es films de Margarida Cordeiro et Antonio Reis relèvent d’une relation non historique au temps humain. Leur beauté est avant tout géologique : ils tentent de rendre visible, audible une nouvelle géologie de l’humanité. Projet follement marginal dans un art du XXe siècle porté à récapituler les époques et les figures historiques, les ressuscitant comme sous l’emprise d’une dernière pulsion de mort. Mort dont Pasolini disait, gardant en mémoire les dernières pages d’Ivan Illitch, qu’elle est un « fulgurant montage de notre vie ».