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Meurtre d’un bookmaker chinois

Il était deux fois un cabaret


Il était deux fois un cabaret dans les années 70. Le cabaret s’appelle le Crazy Horse et il est dans un film qui s’appelle MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS. C’est aussi l’histoire d’un patron minable, avec une montagne d’emmerdes. Tellement de dettes qu’il doit tuer ou mourir pour que sa troupe continue ses numéros.

Go Go Tales de Abel Ferrara

il était une fois un cabaret...


Il était une fois un cabaret dans les années 2000.
Le cabaret s’appelle le Paradise et il est dans un film qui s’appelle GO GO TALES.
Dans ce cabaret ou dans ce film ou dans ce conte, il y a un tas de problèmes. C’est foireux. Les danseuses sont au bord d’une grève générale parce que leur patron Ray Ruby joue au loto tandis que le solarium pète et que la créancière menace de céder le club à un fabricant de sanitaires. Il y a d’autres emmerdes encore mais bizarrement le spectacle continue.

Downtown 81

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres # 7


Tourné en 1981 mais abandonné pour des raisons financières, le film a finalement pu voir le jour en 2001 grâce aux efforts de son scénariste, Glen O’Brien et de la styliste Maripol. On y suit l’artiste Jean-Michel Basquiat, disparu en 1988, dans une sorte de conte destroy entre fiction et documentaire, inspiré de son parcours d’artiste puisant son inspiration dans la rue.

Underground USA

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres # 6


Version punk rock de Sunset Boulevard, Underground USA offre une satire acide du milieu new-yorkais de la fin des années 1970. Patti Astor y interprète Vicky, une star sur le déclin dans sa quête d’un improbable come-back. Comme la Norma Desmond de Sunset Boulevard, Vicky vit avec son majordome Kenneth (interprété par René Ricard) et se fait courtiser par Victor, un prostitué stoïque (interprété par Eric Mitchell lui-même). Avec une bande originale soignée de Jim Jarmush, le film alterne les scènes dans l’appartement de Vicky et dans les espaces fréquentés par l’underground new-yorkais.

Actua 1 + La cicatrice intérieure

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres #5


La Cicatrice intérieure, tourné entre 1970 aux quatre coins du monde, est le premier film de Philippe Garrel où apparaît Nico, la chanteuse du Velvet Underground.

Deux fois

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres #4


Selon Adrian Martin, on peut voir dans ce film une nouvelle version d’Alice au pays des merveilles dans lequel une femme connaît une métamorphose perpétuelle, au cours de laquelle elle devient enfant. Elle entre dans ce rituel auto-érotique qui s’auto-pérpétue, non par des drogues hallucinogènes et autres accesoires dionysiens mais par les ponts de la narration, de la performance, du théâtre: les masques et les mouvements de l’artifice.

Wheel of Ashes

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres #3


Errer ou rêver, quelle différence? Car enfin, Paris est cette ville des ténèbres dont les intervalles sont pleins d’ombres où l’on se cogne aux âmes mortes sans se rendre compte. Il en tirera ce premier enseignement: le marcheur, le drogué, le mystique le fou ne sont que les états avancés d’une même révélation.

Détruisez-vous + Vite

«Vite, Zanzibar», Mosset et autres #2


Il faut couper tous les ponts, renverser le saisissement identificatif en un saisissement agressif, qui doit faire de chaque film un point d’interrogation dont la pensée du spectateur sera la seule réponse, ou l’absence de réponse. EN SOMME, CELA SIGNIFIE SIMPLEMENT LA GUERRE.

Le syndrome asthénique

Kira Mouratova


Les deux héros du film ont une réaction diamétralement opposée à l’agression permanente qu’ils subissent de la société. La première, une veuve de cinquante ans, réagit en « cognant » à son tour ceux qui l’agressent. Le second, un enseignant d’une trentaine d’années, souffre de « syndrome asthénique » : sa tactique de fuite consiste à s’endormir chaque fois qu’on l’assaille, jusqu’à ce qu’il ne se réveille plus de ce sommeil irrésistible, dans l’indifférence générale.

Changement de destinée

Kira Mouratova


Une femme du monde tue son amant. Elle cherche à présenter ce crime comme un acte de légitime défense et cache ses relations réelles avec la victime, aussi bien à son mari qu’à son avocat. Celui-ci, au cours de l’enquête, scrute attentivement les circonstances de la tragédie…

Parmi les pierres grises

Kira Mouratova


La mort de sa femme a bouleversé la vie du juge et maintenant, il est obsédé par ses souvenirs. Sa vie actuelle ne lui procure que dépit et irritation. Vasia, son fils, veut s’éloigner de la maison parentale. Valek et Maroussia, enfants de pauvres gens, deviennent ses amis. Avec eux, il se sent parfois heureux et son père lui fait pitié…

Longs Adieux

Kira Mouratova


Evguenia Vassilievna exerce le métier de traductrice. Son mari ayant depuis longtemps quitté le domicile pour se consacrer à ses travaux archéologiques, elle élève seule son fils, Sacha, maintenant adolescent. Mais Evguenia continue à le traiter comme un enfant. Il part passer un été avec son père dans le Caucase et est séduit par l’intelligence et le caractère de celui-ci. Quand il revient chez sa mère, il a changé…

Brèves rencontres

Kira Mouratova


Valentina est responsable du logement au Conseil municipal d’une ville de province. Elle doit faire face à la fois à l’impatience de ceux qui attendent un logement et à la corruption de ceux qui les fabriquent. Elle a un amant géologue, Maxim, qui est surtout soucieux de sa propre liberté. Valentina prend comme femme de ménage une autre et plus jeune maîtresse de Maxim…

L’âge d’or + Lisa & Quentin (concert)

La tierce des paumés de Jean-Baptiste Alazard


Titou va avoir quarante ans. Il vit perché dans une bergerie sous les falaises des Corbières à mi-chemin entre la terre et le ciel, entre les cultures viticoles intensives et les parcs éoliens, sans eau courante ni électricité. Avec Soledad, qui habite dans une caravane un peu plus loin, ils fabriquent leur vin, composent leur musique

Alleluia !

La tierce des paumés de Jean-Baptiste Alazard


Il y a un vieux qui nous regarde, là-haut, depuis les montagnes…
On dirait qu’il vit comme avant alors qu’en fait il vit comme après.

La Buissonnière

La tierce des paumés de Jean-Baptiste Alazard


Un pilote et un copilote errent sur des routes perdues en quête d’absolu.

Secteur 545

Cycle Pierre Creton


Bien voilà, je voulais juste vous poser une question, à la fois simple et un peu compliquée. Qu’est ce qu’il y a comme différence pour vous entre l’homme et l’animal ?

Maniquerville

Cycle Pierre Creton


Deux femmes, les vieilles âmes qui peuplent Maniquerville, un centre de gérontologie situé dans le Pays de Caux et entre les deux Marcel Proust. Un dispositif minimal pour un voyage À la recherche du temps perdu.

La vie après la mort + L’heure du berger

Cycle Pierre Creton


J’avais littéralement organisé ma rencontre avec Jean Lambert. Dès que j’ai connu cet homme, je me mettais à redouter sa mort, n’avait-il pas tenté de m’en prévenir : « Choisir un ami si vieux ». En son absence, l’idée de sa disparition me revenait ; déjà vivant il me manquait. La nuit nous écoutions des javas jusqu’à ce que la peur se dissipe. Nous avons en tout cas bien ri devant la caméra toute seule, bêtement en train de nous filmer. Peut-être que la solitude était la chose que nous avions à partager, risiblement.

Le Bel Été

Cycle Pierre Creton


Poursuivre le désir de communauté, encore et toujours, comme une voie vers l’amitié. Les rencontres, ici, sont d’abord celles de Pierre avec l’association « Des lits solidaires » qui accueillent des réfugié.e.s. Le cinéaste partage sa maison avec deux jeunes, Mohamed et Amed. Un scénario se dessine. Puis, il y a la venue de figures d’altérité qui peuplent la maison. Les vies s’entremêlent, le réel s’éprouve à chaque instant. Vacance, fête, travail, repos, repas, lecture, baignade, au fond qu’importe. Dans le cinéma de Creton, le temps n’est pas atomisé mais se présente comme une courbe au long cours ponctuée de toutes sortes de situations.

Va, Toto!

Cycle Pierre Creton


« Nous avons une tendre vie » adresse Madeleine à Toto, le marcassin qu’elle protège d’un massacre dans la forêt. Cette phrase, à elle seule, pourrait exprimer le coeur des films de Pierre Creton dont le tentative, sans cesse renouvelée, serait de rapprocher le cinéma de la vie. C’est à dire d’envisager le cinéma comme possibilité de s’approcher des autres – amis et animaux – de les écouter, de les aimer.

La Movida, Face B: Aliens + El Futuro


« Je vais devenir musique et m’asseoir joyeusement dans un coin et mon expression d’extase détruira le monde.
Et les quelques autres diamants brillants se joindront à moi sans me toucher.
Seul mon tourne disque ne sera pas détruit
et commencera son travail avide avec les nuages et le ciel »

L’année de la découverte de Luis Lòpez Carrasco

Sortie


L’histoire institutionnelle, battue et rebattue, voudrait que l’Espagne se soit développé pour le meilleur en 1992. Des Jeux olympiques de Barcelone à l’Exposition universelle de Séville, l’Espagne a fait de ce double événement un motif marketing pour vanter les mérites de son modèle économique au reste de l’Europe. Au même moment, c’est tout l’inverse qui se passe dans le région de Murcie et plus précisément dans la ville de Carthagène. En raison des privatisations massives des entreprises et des plans de licenciement qui en ont découlé, 127 manifestations ont eu lieu en 180 jours, dont le point culminant a été mise à feu du Parlement par les militant.e.s. Peu ou pas pris en charge par les médias ni le cinéma, cette lutte est tombée dans l’oubli. Partant de ce constat, Luis López Carrasco entend répondre à cette question: Où, avec qui et comment s’écrit l’histoire ?

Le Grand Soir de Francis Reusser

Focus: Le Grand Soir - Grauzone


Dans les années 70, de Genève à Zurich, d’un lac à l’autre, les cinéastes suisses – parmi d’autres – Francis Reusser et Fredi Murer ne ménagent pas leurs mots pour raconter leur pays: « Lausanne est une gigantesque Gestapo, la police est dans la tête des gens » (F.R.). « L’espal vital se rétrécit: on a le choix entre le pire et le moins pire » (F. M.). C’est ainsi en ces termes que se déploie la toile de fond sociologique du Grand soir (1979) et de Grauzone (1976).

Film-expériences de Guillaume Mazloum et Camilo Restrepo

Avec l'Abominable


4 films, dont l’intensité de l’expérience qu’elle soit politique, poétique ou musicale sera prolongée par une excursion proposée par le dj Rythme de vie. Un set pensé dans la direction de la Maloya, chant réunionnais, qui fait vibrer les cercueils.

Saudade de Katsuya Tomita

Cycle - Katsuya Tomita, dans les marges


A Kôfu, dans la préfecture de Yamanashi, Seiji travaille sur des chantiers. Il sympathise avec Hosaka tout juste revenu de Thaïlande. Ensemble, ils passent leurs soirées dans les bars en compagnie de jeunes Thaïlandaises. Sur un chantier, ils rencontrent Takeru, membre du collectif hip-hop de la ville, Army Village. Touché par la crise économique, ce dernier chante son mal-être et sa rage contre la société. Lors d’une battle de rap, Takeru et son collectif affrontent un groupe de Brésiliens aux origines japonaises. Commence alors une “bataille des mots” sur fond identitaire.

Bangkok Nites de Katsuya Tomita

Cycle - Katsuya Tomita, dans les marges


Le premier plan de Bangkok Nites de Katsuya Tomita, co-écrit avec Toranosuke Aizawa, est une de ces merveilles qu’offre parfois le cinéma : tout un film à-venir, les quasiment trois heures de désordre amoureux et de rage silencieuse, d’affects à fleur de peau et de mépris souverains que la mise en scène va savamment diffuser, déplier, étirer, sont là, condensées en quelques minutes seulement. Des minutes en suspension, pures, encore opaques, mystérieuses, encore vierges.

Off Highway 20 de Katsuya Tomita

Cycle - Katsuya Tomita, dans les marges


La vie sans issue de Hisashi est faite de tout ce qui symbolise le Japon rural d’aujourd’hui : les clubs de karaoke, les salles de pachinko et leurs distributeurs automatiques, les centres commerciaux discount qui ont poussé comme des champignons le long des autoroutes. Dans cette existence vide de sens, la banalité du quotidien se répète à l’infini…

Above the Clouds de Katsuya Tomita

Cycle - Katsuya Tomita, dans les marges


« J’ai commencé ce film quand j’avais environ vingt-cinq ans, mais à trente ans, il n’était toujours pas terminé. L’écriture du scénario a pris deux ans, suivie par trois ans de tournage. Mon âge a influencé mon engagement sur le film : il est le reflet des préoccupations propres à la jeunesse. »

Les yeux privés des frères Houi

Cycle - la révolte des médiocres


A la suite du film, sortis des paniers vapeurs, des baozi maison, brioches farcies particulièrement populaires en Asie.

Le plagiat est nécessaire: programme de courts-métrages

Cycle - la révolte des médiocres


Des films qui observent et participent aux différents conflits asymétriques de notre époque. Pas forcément des films en lutte, mais des films qui « prennent acte », tentent de réfléchir à ces nouveaux usages, et à l’actualité du plagiat, du détournement et du vol comme pratique politique nécessaire dans le domaine de l’image.

Autour de Robert Filliou – Concert de danse de Jony et Andrea

Cycle - la révolte des médiocres


Ils ont la musique et la danse en commun et plein d’autres choses, comme le fait d’aimer Robert Filliou. A l’occasion de l’ouverture de ce cycle consacré au burlesque, les deux sont invités à composer quelque chose avec Filliou, le cinéma et le public. On ne sait pas trop, mais d’un rien peut arriver beaucoup.

Let us persevere in what we have resolved before we forget – Color Blind – Atlantis de Ben Russell

4 films de Ben Russell


Peut-être évoquons simplement ces moment de grâce: un mineur dans Good Luck qui à 300 mètres sous terre, dans la nuit totale, joue « Heart of Gold » de Neil Young sur son accordéon. Ou alors, expression à chaque fois d’une extase ou d’un désir de transcendance, ces chants de trois communautés insulaires qui jalonnent Let Us Persevere In What We Have Resolved Before We Forget, Color Blind et Atlantis et font vibrer davantage le mot que donne Ben Russell à ses films: ethnographie psychédélique.

Good Luck de Ben Russell

4 films de Ben Russel


Peut-être évoquons simplement ces moment de grâce: un mineur dans Good Luck qui à 300 mètres sous terre, dans la nuit totale, joue « Heart of Gold » de Neil Young sur son accordéon. Ou alors, expression à chaque fois d’une extase ou d’un désir de transcendance, ces chants de trois communautés insulaires qui jalonnent Let Us Persevere In What We Have Resolved Before We Forget, Color Blind et Atlantis et font vibrer davantage le mot que donne Ben Russell à ses films: ethnographie psychédélique.

Braquer Poitiers de Claude Schmitz

Sortie
Cycle La révolte des médiocres


Présentation:
Wilfrid: Propriétaire excentrique d’un car wash.
Thomas et Francis: Pieds nickelés désireux de braquer le premier.
Hélène et Lucie: Jeunes filles du Sud venues rejoindre les deux derniers.

Hallelujah the hills de Adolfas Mekas

Cycle - la révolte des médiocres


Dans ce film d’Adolfas Mekas, à cette époque particulièrement engagée dans le cinéma underground, le désir est le moteur de toutes actions, sans autre justification, sans autre conséquence que le moment vécu pour et par lui même. Un “wood movie” bricolé, amoureux de l’histoire du cinéma et de l’instant présent.

Les petites marguerites de Vera Chytilova

Cycle - la révolte des médiocres


Un film-collage drôle et nihiliste qui nous force à reconnaître que c’est ce que nous désirons: tout casser mais ce n’est pas grave.

Le moindre geste de Fernand Deligny

Cycle - la révolte des médiocres


Yves «l’idiot» est un prophète qui s’ignore, un mystique sans Dieu ni maître – jamais aussi grand que quand il insulte les pierres.

Films Super 8 de Roman Signer

Cycle - la révolte des médiocres


A l’époque, j’avais entendu à la radio qu’il allait neiger pendant la nuit. J’ai mis un frigidaire sur la terrasse, et je l’ai ouvert, et je l’ai branché sur le courant électrique. C’était en 1994. J’ai encore cette neige dans l’atelier. Elle s’est légèrement évaporée, je ne sais pas pourquoi.

Robin Minard, field recordings

Son et Cinéma
Présentation et diffusion deux pièces radiophoniques
Avec brunch


Cette séance propose deux pièces de l’artiste sonore et compositeur canadien Robin Minard qui présentent une immersion géographique et sociale à travers la mise en place délicate de paysages sonores et entretiens. Deux pièces aux antipodes qui pourtant se rejoignent dans une pratique de l’écologie de l’écoute environnementale, ainsi que l’écoute de personnes qui appartiennent aux lieux. L’artiste dit, avant de composer, il faut savoir écouter.