M. Murer Fredi




SWISSMADE-2069

EN PRÉSENCE DE FREDI M. MURER


« Dans ce film, les derniers groupes de fortes têtes incorrigibles ont été assignés à résidence en marge des régions civilisées par la victoire des forces de l’ordre et de la classe médiocrement moyenne. On y prescrit toujours la même distance – comme celle qu’il y a entre un territoire de protection et le monde réel et officiel entre sa propre république et l’étranger que constitue son environnement immédiat, entre le vaisseau spatial et la Terre. » (Pierre Lachat)

CE N’EST PAS NOTRE FAUTE SI NOUS SOMMES DES MONTAGNARDS

EN PRÉSENCE DE FREDI M. MURER


Qu’y a-t-il en effet de plus étranger l’un à l’autre, qu’un intellectuel ou artiste et ces gens de la montagne qui sont pourtant les fondateurs, les pères de la nation ? Comment leur parler ? Comment les écouter ? Et ce village natal du cinéaste héberge comme par hasard le monument de Guillaume Tell : nous sommes donc au coeur du mythe. C’est de là que sont parties (et reviennent) toutes les fausses images sur nos origines. Ainsi un film documentaire travaillé comme une enquête ethnographique, devient-il une représentation de l’image juste, par rapport à l’image fausse de notre histoire. (Richard Dindo)

VISION OF A BLIND MAN

EN PRÉSENCE DE FREDI M. MURER


« Deux amis de Murer, Renzo Schraner et Christian Kurz sont allés chercher le cinéaste à son domicile, le 21 juin 1968, à quatre heures trente du matin. Murer s’est aussitôt recouvert les yeux au moyen de lunettes rendues impénétrables à la lumière et il s’est muni de sa caméra, maintenue par une crosse d’épaule à la hauteur de ses yeux. Christian Kurz s’est occupé du magnétophone et de la prise de son, tandis que Schraner fonctionnait en qualité de chauffeur et filmait Murer en train de filmer. On avait repéré 21 endroits de tournage. Murer filme effectivement à 21 endroits, livré uniquement à son ouïe et à son toucher ». (Pierre Lachat)