MONSTRE FESTIVAL 2014 – FILMS DE MONSTRE

dim. 16 nov. 2014 13h
Réalisation |
Jack Arnold
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Pays |
Canada
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Année |
1955
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Collaboration |
L'Usine |
Cycle |
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Website |
MONSTRE FESTIVAL 2014
DANS LE CADRE DU MONSTRE FESTIVAL 2014
Plus d’une trentaine de collectifs, artistes et éditeurs. Des stands, des accrochages incongrus, des activités surprenantes autour de la micro édition vous attendent pour vous en mettre plein la vue et le cerveau. Et comme au Monstre, ca pullule et ca grouille, la liste des participants peut évoluer jusqu’à la dernière minute!
LE MONSTRE FESTIVAL EST ENTIÈREMENT PRIX LIBRE
NUAGES
Thomas Perrodin
exposition à partir de 13h
Autour de son dernier ouvrage paru chez Hécatombe, Thomas Perrodin propose d’envahir le Spoutnik avec une série d’impression en continu de nuages dessinés au Kärcher©.
Disposée en colonnes, la série évoquera la bobine de film avec variations de couleurs pseudo réalistes, superpositions hallucinées et odeurs de solvants insoutenables.
FILMS DE MONSTRES
Petits, gigantesques, étranges, grotesques, effrayants, anormalement intelligents, profondément stupides, érotico-morbides, végétariens, carnivores, le plus souvent mutants : une avalanche de monstres au Spoutnik qui passe en mode « cinéma permanent » pour cette sélection de films atypiques.
L’ATTAQUE DES TOMATES TUEUSES (ATTACK OF THE KILLER TOMATOES!)
John de Bello, USA, 1978, 87′, VOST ANG
14h
Des tomates sournoises attaquent les hommes partout sur terre, dans les airs, sous la mer, et prennent en traître leurs victimes grâce à leur apparence a priori anodine. Le gouvernement américain met alors en place une équipe d’espions ultra entraînés ayant la charge d’enquêter sur ces événements violents : c’est la guerre contre les tomates!
Complètement absurde, déjanté, L’ATTAQUE DES TOMATES TUEUSES parodie sans complexe les films de science fiction des années 50. « À part ça, les pizzas seront plus grandes avec des tomates géantes »!
TARANTULA!
Arnold Jack, USA, 1955, 81′, VOST FR
16h
En vue de la pérennisation de l’espèce humaine et de la probable pénurie de nourriture, un savant fou et ses collègues prennent les devants et décident de mettre au point la formule d’un nutriment bénéfique pour la population. Mais ce sérum est injecté accidentellement à une tarantule de laboratoire qui s’échappe, bien sûr, et ne va dès lors cesser de grandir et semer la terreur !
Film « horrorofantastique » par Jack Arnold (L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC) pour un film culte de la mouvance Cinéma Bis.
PHASE IV
Bass Saul, USA, 1974, 87′, VOST ANG
18h
Le cosmos lance des signaux et influence plusieurs espèces de fourmis qui se mettent à s’organiser entre elles de façon inquiétante, développant des stratégies d’invasions et de mutations inhabituelles. Au milieu de l’Arizona, dans ce climat anxiogène, 2 chercheurs tentent de communiquer avec elles et de les défier.
Unique réalisation de Saul Bass (célèbre designer de génériques et affiches de films) aux images sublimes et troublantes pour un film de science-fiction non conventionnel, dont il aura fallu attendre de nombreuses années que la Paramount ose ressortir cet ovni cinématographique.
CHROMOSOME 3 (THE BROOD)
Cronenberg David, Canada, 1979, 92′, VOST FR
20h
Un père de famille tente de protéger sa fille contre l’influence néfaste de la mère de celle-ci et accessoirement contre les attaques d’horribles petits enfants défigurés en combinaison de ski… Du bon Cronenberg bien organique.
Toute ressemblance avec la situation familiale du réalisateur à l’époque n’est pas fortuite.
LA BÊTE
Walerian Borowczyk, France, 1975, 98′, VF
22h
Une riche jeune femme est sur le point d’être mariée au fils demeuré d’un marquis ruiné. Dès la première nuit de son arrivée au château, la belle Américaine rêve qu’une aïeule de son fiancé est poursuivie par une bête monstrueuse munie d’un sexe gigantesque….
Libre interprétation pornographique et fantastique d’un mix de la « La Belle et la Bête » et « La Bête du Gévaudan » par le réalisateur des CONTES IMMORAUX.
MONSTRE FESTIVAL 2014
Tu vois, je suis de retour! De retour comme chaque automne depuis quatre ans. Tu te souviens de moi, le Monstre? Je reviens pour te faire découvrir ou revivre un autre monde. Un monde de papiers, rempli de couleurs, d’expérimentations, d’utopies et de rêves. Un monde de dessins, de découpages et d’impressions certes, mais un monde où tout est possible. Du moins sur le papier.
Quatre ans que je remets le couvert et dans le fond je n’ai pas changé. Toujours à sec, pas un copeck dans mes poches. Tu me diras qu’il y a des subventions si c’est tellement gênant. Mais je continue à m’en passer. Je ne veux pas dépendre d’un autre monstre que diverses parties de mon être ne supportent pas. Et si je suis ce que je suis, c’est aussi pour cela ! Je n’augmenterai pas mon prix d’entrée, le prix libre reste trop précieux à mes yeux et du reste, il fonctionne. Et c’est ça qui est magique! Dans ce monde de fric ou chacun marche pour soi, je sais que durant ce week-end, je serai plein et que je pourrai compter sur NOUS. Je suis généré par un énorme rassemblement de gens, d’aides et de générosités mélangés. Sans NOUS, pas de logements gratuits un peu partout en ville, pas de super repas durant le festival, pas de bar, pas d’expos et de concerts, pas de festival tout court!
Cette année encore je t’ouvre mes entrailles et te donne accès aux plus profonds de mes désirs. Oui, ce sera bruyant, ça ne sentira pas toujours très bon, tes rétines pleureront d’émotions et de couleurs saturées. Tu te sentiras parfois perdu, parfois bousculé, mais jamais abandonné. Tu me parcourras de long en large, tu profiteras de moi comme si c’était la dernière fois. En bref, je reviens avec une envie furieuse d’avancer autrement. De proposer et de vivre différemment et surtout ensemble. Je suis une grande rencontre, je suis joyeux, je suis fragile et surtout pas immortel. Je reviens pour la quatrième fois en force et au service du désordre!
Tendrement, le Monstre