AKA ANA


sam. 21 févr. 2015   18h
dim. 22 févr. 2015   18h

Réalisation
Antoine d'Agata
Pays
France
Année
2008
Langue
ST français
VO japonais
Format
Vidéo
Durée
60'
Cycle

FOCUS ANTOINE D'AGATA
EN PRÉSENCE DE ANTOINE D’AGATA

DANS LE CADRE DU « FOCUS ANTOINE D’AGATA »

EN PRÉSENCE DE ANTOINE D’AGATA LE SAMEDI 21 FÉVRIER

« Sous forme de journal intime, AKA ANA suit 120 errances nocturnes de A. au Japon. Accompagnées d’extraits littéraires constituant l’architecture narrative et émotionnelle au film, ces multiples séquences dévoilent l’intimité des femmes, leur sexualité. Femmes violées, prostituées ou strip-teaseuses, elles se confient et présentent leurs pratiques sexuelles ou leurs fantasmes. »

« AKA ANA est un journal prémédité, tenu à Tokyo entre septembre et décembre 2006. J’ai d’abord écrit un scénario que je me suis appliqué à faire advenir et à vivre, dans ses mots et dans sa chair. J’ai filmé et enregistré sept filles rencontrées dans le quartier de Shinjuku. Je me suis immiscé dans leur vie, avançant dans l’obscurité avec la perspective confuse d’un cinéma de l’excès. Photographe, je ne peux, impunément, échapper à la réalité, ni m’y plier. La seule issue possible : renoncer au discours et donner un compte rendu brut de mes transgressions, entre la forme et la matière, la parole et la chair, le regard et l’expérience. Une agonie lente sous le sceau de la conscience et de l’ironie. »
Antoine d’Agata

FOCUS ANTOINE D’AGATA

C’est à l’âge de 17 ans qu’Antoine d’Agata quitte Marseille, mu par des idéaux punk et anarchiste, pour bourlinguer autour du monde jusqu’à ses 30 ans. Il survit alors en passant de bordels en bars, de la rue aux taudis, et partage le sort des marginaux qu’il fréquente.

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En 1990, L’International Center of Photography à New York (ICP) lui offre un cursus en son sein, lui permettant de suivre les enseignements de Larry Clark et Nan Goldin, qui influenceront son travail. Rattrapé par son besoin d’extrêmes, il repart sur les routes et immortalise désormais ses plongées dans les excès en des photos saisissantes, à l’esthétique presque baconnienne, confinée, torturée, sublime, qui confère aux scènes et aux sujets une aura extrêmement sombre, intense, totale.

Partageant le quotidien des prostituées, junkies, abandonnés du système, il met son corps à l’épreuve, la même épreuve que les sujets qu’il prend pour modèle. Drogue, sexe, plaisir, douleur, abandon, détresse lui permettent de s’approcher au plus près de la vie elle-même, par les sens plus que par l’intellect, et d’atteindre de nouvelles réalités.

Parallèlement à ce travail profondément introspectif et personnel, cristallisé à travers une bibliographie riche et dense – « De Mala Muerte » & « Mala Noche » (1998), « Vortex » (2003), « Insomnia » (2003) et « Stigma » (2004) – d’Agata réalise également des reportages dans les zones de guerre et de non-droits, notamment sur les migrants (exposition Odysseia au Mucem).

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