PALESTINE FC’E 2018 : SAMEDI 1 DEC


Rencontres Cinématographiques PALESTINE : FILMER C'EST EXISTER 2018

sam. 1 déc. 2018, en présence de Nizar Hassan et Saleh Bakri


1948-2018: LES PALESTINIEN·NE·S NE CESSENT DE RÉSISTER FACE AUX DÉPOSSESSIONS ET AUX DÉPLACEMENTS FORCÉS.

Depuis 1948, les Palestinien·ne·s ne cessent de résister face aux dépossessions et aux déplacements forcés. La Nakba (la catastrophe) s’est déclinée et se décline jusqu’à aujourd’hui en une avalanche de Nakba. La 7ème édition de PFC’E offre des regards de cinéastes palestinien·ne·s sur ces 70 ans d’histoire mouvementée. En 1948, une majorité de la communauté internationale approuve la création de l’Etat d’Israël. Le peuple palestinien se retrouve dépossédé de 78% de son territoire historique. Plus de 750’000 Palestinien·ne·s, alors chassé·e·s de leur maison et de leurs terres, gagnent des camps de réfugiés qui seront administrés par l’UNRWA. Cette première expulsion forcée, blessure ouverte commémorée comme la Nakba, constitue un fondement de la mémoire collective palestinienne. Mais 1948 inaugure aussi un processus d’une «Nakba continue», avec la Naksa (la rechute) de 1967, ce en dépit des deux Intifada et des illusions d’un processus de paix commencé il y a 25 ans et désormais défunt avec la complicité d’une partie de la communauté internationale.
Les Rencontres cinématographiques PFC’E proposent cette année des films de cinéastes palestinien·ne·s qui, d’une part, évoquent les évènements de la Nakba et, d’autre part, abordent toutes les catastrophes qui se sont enchaînées depuis 1948. Une occasion pour le public de découvrir des longs métrages, notamment sur la question des réfugié·e·s et du droit international, suivis de discussions avec les cinéastes. PFC’E fait aussi la part belle aux courts métrages, poignants et non dénués d’humour, qui nous plongent dans différents aspects de la «Nakba continue»: l’occupation, les check-points, l’emprisonnement, l’enfermement. Par ailleurs, un hommage est rendu au grand poète palestinien Mahmoud Darwich. Pour cette édition 2018, PFC’E présente 27 films et accueille 5 invité·e·s. Ces différents regards portés par le cinéma nous permettent de tisser une continuité entre des situations historiques différentes, tout en établissant un pont entre le passé et le présent.

14h

From Beneath the Earth
Sami Alalul, Palestine, 2017, 21′, coul., fichier numérique, vo arabe, anglais st français
Première suisse

Maysa Daw de DAM, Saaleek, Shadi Zaqtan, Apo & the Apostles et Rasha Nahas, cinq artistes de Palestine, racontent leurs luttes créatives pour exprimer avec leurs musiques et leurs mots, à la fois le personnel et le politique dans lesquels ils-elles vivent. Ce film explore les intersections qui existent au coeur de ces musiques et fait résonner les voix qui montent de l’underground.

As the Poet Said
Nasri Hajjaj, Palestine, 2009, 58′, coul., fichier numérique, vo arabe, anglais, français, kurde st français

As the Poet Said est un voyage initiatique sur les traces du poète palestinien Mahmoud Darwich. Les paysages de son enfance, les trajets empruntés de son exil ou les objets familiers parlent pour donner vie à sa poésie. Sa voix, si particulière, rythme les chants de sa terre natale, la douleur de l’exil, la certitude du retour.

16h

Madame El
Laila Abbas, Palestine, 2016, 15′, coul., fichier numérique, vo arabe, anglais, français, kurde st français
Première suisse

Nader et Abed courent la montagne et creusent dans les grottes à la recherche de vestiges historiques à échanger pour quelques sous. Ce que les gamins vont trouver au cours d’une de leurs explorations, va mettre à l’épreuve leur amitié et… leur village sens dessus dessous.

Inner Mapping
Stéphanie Latte Abdallah/Emad Ahmad, Palestine/France, 2017, 51′, coul., fichier numérique, vo arabe/anglais/hébreu/français st français

Rouler avec un GPS palestinien, c’est consulter la carte de la continuité perdue. La caméra du chef opérateur s’installe sur le siège du passager et trois caméras s’installent sur le toit de la voiture. Ce dispositif dessine la réalité de la Palestine du quotidien : la Cisjordanie des déplacements impossibles et celle, inscrite au cœur de chacun.e, d’une Palestine rêvée, toujours inscrite sur la carte du GPS.

18h

En présence de Nizar Hassan.

One Minute
Dina Naser, Belgique/Jordanie, 2015, 11′, coul., fichier numérique, VO arabe st français, anglais

Gaza – été 2014 : le quartier de Shujaiya est sous un déluge de bombes israéliennes. Salma pense qu’elle et son bébé sont à l’abri dans leur maison. Jusqu’à ce message sur son téléphone : « Vous avez une minute… »

EMWAS, des souvenirs en reconstruction
Dima Abu Goush, Palestine, 2016, 52′, coul., fichier numérique, vo arabe/français/anglais st français
Première suisse

Emwas / Emmaüs, un village palestinien rasé après la guerre des Six jours en 1967. Des souvenirs en reconstruction, lorsque Dima, la réalisatrice, née à Emwas, décide de réaliser une maquette du village tel qu’il était. Tout en cherchant où placer sa maison miniature, chaque habitant se souvient: l’école, le puits, le monastère, le cyprès…

20h

Courts-métrages sur le thème de l’enfermement, en présence de l’acteur Saleh Bakri.

Coffee Pot
Thaer Al-Azzah, Palestine, 2018, 9′, noir et blanc, fichier numérique, vo arabe st français
Première européenne

Jum’a vit dans un camp de réfugiés. Chaque matin, il se rend à l’entrée du camp pour gagner sa vie en vendant du café. Il essaie de trouver du travail supplémentaire mais le seul disponible est de démolir une maison palestinienne avant que l’occupant s’en charge et fasse payer les frais au propriétaire.

Memory of the Land
Samira Badran, Espagne, 2017, 12′, coul., fichier numérique, vo arabe/langue imaginaire st français
Première suisse

Palestine. Un corps est bloqué dans un checkpoint, mécanisme essentiel de l’occupation israélienne. Corps transpercé, explosé, par la violence étatique, physique, arbitraire qui l’empêche de circuler librement et s’en prend à son existence.

The Living of the Pigeons
Baha’ Abu Shanab, Palestine, 2015, 16′, coul., fichier numérique, vo arabe st français
Première suisse

2h du mat : Checkpoint 300, pour franchir le Mur entre Bethléem et Jérusalem, quelques hommes arrivent en silence. Ils vont travailler en Israël. 4h : Un fleuve humain avance, certains étouffent, prêts à renoncer. Kawa! Kawa! Kawa! « Pour acheter du pain sans rien devoir à personne. Une vie d’humiliation 6 jours sur 7». 6h : Le jour est levé, le checkpoint s’est vidé. Ils rentreront à 17h.

Al Obour
Ameen Nayfeh, Palestine, 2017, 11′, coul., fichier numérique, vo arabe/hébreu/anglais st français
Première suisse

Shadi et sa sœur Maryam sont très excités à l’idée de pouvoir rendre visite à leur grand-père malade, de l’autre côté du Mur. Leur grand frère Mohammed arrive à la dernière minute avec les permis qui leur permettront de franchir le checkpoint. Mais avoir un permis n’est parfois pas suffisant pour passer!

Visitation
Noor Abu Ghaniah, Palestine, 2017, 12′, coul., fichier numérique, VO arabe ST français
Première européenne

Avant le lever du soleil, les familles rejoignent les bus affrétés par le CICR, seul moyen pour rendre visite à leurs proches. Le voyage est incertain, on ne sait jamais si le bus passera tous les checkpoints, si les permis d’entrée en Israël et les autorisations de l’administration pénitentiaire seront acceptés, si on va arriver avant la fin des heures de parloir ou si elles n’ont pas été changées. Mais être dans le bus c’est déjà se rapprocher des êtres aimés.

Bonboné
Rakan Mayasi, Palestine, Liban, 2017, 15′, coul., fichier numérique, vo arabe, hébreu st français

Dans une prison israélienne, un prisonnier palestinien reçoit la visite de sa femme, qui conçoit une opération audacieuse pour réaliser un de leurs désirs secrets.

Rediffusion du programme mardi 4 décembre à 19h30.

22h

Wajib
Annemarie Jacir, Palestine, 2017, 96′, coul., DCP, vo arabe st français, allemand

«Wajib» se traduit par «devoir, obligation», obligation que va accomplir Abu Shadi en compagnie de son fils en remettant les invitations pour le mariage de sa fille Amal. Tandis que les visites s’enchaînent, occasions d’évoquer le passé et le présent, le père et le fils se confrontent : la tension monte, les griefs, les ressentiments et les blessures ressurgissent, leurs divergences s’expriment.


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