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LIGHT CONE – AMERICAN SUBLIME


mar. 30 sept. 2014   20h30

Réalisation
Gary Beydler
Gordon Matta-Clark
Emily Richardson
Robert Smithson
Pays
États-Unis
Format
16mm
HD
Durée
75'
Cycle

UNDERGROUND & EXPERIMENTS #3

DANS LE CADRE DU CYCLE UNDERGROUND & EXPERIMENTS # 3

Un condensé de 2 programmes autour du mythe américain, respectivement « Californie, années 60 & 70 » et « Architecture de l’entropie ».

A l’image de Pasadena qui fut pendant longtemps le lieu de rencontres de nombreux plasticiens, Los Angeles (et de manière plus générale la Californie) devient dans les années 60 & 70 l’un des épicentres de la création artistique. Cinéastes et artistes s’y côtoient, se croisent, y enseignent dans l’une des nombreuses écoles d’art visuel, s’influencent les uns les autres. Cette effervescence n’est pas démentie par la production de films expérimentaux de l’époque où, entre Los Angeles et San Francisco, naissent des films qui deviendront des chefs-d’œuvre du cinéma expérimental américain.

La notion d’entropie, si on l’empreinte à la physique, suggère une déperdition constante d’énergie jusqu’à l’explosion, la dissolution, le retour à un degré zéro de l’univers. Parmi les grands penseurs de la seconde moitié du 20e siècle, Gunther Anders a entamé un travail d’analyse et de mise en lumière d’une société américaine malade, dans laquelle l’homme a acquis le pouvoir, par l’essor des nouvelles technologies, de mettre un terme à toute époque. Pour la première fois de son histoire, il est désormais en mesure de s’autodétruire.

light cone spoutnik

HAND HELD DAY
Gary BEYDLER, États-Unis, 1974, 16 mm, 6′

Ce film a été réalisé en utilisant le «time-lapse», en une prise unique sur une route d’Arizona, de l’aube au crépuscule pendant 14 heures. Faisant face à l’ouest, Beydler tenait dans sa main droite un petit miroir, qui était cadré par la caméra faisant face à l’est. Un intervalleur contrôlait la caméra, déclenchant une exposition toutes les six secondes. On s’arrêta de filmer à cause de l’obscurité.

SPIRAL JETTY
Robert SMITHSON, États-Unis, 1970, 16 mm, 35′

Robert Smithson est le premier à parler de « paysages entropiques » lorsqu’il entreprend ses excursions vers les carrières minières, banlieues et autres lieux dits « périphériques ». À la différence de Lewis Baltz qui représente des espaces délaissés pour dénoncer l’exploitation capitaliste, Smithson démontre qu’elle est dans l’ordre des choses. Dans SPIRAL JETTY, Robert Smithson entreprend un vaste chantier en construisant dans le Grand Lac salé de l’Utah une spirale faite de boue, de basalte et de sel, évoquant l’infini et suscitant l’expérience d’un décentrement constant.

FRESH KILL
Gordon MATTA-CLARK, États-Unis, 1972, 16 mm, 13′

Ce film montre la destruction totale du véhicule de Gordon Matta-Clark, prénommé Herman Maydag, par un bulldozer dans une décharge. Il fit partie de «98.5», une compilation de films réalisés par Ed Baynard, Susan Hall, George Schnneemar et Charles Simonds, produite par Holly Solomon et montrée à la Documenta 5 de Cassel en 1972.

PETROLIA
Emily RICHARDSON, États-Unis, 2006, HD, 21′

PETROLIA tient son nom d’une plateforme de forage pétrolier installée dans l’estuaire de Cromarty, en Ecosse. Le film regarde l’architecture de l’industrie pétrolière le long du littoral écossais où l’on prévoit l’épuisement des réserves de pétrole et de gaz au cours des quarante prochaines années.?Tourné en 16mm, avec l’emploi de techniques de prise de vue accélérée et d’exposition longue, le film présente un enregistrement de phénomènes industriels – la beauté toxique de la raffinerie à Grangemouth, d’énormes plateformes de forage glissant sur l’eau quand elles arrivent pour leur maintenance et réparations à Nigg, et la dernière danse des grues de construction navale dans le port de Glasgow.?Benedict Drew a créé la bande-son du film en utilisant du son purement électronique, généré sur ordinateur, jouant sur le seuil entre silence et bruit alors que l’image joue sur celui entre le visible et l’invisible.

UNDERGROUND & EXPERIMENTS # 3

Spoutnik entame sa rentrée en beauté avec la 3e édition d’UNDERGROUND & EXPERIMENTS, programmation dédiée à l’expérimentation sous toutes ses formes.

Cinéma expérimental, concerts, rencontres, performances, jam audiovisuelles + une fête…

underground and experiment spoutnik


Prochainement

Quatre courts métrages très sonores

Son et Cinéma
Films choisis par Philippe Ciompi

mar. 10 déc., 20H30

en présence de Philippe Ciompi

Le Scaphandre et le papillon

Son et Cinéma

mer. 11 déc., 20H30

en présence de Philippe Ciompi

Écoute la salle obscure

Son et Cinéma
Diffusion de pièces sonores originales
Séance précédée par le vernissage de "dé|re|compositions" à l’espace Forde

jeu. 12 déc., 21H

Distant & Dialogue

Les Journées des Films Kurdes de Genève
17h apéro d’ouverture, 19h projections

ven. 13 déc., 17H

Se préparer pour être en retard & My Sweet Pepper Land

Les Journées des Films Kurdes de Genève

sam. 14 déc., 19H

Robin Minard, field recordings

Son et Cinéma
Présentation et diffusion deux pièces radiophoniques
Avec brunch

dim. 15 déc., 17H

en présence de Robin Minard

Je ne laisserai jamais dire que ce n’est pas la plus belle chanson du monde

En collaboration avec les éditions Cousu-Mouche et l’Association La Teuf
entrée libre, chapeau pour les artistes

lun. 16 déc., 20H30

Nos Défaites

Sortie

mar. 17 déc., 20H30

Nos Défaites

Sortie

mer. 18 déc., 20H30

Marché de fin d’année du Spoutnik

jeu. 19 déc., 17H

La nuit la plus longue pour des primés avec le Festival Animatou

Courts métrages
entrée libre

jeu. 19 déc., 19h

By repetition, you start noticing details in the landscape

Projection de courts métrages 16mm

ven. 20 déc., 19H

Expanded TV – Biblioteq Mdulair & Synkie

Performance audiovisuelle analogique

ven. 20 déc., 21H