JE, TU, IL, ELLE + SAUTE MA VILLE


mar. 2 févr. 2016   20H30
sam. 20 févr. 2016   20H30
jeu. 25 févr. 2016   20H30

Réalisation
Chantal Akerman
Pays
Belgique
France
Année
1968
1975
Langue
VO français
Format
DCP
Durée
95'
Cycle

CYCLE CHANTAL AKERMAN

DANS LE CADRE DU PROGRAMME « CYCLE CHANTAL AKERMAN »

JE, TU, IL, ELLECHANTAL AKERMAN, BELGIQUE/FRANCE, 1975 ,82′, NB, DCP, VF

Une chambre vidée, un matelas, et une lettre, écrite, encore écrite. Un « je » perdu dans un état de solitude existentielle, d’attente vertigineuse, bloqué en-dehors du temps. « Il a neigé, et je me suis dit que la vie était bloquée de toute façon, et que rien n’arriverait plus, et que je devais attendre qu’il cesse de neiger et que la neige fonde ». Sortie de la chambre, ensuite, pour une rencontre, « il », sur une route, un monologue, une sexualité apathique, un désenchantement. Puis une deuxième rencontre, « elle », un rejet, puis un embrassement intense, sensuel, passionné. « J’ai enlevé mon pull d’abord pour mieux voir. Ensuite je me suis mise nue, et je me suis vue ».

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Chantal Akerman réalise Je, tu, il, elle, son premier long-métrage, à 24 ans. Difficile à résumer sans en évacuer la force, ce film, d’une poésie extraordinaire, est une recherche de soi, un parcours en trois grandes étapes et en une multitude de questionnements, un regard sur la sexualité, ou plutôt les sexualités, une expérience du sensible traversant la protagoniste principale, jouée par Chantal Akerman elle-même.

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SAUTE MA VILLECHANTAL AKERMAN, BELGIQUE, 1968 ,13′, NB, DCP, VF

La projection commence par le premier film de Chantal Akerman, Saute ma Ville, un court-métrage tourné en Belgique en plein 68; une femme – Akerman – seule dans une cuisine. On y retrouve la plupart des thèmes que la cinéaste développera tout au long de son oeuvre : la part absurde du tragique, celle, comique, de la détresse sociale, et surtout, la révolte féministe.

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CYCLE CHANTAL AKERMAN

Il y a de cela quatre mois nous quittait Chantal Akerman. Sa disparition soudaine, écho tragique et mélancolique au final de son premier court-métrage Saute ma Ville, nous donna envie de lui rendre, au Spoutnik, un hommage, en présentant certains de ses films qui nous marquèrent le plus; laisser vivre l’oeuvre au-delà de sa créatrice, faire découvrir ou redécouvrir un cinéma du quotidien, poétique, intime et politique.

De Saute ma Ville (1968) à No Home Movie (2015), son dernier film, il nous a été difficile d’établir une sélection à travers une oeuvre si riche, indissociable d’une dimension autobiographique, interrogeant la solitude, l’expérience du rythme quotidien et la part d’absurde, anxiogène comme libératrice, qu’il renferme. Par un cinéma engagé, un décentrement et une explosion des représentations stéréotypées des femmes dans le cinéma de son époque, Chantal Akerman aura su créer un univers hybrides et puissant, précurseur par ses thèmes et son esthétique.

Pour cet hommage, nous avons choisi de présenter certaines des premières réalisations d’Akerman, quatre longs-métrages et deux courts-métrages, qui à notre sens ont marqué la filmographie de la réalisatrice et permettent de (re)découvrir son univers en suivant son évolution personnelle.

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