mars-avril 1987 – Le cinéma SPOUTNIK au centre MARIGNAC

Rétrospective Klopfenstein

"Je veux toujours faire un cinéma de copain avec des petites caméras, sans éclairage, plutôt avec une pellicule sensible que je peux triturer comme je le désire, sans permis, sans rien...Des films pirates quoi !"KLOPFENSTEIN

Partout et nulle part. Sans commentaires. L'espace-temps des films de Kopfenstein est volontairement flou. Comme par effraction, la réalité glisse dans le fantastique, le documentaire dans la fiction et l'abstraction. Le cinéaste veut jouer avec "la fantaisie du spectateur", réveiller ses souvenirs, ses fantasmes, sa cinéphilie.

Echappant ainsi à la course aux subventions, il reste en marge du cinéma suisse qu'il trouve "trop sérieux, terre-à-terre, sclérosé, didactique, pestalozzien, dominés par des curés et des missionnaires".



GESCHICHTE DER NACHT

Rétrospctive Klopfenstein


Le moment privilégié pour la contemplation est la nuit, figure obsessionnelle de ses films. Silence des places muettes et désolées, des rues habitées par l'absence, des architectures piranésiennes, des villes de l'Est aux atmosphère kafkaiennes...