Aujourd'hui
lundi 26 septembre


20h30

FRÈRES de Ugo Simon

En collaboration avec le Silure

suivi d’une discussion avec le cinéaste et Inan Turkan (membre du comité Justice pour Ibo)

En France, La police a assassiné Wissam El Yamni le 1er janvier 2012 à Clermont-Ferrand. La police a assassiné Gaye Camara le 16 janvier 2018 à Epinay-Sur-Seine. La police a assassiné Ibrahima Bah le 6 octobre 2019 à Villiers-le-Bel. Wissam, Gaye et Ibrahima ont pour point commun d’être des personnes racisées. Et d’avoir été assassinés par la police. Farid El Yamni, Mahamadou Camara et Diané Bah ont pour point commun de s’être entièrement voués au militantisme après la mort de leurs frères. Le film Frères d’Ugo Simon recueille leur parole. À l’ombre de l’effervescence des manifestations et rassemblements, les trois frères, à tour de rôle, font état de leur condition de «morts-vivants». Vivants car toujours debouts mais morts car une partie d'eux s’en est définitivement allée avec leurs frères. Ainsi, quand la police tue, elle tue également tout l’entourage par ricochet. Alors ces frères et leur famille luttent pour continuer à exister, luttent pour que justice soit faite, luttent pour que le peuple dise “non”, lui aussi.

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FRÈRES de Ugo Simon

En collaboration avec le Silure

lun. 26 sept., 20h30

suivi d’une discussion avec le cinéaste et Inan Turkan (membre du comité Justice pour Ibo)

FRÈRES de Ugo Simon

En collaboration avec le Silure

mar. 27 sept., 20h30

FRÈRES de Ugo Simon

En collaboration avec le Silure

mer. 28 sept., 20h30

FRÈRES de Ugo Simon

En collaboration avec le Silure

ven. 30 sept., 20h30


 




Focus




Géologie de l'humanité, à propos de Reis et Cordeiro

es films de Margarida Cordeiro et Antonio Reis relèvent d’une relation non historique au temps humain. Leur beauté est avant tout géologique : ils tentent de rendre visible, audible une nouvelle géologie de l’humanité. Projet follement marginal dans un art du XXe siècle porté à récapituler les époques et les figures historiques, les ressuscitant comme sous l’emprise d’une dernière pulsion de mort. Mort dont Pasolini disait, gardant en mémoire les dernières pages d’Ivan Illitch, qu’elle est un « fulgurant montage de notre vie ».