Above the Clouds de Katsuya Tomita


dim. 1 mars 2020   17h00
jeu. 5 mars 2020   20h30

Réalisation
Katsuya Tomita
Pays
Japon
Année
2003
Langue
ST anglais
VO japonais
Format
HD
Durée
1h55
Cycle

Cycle - Katsuya Tomita, dans les marges

Chikén quitte la prison où il a été enfermé pour coups et blessures. Dès sa sortie, ses vieux amis se rassemblent à nouveau autour de lui. Mais il ne goûte pas les joies de la liberté : une promesse qu’il avait faite, non-tenue, l’obsède. Sous les effets de la drogue, un dragon rouge mythologique incarne ses remords. Dans l’espoir de se purifier, il tente d’aider son ami d’enfance qui est la proie des yakuzas locaux et songe à devenir moine…

« J’ai commencé ce film quand j’avais environ vingt-cinq ans, mais à trente ans, il n’était toujours pas terminé. L’écriture du scénario a pris deux ans, suivie par trois ans de tournage. Mon âge a influencé mon engagement sur le film : il est le reflet des préoccupations propres à la jeunesse. J’aimerais souligner le rôle essentiel qu’a joué ce film sur la collaboration à long-terme avec Tsuyoshi Takano et Hitoshi Ito, qui ont tous les deux continué à jouer dans mes films suivants. »

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Communauté. Ce motif revient sans cesse à nous et se loge dans de nombreux films montrés ces dernières semaines. Il est encore question de cela dans l’œuvre du cinéaste japonais Katsuya Tomita, dont nous montrons les quatre premiers longs métrages. Chauffeur routier et ouvrier, Tomita tourne avec ses amis durant les week-ends et les quelques congés annuels qu’il obtient. En découlent des tournages-films-fleuves où le temps se déploie, fidèle à la vie. Tomita récolte les désirs de ses acteurs, change en continu le scénario, incorpore des événements récents dans le cadre. Caméra en main, il se balade sur les lieux de ses décors en amont du tournage, accumulant ainsi déjà de la matière. Le cinéma donc comme possibilité collective de prolonger le réel. Ses fictions-documentaires sont également hors limites tant elles embrassent larges les transformations et mouvements du Japon ou de la Thaïlande. Dans Above the Clouds (2003), tourné en 8mm, Chikén est rejoint par ses amis à sa sortie de prison mais goûte peu à sa liberté car une promesse qu’il avait faite, non-tenue, l’obsède. Dans Off Highway 20 (2007), la banalité du quotidien d’Hisachi entre les clubs de karaoké, les salles de pachinko et les centres commerciaux discount raconte un certain Japon rural. Saudade (2011) dépeint le visage mélancolique d’une mondialisation dans laquelle les damnés s’entre-déchirent. Bangkok Nites (2016), ce ne sont ni plus ni moins que trois heures de désordre amoureux et de rage silencieuse.





Katsuya Tomita - Dans les marges

Communauté. Ce motif revient sans cesse à nous et se loge dans de nombreux films montrés ces dernières semaines. Il est encore question de cela dans l’œuvre du cinéaste japonais Katsuya Tomita, dont nous montrons les quatre premiers longs métrages. Chauffeur routier et ouvrier, Tomita tourne avec ses amis durant les week-ends et les quelques congés annuels qu’il obtient. En découlent des tournages-films-fleuves où le temps se déploie, fidèle à la vie. Tomita récolte les désirs de ses acteurs, change en continu le scénario, incorpore des événements récents dans le cadre. Caméra en main, il se balade sur les lieux de ses décors en amont du tournage, accumulant ainsi déjà de la matière. Le cinéma donc comme possibilité collective de prolonger le réel. Ses fictions-documentaires sont également hors limites tant elles embrassent larges les transformations et mouvements du Japon ou de la Thaïlande. Dans Above the Clouds (2003), tourné en 8mm, Chikén est rejoint par ses amis à sa sortie de prison mais goûte peu à sa liberté car une promesse qu’il avait faite, non-tenue, l’obsède. Dans Off Highway 20 (2007), la banalité du quotidien d’Hisachi entre les clubs de karaoké, les salles de pachinko et les centres commerciaux discount raconte un certain Japon rural. Saudade (2011) dépeint le visage mélancolique d’une mondialisation dans laquelle les damnés s’entre-déchirent. Bangkok Nites (2016), ce ne sont ni plus ni moins que trois heures de désordre amoureux et de rage silencieuse.