RÉTROSPECTIVE WERNER NEKES : PROGRAMM 1


dim. 11 janv. 1987   21:00

Réalisation
Werner Nekes
Pays
Allemagne
Année
1966
1967
1968
Langue
sans dialogues
VO allemand
Format
16mm
Durée
106'
Cycle


START

WERNER NEKES, ALL., 1966, 16mm, coul., 10′

Start consiste en deux parties. Dans la première, le régisseur tourne en rond dans une clairière, tandis qu’une caméra fixée ses mouvements dans le champs alors qu’il se déplace selon des rythmes variables, bondissant, courant, sautant dans diverses chorégraphies, en diagonale, en zig-zag.
Cette partie est interrompue plusieurs fois par un montage utilisant différentes techniques telles le gros plan ou l’accéléré.
Dans les deux parties les personnages ne sont que des objets, des couleurs, qui transforment par leurs mouvements singuliers la valeur de la couleur du fond. La toile du film est comme celle d’une tableau sur lequel on pose toujours de nouvelles couches. Ces différentes couches, qui sur un tableau sont les unes sur les autres, revivent dans les films, en une succession temporelle, càd les une après les autres. L’histoire du film est en quelque sorte la genèse d’un tableau que se crée seulement après coup dans la tête du spectateur. (Alja Naliwaiko, Filmstudio, 1966)

GURTRUG NR. 1

WERNER NEKES, ALL., 1967, 16 mm, coul., 12′

SPOUTNIK TAVERNE DU FAUBOURG WERNER NEKES GURTRUG 1987 JANVIER

Le nom GURTUG se compose des deux mots Gurt (ceinture) er TRUG (tromperie). GURTUG 1 et GURTUG 2 sont extraordinaires.
Dans le premier on voit des personnages ses déplacer sur un terrain dans des séquences extrêmement longues. Leurs étranges mouvements circulaires n’apparaissent jamais comme pur hasard mais ne montrent pas non plus une quelconque ordonnance. La coupe semble à nouveau obéir à un rythme qui échappe au spectateur, qui accentue encore l’élément de doute. (David Curtis, Experimental Cinéma, Universe Books, N.-Y. 1971)

SCHWARZHUHUNBRAUN-HUHNSCHWARZHUHN-WEISSHUHNROTHUHNWEISS ODER PUT-PUTT

WERNER NEKES, ALL., 1967, 16mm, coul., 10′

SPOUTNIK TAVERNE DU FAUBOURG WERNER NEKES SCHWARZHUHUNBRAUN JANVIER 1987

Comme l’indique le titre (“put” correspond au co, co ! français par lequel on appelle les poules, et “putt” est une référence, et le mot “kaputt”), ce film nous montre le parcours de la poule, qui consiste à se nourrir et à mourir.
L’écran est noir, recouvert de grains; le poule picore, en contre plongée à travers la vitre. (En choisissant cet angle, Werner Nekes s’est inspiré d’un plan du film “Entr’acte” de René Clair (1924): Une ballerine qui danse est filmée en contre plongée. Au moment où la caméra panote vers le haut, elle se transforme en homme barbu). L’image est égorgée – puis recouverte par les grains qu’on éparpille. L’écran est blanc – la neige – le sang de la poule égorgée teint la neige en rouge. Les flocons de neige recouvrent le sang et la poule. (Ingrid Seidenfaden, “Münchener Merkur” 12/12/1968)

MUHKUH

WERNER NEKES, ALL., 1968, 16mm, n/b, 14′ (16 images/sec.), muet

SPOUTNIK 1968 JANVIER WERNER NEKES

Ce film destiné au “milieu culturel oral” est composé d’un plan unique, montrant des vaches sur un pâturage d’Allemagne du Nord. Elles essaient de se concentrer par intermittence sur le le travail de la caméra – jusqu’au moment où deux voitures qui passent à l’arrière-plan provoquent comme point culminant de l’action, un soupir de soulagement…
(Peter Steinhart, “Rheinische Post” 19/12/1968)

KELEK

WERNER NEKES, ALL., 1968, 16mm, n/b, 60′, muet

SPOUTNIK WERNER NEKES 1987 TAVERNE DU FAUBOURG

Les critiques cinématographiques peuvent se mettrent au chômage. Plus besoin de se rendre au cinéma. Ils n’ent plus qu’a se promener dans les parcs à fixer la pointe de leurs chaussures et les couvercles d’égouts, à baiser. Et ils s’engagent dans une rue de faubourg, il faut qu’ils ouvrent et ferment les yeux lentement.
That’s movie.
Kelek est un événement incroyablement physique.
(Wim Wenders: “Filmkritik” 2/1969, page 113)
Werner Nekes: “Une film d’aventure sur la névrose sexuelle, qui trouve un dénouement dans ce que chacun aime et pratique. “Kelek” transforme le spectateur en un personnage vivant l’action.
Les multiples facettes psychologiques ne sont pas perçues à l’écran par un voyeur, mais le spectateur devient voyeur dans la salle de cinéma. Kelek, le radeau vogant sur le Tigre, est le symbole de la vie, ou l’objectif que je vise.
A travers les planches du radeau, on perçoit le fleuce, et ce qui défile, c’est le film.”


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