dès lors, en tant que spectateur.ice, on devient les témoins ému.e.s d’une expérience de politisation/mobilisation collective et autodidacte.

Babylon

Dubquake Festival


En dépit de sa présentation à la Semaine de la critique à Cannes en 1980, Babylon de Franco Rosso n’a jamais connu de sortie en salles aussi bien dans le milieu anglo-saxon qu’en France. Classé X par le Conseil britannique de l’Audiovisuel en raison de sa portée potentiellement incendiaire, le film a circulé dans les milieux squats et militants jusqu’à sa ressortie en 2019. Ainsi le raconte le morceau Deliver me from my enemies de Yabbi You qui traverse le film, Babylon(e), dans sa symbolique, représente l’oppression coloniale subie par le peuple jamaïcain. Dès lors, d’ici à un retour souhaité sur la terre ancestrale d’Afrique, le mouvement rastafari va faire des sound systems le vecteur d’un partage politique, subversif et festif de ses idéaux.

Ina Vanguard Style

Dubquake Festival


À l’aube des années 90, la scène soundsystem reggae et ses sono artisanales font vibrer l’underground musical britannique. Dans les soirées, le reggae roots et le son jamaïcain voient les productions UK Dub gagner peu à peu leur place. Au travers d’interviews, de témoignages et d’archives, « Ina Vanguard Style » part de cette période clé de l’histoire du soundsystem Dub pour conter comment Marc Iration et Denis Rootical, membres fondateurs de Iration Steppas, ont propulsé le dub et le reggae dans de nouvelles dimensions. Le documentaire retrace leur parcours depuis leurs débuts à Leeds, leurs premières sorties vinyles, jusqu’aux récents évènements majeurs de leur carrière. Techniques de productions, ouverture sur les musiques électroniques, inspirations, débrouille et persévérance ; « Ina Vanguard Style » met en lumière tout ce qui a contribué à faire d’Iration Steppas un des piliers de la scène dub internationale et une référence incontestable en matière de musique électronique.

Tired Moonlight de Britni West


Nous sommes à Kalispell dans l’État du Montana, ville peuplée de bagnoles, de ferraille et de bétail. Autour, les grands espaces, sublimes montagnes et animaux sauvages. Le drapeau américain apparaît sous toutes les coutures. On y chante toujours l’hymne, qu’importe les occasions. Et on y fait aussi la vente aux enchères de tout et de rien. Débarrassée de tout cynisme ou de jugement, Britini West suit quelques personnes au milieu de ce territoire. Un trio d’enfants, essentiellement occupés à courir dans les champs, manger des glaces et des chicken wings sans leurs parents. Une femme célibataire, qui fait le ménage dans un motel et rencontre un poète replié dans son garage. Une autre femme, plus jeune, caissière dans une supermarché et qui vit un amour difficile avec un jeune rednek.

Evening Land de Peter Watkins

EN ÉCHOS AUX EVENEMENTS EN UKRAINE


La bataille discursive menée par les mass-médias à propos de l’invasion meurtrière de l’Ukraine mobilise à tel point notre pensée qu’on en vient à oublier les coulisses d’où a surgi cette catastrophe. Force est de constater que le monde se militarise en même temps que les gouvernants ne cessent de promouvoir l’« innovation », signifiant en creux à l’agenda sans fin annoncée ni contestation possible. Sous couvert de « création d’emplois », la mainmise salariale peut restaurer sa légitimé vacillante face au spectre guerrier d’un ennemi tantôt invisible (terrorisme), tantôt ouvertement menaçant (puissance impériale rivale). Comment articuler le refus du travail avec le refus de la guerre ?

Evening land, film qui date de 1976, examine cette question dans un portrait anticipatoire de notre époque. Epoque où les travailleurs et travailleuses ne se reconnaissent plus en tant que classe mais éprouvent un sentiment de colère diffus, issu d’une expérience salariale malléable à merci et tenu.e.s au contact d’infrastructures essentielles dont le blocage peut à tout moment saboter l’ordre établi. Par son style immédiat et musical, Peter Watkins donne vie à un tel sabotage au travers d’une politique-fiction (comme on parlerait de « science-fiction ») prémonitoire, questionnant avec beaucoup de finesse le rôle des médias dans la composition des luttes.

Sous le ciel de Koutaïssi de Aleksandre Koberidze

Sortie


« Film d’amour fantastique et mosaïque urbaine, Sous le ciel de Koutaïssi commence par jeter un sort à ses personnages principaux, deux amoureux condamnés à ne pas se reconnaître, et se termine, après bien des détours, en rompant cette malédiction par les mêmes moyens exactement : les moyens du cinéma. En dire plus serait trop en dire.

Toute une nuit sans savoir de Payal Kapadia

Sortie


Toute une nuit sans savoir s’ouvre sur une fête, durant laquelle de jeunes adultes dansent devant un écran sur lequel est projeté un film. En off, une lettre d’amour est lue. L. s’adresse à K. L. ne sait pas si elle souhaite se joindre à la fête car K. est absent. Le film se termine par une assemblée politique s’improvisant en danse, peut-être avec les mêmes corps. En off, la voix d’un professeur de cinéma encourage ses étudiant.e.s à tenir compte de la lutte qu’ils et elles viennent de traverser. Ainsi, deux danses entre lesquelles se dessine le mouvement du film: de l’intime au collectif, de l’amour à la révolte, du cinéma au politique.

Variety de Bette Gordon

ON RÉOUVRE!


Imaginé par Bette Gordon comme une lettre d’amour à Laura Mulvey, Variety (1983) arrive quelques années après la parution du célèbre article de la théoricienne américaine, Visual pleasure and narrative cinema (1975), dans lequel elle démontre comment «la société patriarcale a structuré la forme du film de cinéma». À savoir que l’acte de regarder, désirer et fantasmer est dans le cinéma dominant systématiquement réservé aux hommes alors que les femmes sont cantonnées au rôle passif d’être regardées, désirées et fantasmées. Suivant les préceptes de Mulvey, la cinéaste renverse ce paradigme, tout en prenant soin de laisser se dérouler le récit dans des lieux dont les codes sont édictés par des hommes. Soit les cinémas pornos, les cabines de strip-tease, les casinos, les motels et les bars comme des endroits conçus pour satisfaire le plaisir masculin.
Christine, la trentaine, fauchée, s’abandonne à un boulot de caissière dans un cinéma porno de Manhattan. Plutôt que de subir ce travail et être la proie de tous les regards, Christine en fait le point de départ d’une exploration de ses désirs.

Ciné-contes d’Ahmed Zir

Spout nomade - histoire n°20


Faire avec presque rien, c’est justement ce que chacun sait faire, dans un pays où l’on survit avec le minimum, parfois moins. Des hommes se jouent de ce presque rien. Ils s’amusent avec des pierres-osselets, inventent des jeux avec les mains, dansent, tressent des lassos. Ils se racontent des histoires pour échapper à la manie de l’info, et perpétue la tradition orale de leur mère.

Spoutnik en tournée avec ROM de Menelaos Karamaghiolis

LAUSANNE - DELEMONT - BIENNE - YVERDON - NYON


spout tour, spoutnik le pass, spout à roulettes A chaque étape: Dès 18h30, bar et cantine 20h00 film en plein air prix libre ROM, Menelaos Karamaghiolis, Grèce, 1989, 75’, vo sous-titré français LAUSANNE LU 22.11 Porno Diesel, route du Châtelard 103 DELÉMONT MA 23.11 AACAD (ex Cantine), Collège de Delémont, av. de gare 7 BIENNE … Continued

SINK OR SWIM de Su Friedrich

Spout nomade - chapitre 14


Su Friedrich fait voisiner une recherche d’entomologiste, le cheminement d’un chercheur des mythologies et le combat d’une poète du son et de l’image. 

Badou Boy de Djibril Diop Mambéty

Spout nomade - chapitre no 13


Dans une décharge urbaine une silhouette adolescente en croix contre un grillage est écrasée par l’étreinte sans équivoque d’un policier burlesque et brutal.

DOWN CLAIBORNE de Moira Tierney

En présence de la cinéaste


C’est à l’écriture d’une contre-histoire informelle et éclatée des États-Unis et du rêve américain que les films de Tierney s’attellent

Fannie’s Film + Killing Time de Fronza Woods

Spout nomade - chapitre 11


« Fronza Woods n’a réalisé que deux courts métrages. Le premier, Killing Time, ballade amère et insolente, montre le désarroi nonchalant d’une femme, seule dans sa chambre, cherchant une tenue convenable pour se suicider. Sous un ton joueur plutôt qu’enjoué (le sifflotement faussement gai), le film finit par hypnotiser, l’humour agissant moins comme garde-fou que comme corollaire du désespoir. Le second court, Fannie’s Film, tout aussi beau, enregistre la parole d’une femme de ménage dans une salle de gym. En parallèle à des figures hiératiques qui vont et viennent sur des machines de sport, elle est filmée seule en train de nettoyer la salle vidée de ses fantômes. Le film renverse les paradigmes, plongeant le visible dans un espace nu et donnant corps à une voix inaudible – une voix d’autant plus bouleversante qu’elle dit sa joie de l’existence qu’elle a vécue. »

Handsworth Songs de Black Audio Film Collective

Spout nomade - chapitre no 10


Réalisé en 1986 par John Akomfrah et le Black Audio Film Collective, Handsworth Songs constitue une des interventions filmiques les plus cruciales sur le terrain ouvert par les débats en Grande-Bretagne autour de l’identité, de l’expérience et des représentations noires, dont des auteurs tels que Stuart Hall ou Paul Gilroy contribuèrent, tout au long des années 80, à poser les coordonnées.

Garlic is as Good as Ten Mothers de Les Blank

Spout nomade - histoire numéro neuf


Le réalisateur recommande que, lors de la projection du film, un four grille-pain contenant plusieurs têtes d’ail soit allumé au fond de la salle, à l’insu du public, avec pour résultat qu’à peu près à la moitié de la projection, la salle entière sera remplie d’une odeur d’ail.

Lettre à la prison de Marc Scialom

Spout nomade - chapitre 8


« Lettre à la prison a été tourné de manière quasi clandestine pendant quatre semaines de part et d’autre de la Méditerranée partageant Marseille et Tunis, avec quelques amis, et une caméra 16mm prêtée par Chris Marker, qui n’enregistrait pas le son. Le film réalisé par Marc Scialom relève, puisque le CNC avait alors refuser de le financer, de cette éthique contrebandière pour laquelle l’échange esthétique de quelques signes prélevés de manière documentaire sur le réel contre les bribes à fortes valeur hallucinatoire d’une fiction rêveuse et déambulatoire équivaut à une forme obstinée de résistance politique face au régime représentatif dominant le champ cinématographique

Musical holdouts de John Cohen

Spout nomade - partie 7


Mon dernier film, Musical Holdouts, est un hommage à ceux qui ont résisté aux forces des médias dans leur musique et leur vie. Il traite d’un échantillon de ces groupes américains qui ont maintenu leur identité individuelle dans une ère de culture de masse.  La question n’est plus de savoir si ces groupes survivront ; ce film ne fait que célébrer le fait de leur existence.

Un sac de puces de Věra Chytilová

Spoutnik-nomade-sous le ciel à La Fonte


« Des jeunes filles âgées de quinze à dix-huit ans vivent dans l’internat d’une usine de textile. Un conflit éclate entre elles mais aussi avec les éducatrices et la direction. À l’image de la rébellion des jeunes pensionnaires, Věra Chytilová se rebelle par les moyens du cinéma, adoptant un style libre, direct et original. Un avant-goût de la Nouvelle Vague tchèque. »

Zéro de conduite de Jean Vigo

repas, discussion et film en plein air!


MERCREDI 22.09 PIZZA dès 18h00 Discussion 19h00 Projection, 20h30 Au Terrain (plein de roulottes): 12, chemin de la Verseuse, 1219 Aïre Face à l’extension du pass sanitaire, il reste à imaginer des déviations: LA GRÈVE ! avec des artistes avec des non-artistes avec des anti-artistes avec des non-anti-artistes avec des anti-non-artistes avec les antiques antiquaires … Continued

L’ordre de Jean Daniel Pollet

discussion et film en plein-air, au silure!


« Nous avons seulement besoin d’amour. Amour en tant que personne qui a eu une infortune. Et non comme s’il était un phénomène, une sorte différente d’homme. Parce que nous aussi nous sommes des hommes qui avons les mêmes rêves. Nous ne voulons pas être classé dans quelqu’autre monde séparé, différent. »

Le silence autour de Christine M. de Marleen Gorris

On réouvre!


Les premières minutes du Silence autour de Christine M. (1982) de Marleen Gorris laissent présager un téléfilm des plus basiques, de ceux qu’on peut voir à toute heure et sur toute chaîne encore aujourd’hui.
La fin, à l’image de sa réception lors de sa sortie, déchaîne les passions. Éclats de rire et crises de colère se font face.
Le propos du film est des plus limpides: trois femmes étrangères l’une de l’autre assassinent un homme dans une boutique de vêtements.

Zamedi Zapatiste


13h30 SIXIEME PARTIE, UNE MONTAGNE EN HAUTE MER, Anonyme, France, 2020, 30’ Voguant le long d’un cours d’eau, ce ciné-tract lit le communiqué zapatiste annonçant le « Voyage pour la vie ». Prolongeant la poésie du texte, les images cherchent dans des replis de feuillages les sensations propices à une certitude, celle de vouloir en … Continued

Gaze. S : performance de Marianne Chargois et Romy Alizée

Corps, Travail, Droits, Représentations # 2


Prenant pour point de départ le concept de Gaze, désignant les représentations du monde depuis des perspectives de vision spécifique, Romy et Marianne déploient un manifeste porn et radical autour de la définition d’un « Sex worker Gaze ». Au cours de ce cheminement réflexif, autobiographique et performatif, elles s’attardent sur les zones floues qui délimitent soumission aux injonctions et ré-appropriations des normes dominantes depuis leurs expériences de travailleuses du sexe.

Leur Algérie de Lina Soualem + Mes voix de Sonia Franco

et un repas entre les films


Le désir de mettre ces deux films côte à côte tient à ce que tous les deux prennent en charge l’histoire des conditions de vie des algérien.e.s en France. Une histoire si volontairement délaissée par la France qu’elle semble pouvoir se raconter que par la voie des affects. Jouant de leur position de “petite fille”, Anissa et Lina osent les accrocs et la tendresse.

Mes voix de Sonia Franco + Leur Algéries de Lina Soualem

Et un repas entre les films!


Dès lors, le désir de mettre ces deux films côte à côte tient à ce que tous les deux prennent en charge l’histoire des conditions de vie des algérien.e.s en France. Une histoire si volontairement délaissée par la France qu’elle semble pouvoir se raconter que par la voie des affects. Jouant de leur position de “petite fille”, Anissa et Lina osent les accrocs et la tendresse.

Les murs de Dheisheh

Rencontre avec Clémence Lehec


Rencontre avec Clémence Lehec pour le double vernissage du film Les murs de Dheisheh (première diffusion suisse) et du livre Sur les murs de Palestine, qui l’accompagne.

Après les nuages

Retour des scotcheuses!


C’est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant.

Port of Memory

Palestine: Filmer C’est Exister


Les Rencontres cinématographiques Palestine: Filmer C’est Exister (PFC’E) vous proposent de découvrir PORT OF MEMORY de Kamal Aljafari, réalisateur palestinien qui a choisi de se confronter à la volonté d’effacement des Palestinien.ne.s et d’explorer les manières de reconstruire la mémoire palestinienne.

Hide and Seek

Festival EVERYBODY'S PERFECT


ANNONCE

Suite à un début d’incendie au Zoo, aucune entité de l’Usine n’est autorisée à ouvrir ce soir. Nous devons donc malheureusement annuler la venue du Festival Everybody’s Perfect.
Nulle personne n’a été blessée dans cet incident.
Pensées à nos ami.e.x.s du Zoo et aux autres associations qui ont connu de gros dégâts matériels.
Merci pour votre compréhension.