CYCLE TODD HAYNES’ GOLDMINE

Pour sa réouverture, le Cinéma Spoutnik est heureux de présenter une rétrospective sélective des films de Todd Haynes.

Cinéaste américain indépendant et pionnier du New Queer Cinema dans les années 90, Haynes se démarque indirectement des mouvements politiques et cinématographiques de son époque en interrogeant l’identité et l’intimité dans leur dimension politique. Usant souvent de thèmes provocateurs (Poison était classé X à sa sortie en salle), les films de Haynes, comme les corps de leurs protagonistes principaux, sont traversés par le désir et la révolte. La maladie, le désir sexuel, le fantasme deviennent les moteurs de la subversion. Bien que Haynes ne se réclame pas directement d’un engagement politique, l’imaginaire qui habite ses films vient violemment ébranler les représentations culturelles dominantes de nos sociétés. Cinéma de la différence et de la transgression, mais également entrecroisement de styles narratifs et cinématographiques maîtrisés avec brio, l’oeuvre de Todd Haynes reste l’une des plus importantes du cinéma indépendant des Etats-Unis.




LOIN DU PARADIS

CYCLE TODD HAYNES’ GOLDMINE


Les Whitaker ressemblent à la famille exemplaire de l’Amérique provinciale des années 1950. Audelà des apparences, la vie des époux est un véritable enfer. Frank cache son homosexualité, pense même devoir la soigner et se réfugie dans l’alcool. Cathy transgresse un tabou racial en s’éprenant d’un noir américain, Raymond, le fils de son ancien jardinier.
Dans une Amérique conservatrice, blanche et hétérocentrée, les protagonistes sont inégalement soumis·e·s aux lois qui régissent les moeurs et ne se voient pas offrir les mêmes possibilités de choix.

VELVET GOLDMINE

CYCLE TODD HAYNES’ GOLDMINE


Arthur Stuard, un journaliste anglais, est chargé d’écrire un article sur Brian Slade, une icône du Glam Rock de son adolescence. Celui-ci a disparu après avoir mis en scène son propre assassinat en plein concert.
Un petit talisman appartenu à Oscar Wilde circule entre les personnages du film inspirés de David Bowie (période Ziggy Stardust), Iggy Pop, Lou Reed ou Kurt Cobain.
Todd Haynes développe une généalogie imaginaire et baroque qui situe les personnages du film comme des héritiers du dandysme, de la décadence et de l’excentricité.

SAFE

CYCLE TODD HAYNES’ GOLDMINE


Carol White est une femme appartenant à la classe bourgeoise de Los Angeles. Un jour, elle commence à développer d’étranges allergies à ce qui l’entoure. Des gestes quotidiens, comme se maquiller ou se mettre du déodorant, deviennent pour elle étranges et menaçants. Carol semble développer une hypersensibilité à la pollution et aux substances chimiques. Mais cette spirale anxiogène à l’intérieur de laquelle elle se retrouve semble plutôt venir d’un malaise face aux structures oppressives et aliénantes de la société. Entre réalité et fantasme, (…)

POISON

CYCLE TODD HAYNES’ GOLDMINE


Trois récits s’entrecoupent. Hero: un enfant tue son père et s’envole par la fenêtre sous les yeux de sa mère. Horror: Un scientifique essaie d’isoler la libido humaine mais la boit par mégarde et se transforme en un meurtrier défiguré. Homo: un homme arrive dans un pénitencier et retrouve celui dont il était, par le passé, le souffre douleur.