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Spoutnik

La Memoria de las Mariposas

La Memoria de las Mariposas

3 novembre 20:30 | Spoutnik, 15 novembre 19:00 | Spoutnik, 26 novembre 20:30 | Spoutnik

Synopsis

Tatiana Fuentes Sadowski a été interpellée par une vieille photo représentant deux hommes autochtones : emmenés à Londres pour y être « civilisés » au tournant du XXe siècle, on connaissait leurs noms, Omarino et Aredomi, mais on savait peu d’autres choses à leur sujet. La Memoria de las Mariposas déconstruit l’histoire officielle du commerce colonial et extractif du caoutchouc de la fin du XIXe et du début du XXe siècle en Amérique latine. À l’aide d’images en noir et blanc tournées en Super 8 et développées à la main — qui pourraient presque passer pour les séquences d’archives et les photographies historiques minutieusement recherchées et travaillées qu’il interrompt et remet en question —, le film propose une contre-histoire du projet colonial, dans laquelle la cinéaste interroge de manière autoréflexive sa propre position. Puissante invocation cinématographique, ce film cherche à faire revivre les histoires perdues et négligées d’une génération dévastée par le boom du caoutchouc, offrant ainsi un espace aux fantômes qui s’affranchissent de la mémoire officielle.

Détails

Durée 77 min
Payss Pérou, Portugal
Année 2025

Distribution

Director Tatiana Fuentes Sadowsk

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Tatiana Fuentes Sadowski a été interpellée par une vieille photo représentant deux hommes autochtones : emmenés à Londres pour y être « civilisés » au tournant du XXe siècle, on connaissait leurs noms, Omarino et Aredomi, mais on savait peu d’autres choses à leur sujet. La Memoria de las Mariposas déconstruit l’histoire officielle du commerce colonial et extractif du caoutchouc de la fin du XIXe et du début du XXe siècle en Amérique latine. À l’aide d’images en noir et blanc tournées en Super 8 et développées à la main — qui pourraient presque passer pour les séquences d’archives et les photographies historiques minutieusement recherchées et travaillées qu’il interrompt et remet en question —, le film propose une contre-histoire du projet colonial, dans laquelle la cinéaste interroge de manière autoréflexive sa propre position. Puissante invocation cinématographique, ce film cherche à faire revivre les histoires perdues et négligées d’une génération dévastée par le boom du caoutchouc, offrant ainsi un espace aux fantômes qui s’affranchissent de la mémoire officielle.