Nous les montagnards dans les montagnes ne sommes pas coupables d’être là

Wir Bergler in den Bergen sind eigentlich nicht schuld, dass wir da sind


jeu. 28 févr. 2019   19H

Réalisation
M. Murer Fredi
Pays
Suisse
Année
1974
Langue
ST français
VO allemand
Format
Fichier Numérique
Durée
108'
Distribution
Cycle

Fredi M. Murer: les premiers portraits

Un «film en trois mouvements avec des Uranais». Le premier mouvement témoigne de l’industrialisation du village de Göschenen et de toute la vallée de Göscheneralp depuis le percement du tunnel du Saint-Gothard et la construction du barrage. Le second mouvement présente la vallée de montagne du Schächental. Bien que lieu de passage et de tourisme, elle reste fidèle à l’exploitation familiale de la ferme et des alpages. Enfin, le dernier mouvement nous mène dans une troisième vallée, celle du Maderanertal et de son chef-lieu, Bristen où les formes de vie traditionnelles ne persistent que par la volonté de ses habitants à sauvegarder une solidarité par le biais d’une coopérative paysanne. La partition du film en trois mouvements est à comprendre littéralement et musicalement; impliquant à la fois contenu et forme. Le titre et les sous-titres sont des citations de paysans de montagne. Eux, les montagnards, sont au centre du film et ce sont eux, exclusivement, qui ont la parole. Le film transmet donc des matériaux bruts, des informations de première source.

Le film se rattache à l’utopie sociale caractéristique de ses premières fictions, crées par un observateur qui, adepte du recueillement et de la méditation, n’en fait pas moins, en dernière analyse, résolument œuvre de militant.

spoutnik

spoutnik

Fredi M. Murer: Les premiers portraits

Le cinéaste suisse Fredi M. Murer a réalisé autant d’oeuvres expérimentales que de long métrages narratifs à succès. En 1986 Fredi M. Murer est venu présenter quelques films essais sur pellicule à la villa FIA-SKO. Encore jamais venu à L’Usine et dans les locaux du plus beau cinéma du monde, il sera là pour présenter quelques uns de ses premiers films!

30 ans à L’Usine – Partie 0, avant L’Usine

Le Spoutnik est né le 1er avril 1986 dans l’espace État d’Urgences – aussi connu sous le nom villa FIA-SKO. Après 4 mois d’actions, 5 mois de négociations, 3 mois de travaux, ce lieu « permanent », pouvait enfin exister. Ce n’était pas l’usine désaffectée rêvée mais c’était quand même un espace dans lequel il allait se passer des choses. Il y a eu la visite de Franz Reichle, Nicolas Humbert et Fredi M. Murer. FIA-SKO durera deux mois et c’est au centre Marignac que le cinéma Spoutnik trouvera refuge en juin 1986.

spoutnik

« La ville de Genève a décidé la fermeture prématurée de FIA-SKO donc du cinéma Spoutnik. En attendant que les lourdes portes (ndr: de L’Usine anciennement appelée Usine Genevoise de Dégrossissage d’Or) s’ouvrent au public et que les aménagements nécessaires et autres autorisations cessent d’être pour nous des poids morts dans notre travail, le Spoutnik tiendra ses engagements face aux réalisateurs et distributeurs. Les lieux de projections restent à définir au gré de la disponibilité des salles actuelles d’ici à la réalisation de l’UGDO. Le Spoutnik en Orbite ne perd pas de l’altitude, mais tente de se repositionner, espérant que le public suivra… » (Extrait de « ETOILES ET TOILES…D’ARAIGNÉES », Cinéma Spoutnik- Juin 1986)

Pendant trois ans, le Spoutnik sera en orbite dans divers lieux de la ville, la taverne du Faubourg, le centre Marignac, le festival de la Bâtie, et la Menuiserie de l’Ilôt 13 en décembre 1988. Seront présentés les travaux de Marcel Gisler, Arthur Mac Caig, Werner Nekes, Emile De Antonio, et Clemens Klopfenstein. Presque 9 mois plus tard, L’Usine ouvrira ses portes, le cinéma Spoutnik mettra un peu plus de temps à se construire, mais fera son ouverture avec une invitation du collectif Metamkine de Grenoble, collectif qui deviendra par la suite l’Atelier MTK.


Prochainement

La Flor – Partie 4

le film labyrinthique de Mariano Llinás

dim. 24 mars, 19H

Depuis Mediapart

sortie

lun. 25 mars, 20H30

Depuis Mediapart

sortie

mar. 26 mars, 20H30

L’Époque

sortie

mer. 27 mars, 20H30

L’Époque

sortie

jeu. 28 mars, 20H30

SAUCE FESTIVAL

carte blanche à Sharivari
performances audiovisuelles

ven. 29 mars, 22H - 3H30

SAUCE FESTIVAL

carte blanche à Calm Class
performances audiovisuelles

sam. 30 mars, 21H-4H

La Flor – Partie 4

le film labyrinthique de Mariano Llinás

dim. 31 mars, 19H

L’Époque

sortie

lun. 1 avril, 20H30

L’Époque

sortie

mar. 2 avril, 20H30

L’Époque

sortie

mer. 3 avril, 20H30

Lina Mangiacapre: Artiste du féminisme

présentation de b-side feminism, a transcription marathon
entrée libre

jeu. 4 avril, 19H

L’Époque

sortie

ven. 5 avril, 20H30

Let me be your band

Films de Minuit
carte blanche à Jérémy Chevalier
entrée libre

ven. 5 avril, 23H30

La Flor – Partie 1

le film labyrinthique de Mariano Llinás

sam. 6 avril, 19H

La Flor – Partie 2

le film labyrinthique de Mariano Llinás

dim. 7 avril, 19H

A bread factory – Partie 1: ce qui nous unit

sortie

lun. 8 avril, 20H30

A bread factory – Partie 2: un petit coin de paradis

sortie

mar. 9 avril, 20H30

A bread factory – Partie 1: ce qui nous unit

sortie

mer. 10 avril, 20H30

Re-program, AFC Belgrade: the 4th generation

courts métrages

jeu. 11 avril, 20H30

Programme présenté par le curateur Milan Milosavljević

A bread factory – Partie 2: un petit coin de paradis

sortie

ven. 12 avril, 20H30

Modesty Blaise

Films de Minuit
carte blanche à Max Jacot
entrée libre

ven. 12 avril, 23H30

La Flor – Partie 3

le film labyrinthique de Mariano Llinás

sam. 13 avril, 19H

La Flor – Partie 4

le film labyrinthique de Mariano Llinás

dim. 14 avril, 19H

A bread factory – Partie 1: ce qui nous unit

sortie

lun. 15 avril, 20H30

I diari di Angela – Noi due cineasti

en collaboration avec le centre d'Art contemporain Genève
entrée libre

mar. 16 avril, 19H

en présence de Yervant Gianikian, suivie d’une conversation avec Jean Perret

A bread factory – Partie 2: un petit coin de paradis

sortie

mar. 16 avril, 20H30

Théâtre de l’espérance + Kick that habit

30 ans à L’Usine - partie 1, état d’urgence

mar. 23 avril, 20H30