Let the summer never come again


dim. 10 nov. 2019   11H

Réalisation
Alexandre Koberidze
Pays
Allemagne
Géorgie
Année
2017
Langue
ST anglais
VO géorgien
Format
DCP
Durée
202'
Cycle

Les Rencontres Satellites au Spoutnik
PRIVITIVISME NUMÉRIQUE

dim. 10 nov. 2019, en présence d'Alexandre Koberidze


Un jeune homme quitte son village pour passer une audition de danse dans la ville de Tbilissi. Il participe à des combats de boxe clandestin, couche avec des hommes pour de l’argent et tombe amoureux. Il commence à danser dans la compagnie, l’homme qu’il aime part à la guerre et lui,il retourne dans son village.

Si Let the summer never come again nous raconte cette histoire, c’est pour explorer davantage ce qui s’y passe autour. Cette fiction s’ouvre en permanence à ce qui l’environne, nous donne l’impression que l’ordinaire peut être matière à cinéma, matière à poésie. On y découvre l’agitation d’une ville, ses zones d’ombres et de lumières, ses heures creuses, emportées dans un long flux d’images tournées en basse résolution, au moyen d’un vieux téléphone portable. La couleur déborde des formes, la nuit est habitée par des silhouettes fantomatiques et le jour par une danse de pixels énigmatiques.

En conclusion de cette séance matinale, nous proposons de sortir du cinéma et de faire quelques pas ensemble pour un picnic géorgien au bord du Rhône. Se frayer un chemin dans la ville, manger, discuter et vivre ensemble les possibles résonances d’un film.

Alexandre Koberidze participera à la table ronde Repartir des origines.
Projection suivie d’un repas géorgien prix libre!

LES RENCONTRES SATELLITES

Un cinéma en recherche ?

Il s’agit moins de poser la question « qu’est-ce que la recherche au cinéma ? » que de s’interroger sur les signes qui nous font percevoir, sentir, avoir l’intuition qu’une recherche est en cours dans un film, et de voir quelle place elle laisse au tâtonnement, à l’essai, à l’inquiétude.

Entraîné·e·s par ces questions, nous avons pris le temps d’en trouver l’empreinte chez des cinéastes du présent. Pendant deux ans, au fur et à mesure des propositions de chaque membre de notre collectif, s’est dessiné un réseau de films que nous désirons aujourd’hui montrer, à l’occasion d’un week-end de projections et de rencontres.

D’abord, il y a eu l’impression récurrente que chaque film cherche sa forme à l’intérieur même de son déroulement, nous partage une pensée, une écriture, des questions qui se déclinent à mesure qu’il défile sous nos yeux. Puis, le sentiment que chaque film ne conclut pas la pensée des réalisateur·rice·s, que la recherche est dynamique, susceptible d’évoluer dans des formes à venir. Enfin, et là se trouvent les raisons de penser que ces films sont résistants, chacun·e de ces cinéastes sont animé·e·s par une quête – souvent inquiète – soumise au monde avec des moyens modestes : téléphone portable, caméra DV, Bolex… De ces formes pauvres découle un entêtement créateur qui naît hors de toute attente, échappant aux lois prévisionnelles des subventions, des écoles et aux injonctions de l’industrie, en faisant de la recherche un principe souverain.

Le désir de cette programmation tient également à la forme que nous lui donnons. Chaque film sera éclairé non seulement par la présence des cinéastes ou d’interlocuteur·ices invité·e·s mais également par l’effort de confronter leurs films à une matière spécifique – textes, extraits de films, rushs inédits. Ainsi, chaque projection sera suivie d’une rencontre avec la·le cinéaste et le public, et parfois poussera plus loin l’expérience: des repas, une balade, une table-ronde, une fête. Ces trois jours sont une tentative, celle de remettre les films dans le monde. Nous vous invitons à investir le cinéma Spoutnik durant une séance, un ou trois jours et participer à une pensée qui ne se conclut jamais, et dont ces films sont les défricheurs.

– Le collectif des cinéastes (Maya Corboud, Sergio da Costa, Gabriel Gonzalez, Antonin Ivanidze, Maya Kosa, Nathan Lachavanne, Lucia Martinez, Alice Riva, Valeria Stucki, Antonio Trullen, Camille Vanoye).

Tarifs

1 séance : 5 chf (tarif unique)
Carte week-end : 20 chf
Gratuit pour les détenteur·rice·s de l’abonnement Spoutnik
-> Petite restauration sur place

Avec le soutien de la Loterie Romande, du Département de la culture et du sport de la Ville de Genève et du Centre d’Art Contemporain Genève.