Rencontres




Carte blanche à Camille Dumond et Delphine Jeanneret


Cette soirée de projections présente des films qui offrent une réflexion sur la représentation du travail et son univers contemporain. Le lieu – architectural, professionnel, émotionnel – agit comme échappatoire et possibilité du fantastique, où les rapports humains évoluent ou bien se désagrègent. Delphine Jeanneret est curatrice de films et programmatrice au Internationale Kurzfilmtage Winterthur … Continued

Repartir des origines

Les Rencontres Satellites au Spoutnik
Table ronde avec David Fernandez, Alexandre Koberidze et le collectif des Rencontres Satellites


A l’appui de fragments de certains films muets, de lectures rhapsodiques et même d’une performance de bonimenteur sur les images de La sortie de l’usine des frères Lumière, nous repenserons à l’Histoire du cinéma de la main généreuse de ces deux cinéastes et nous réfléchirons ensemble à la possibilité de continuer à inventer de nouvelles formes par l’expérimentation et par le jeu.

Spit and Ashes

Festival Everybody’s Perfect


Suite à l’attaque d’un prêtre, une sage-femme se traîne entre la vie et la mort dans une forêt froide et désolée. Elle est découverte par la grande prêtresse qui la soigne par un rituel purificateur qui lui permet, dans sa convalescence, de se réapproprier son corps et sa sexualité. Les deux sorcières amantes se redonnent force et courage pour reprendre entière possession de leurs vies et écraser le pouvoir patriarcal.

OIL productions – courts métrages

Fesses-tival


OIL productions est un tout nouveau collectif de création de films pornographiques éthiques en Suisse romande. OIL soutient une éducation sexuelle basée sur le consentement et le plaisir et a pour volonté de représenter les sexualités dans leur diversité. Venez vous installer confortablement dans les canapés du Spoutnik pour découvrir les dernières productions cinématographiques de OIL. La projection sera suivie d’une discussion avec plusieurs membres du collectif.

Le goût du court avec Pro Short

Entrée libre


Spoutnik et Pro Short, l’association suisse du court métrage, consacrent une projection et discussion au format court. Le court métrage suisse connaît un important succès international avec des participations à de nombreux festivals internationaux d’envergure et en remportant plusieurs prix. La rencontre permettra d’explorer les possibilités offertes par le court mais aussi ses spécificités au niveau de la formation, production, distribution et diffusion.

Plein air

1000 Écologies
entrée libre
soirée proposée par Bénédicte le Pimpec et Isaline Vuille


Une équipe d’ouvriers construit une serre géante sur la péninsule d’El Ejido au sud-est de l’Andalousie. Le tissage de la structure pharaonique et artisanale ouvre un huis-clos brûlant et venteux, contemplatif et musical. Les gestes, les rythmes métamorphosent les travailleurs en danseurs, en acrobates, en funambules. Du film exsude un réalisme magique. Les protagonistes de la construction – ouvriers, matériaux, terrain, conditions atmosphériques – flirtent avec la danse, la science-fiction, le western, le land art.

No Apologies

Sortie


Des hommes noirs, menacés par la police et stigmatisés par la population, se rassemblent dans un lieu autogéré au coeur de la ville. Ils témoignent de leur quotidien et revendiquent leurs identités, sans avoir à s’excuser de ce qu’ils sont. Le film décrit l’état de siège physique et mental des Noirs en situation précaire à Lausanne. Confronté à d’évidentes nécessités de protection de l’anonymat et à l’impossibilité de filmer dans la rue, No Apologies s’est constitué autour d’un dispositif permettant aux protagonistes de s’exprimer librement.

Films des éditions Givaudan, 1966-1968

En collaboration avec le MAMCO


Suite à l’exposition des éditions Givaudan cet été, le MAMCO s’associe au Spoutnik pour proposer une soirée inédite de projections de films produits par Givaudan entre 1966 et 1968. En 1966, Claude Givaudan (1938-1988) ouvre à Paris la galerie Givaudan, avant d’ouvrir un second espace à Genève en 1978. Il y aura organisé de nombreuses expositions, dont celles de Piotr Kowalski, Takis, Louis Cane ou Sturtevant. Mais c’est dans le domaine de l’édition que le rôle de Claude Givaudan fut primordial.

Lost, Lost, Lost

Séance d’ouverture
entrée libre


Réalisé après son fameux Walden, Lost, Lost, Lost poursuit l’œuvre des « journaux filmés » de Jonas Mekas, en montant des images tournées de son arrivée à New York avec son frère Adolfas en tant que personnes déplacées en 1949, au début des années 1960. Plus qu’une documentation de cette douloureuse période de l’exil, le film prend un ton épique en dessinant un arc du sentiment de déracinement au développement de racines nouvelles, des rassemblements de la communauté lituanienne à ceux de sa communauté artistique et cinéphile.

Souvenir d’un futur radieux

Prix libre


Histoire croisée de deux bidonvilles à Massy dans la banlieue de Paris qui se sont construits, à 40 ans d’intervalle, sur un même territoire. D’abord des émigré·e·s venant du Portugal dans les années 60, puis de la Roumanie au début des années 2000. Les un·e·s avaient fui une dictature où les grands propriétaires terriens étaient de véritables seigneurs féodaux et les autres ont fui une de ces démocraties libérales où les plus démuni·e·s n’ont aucun droit.

We need to take guns

Projection suivie d’une discussion avec les réalisatrices et une présentation de la campagne de soutien « Celox »
Prix libre


Ce documentaire tourné à Raqqa (Syrie), donne la parole aux membres du Bataillon International de Libération (IFB). L’IFB est une unité combattante internationaliste des YPG, les forces arabo-kurdes qui mènent et défendent la révolution du Rojava dans le nord de la Syrie. Cette révolution a apporté un modèle sociétal progressiste, démocratique, défendant les femmes et les différents peuples qui habitent la région. Les combattant·e·s des YPG sont la principale force qui a permis de repousser et détruire le califat de l’Etat Islamique en Syrie.

Contorting Metaphysical Hijinks

Deux séries de courts métrages de Amir George et du Black Radical Imagination


Contorting Metaphysical Hijinks est un programme de courts métrages réalisés par Amir George, réalisateur et curateur basé à Chicago. Avec ses films, il navigue dans les complexités de la vie tout en s’accordant une liberté de mouvement narrative qui inclut pouvoir, amour, joie, et traumatismes qui illustrent la multidimensionnalité de l’être. Ce programme est un mélange d’éléments d’histoires spirituelles qui juxtaposent son et image dans une perception non linéaire et fragmentée qui dévoile la vie secrète d’objets trouvés dans un monde à part.

Monika Treut sera présente au Spoutnik du vendredi 24 au dimanche 26 Mai


Monika Treut s’impose rapidement dans le cinéma dit “transgressif et déviant” incarnant la nécessité d’une intervention politique dans les représentations liées aux sexualités. S’entourant de personnes actives par diverses pratiques et discours politiquement incorrects – au vu des féministes mainstreams – elle crée sa propre boîte de production Hyena Films avec laquelle elle réalise fictions et documentaires qui seront présentés internationalement.

Callisto Mc Nulty au cinéma Spoutnik pour présenter « Delphine et Carole, insoumuses » le 5 Juin 2019


Callisto Mc Nulty (1990) est autrice, réalisatrice et traductrice. Elle est diplômée de l’université Central Saint Martins et Goldsmiths de Londres. Ses recherches dans les domaines des études féministes, culturelles et des arts visuels prennent la forme de projets cinématographiques et éditoriaux. Delphine et Carole, insoumuses est son premier long-métrage. Il a été présenté dans la section Forum de la Berlinale et en mars 2019 au FIFDH à Genève où il a reçu le Grand prix de la compétition documentaires de création.

Maxime Martinot au Spoutnik le mercredi 29 Mai pour présenter son film « Les Trois contes de Borges »


Après quatre années de formation en ébénisterie, qui l’initient à l’artisanat autant qu’à l’histoire de l’art, Maxime Martinot entre en école préparatoire de cinéma en 2008. Il y rencontre ses futurs camarades, avec qui il va travailler sur de nombreux projets cinématographiques, en échangeant et partageant les rôles dans le processus de fabrication. Il passe par le Collectif COMET, qui produit des films avec un esprit d’indépendance et de liberté de création, et pendant ses quatre années d’études universitaires, jusqu’en 2014, il réalise plusieurs courts-métrages, de l’essai à l’expérimentation. Il vient tout juste de terminer son dernier moyen-métrage de fiction, La Disparition, produit par Don Quichotte Films et sélectionné en première mondiale au festival de Brive en 2018.

Caroline Poggi et Jonathan Vinel au Spoutnik pour présenter leur premier long métrage « Jessica Forever » le 8 mai 2019


Né à Toulouse en 1988, Jonathan Vinel sort diplômé de la Fémis en montage. Caroline Poggi est née en 1990 à Ajaccio. Elle étudie à Paris IV et Paris VIII puis à l’Université de Corse. Ils ont réalisé plusieurs films, séparément (Chiens pour Caroline Poggi, Notre amour est assez puissant pour Jonathan Vinel) et ensemble. Leur court métrage Tant qu’il nous reste des fusils à pompe reçoit en 2014 l’Ours d’Or de la Berlinale. Ils réalisent ensuite Notre héritage également sélectionné à la Berlinale, et After School Knife Fight, sorti en salle avec deux autre courts de Yann Gonzalez et Bertrand Mandico sous le titre de Ultra Rêve. Jessica Forever a été présenté au Festival international du film de Toronto et à la Berlinale.

Action directe, discours indirect

projection-débat
entrée prix libre


En 2018, L’OFF du Lausanne Underground Film Festival a demandé à l’artiste biennois Laurent Güdel de se plonger dans des enregistrements d’interviews de « vétéran·e·s » syndicalistes et/ou libertaires actifs à Genève dans l’entre-deux guerres. Il en a tiré une causerie acousmatique traversée de réflexions individuelles, de luttes collectives, de chants révolutionnaires et de spéculations anarchistes.

I diari di Angela – Noi due cineasti

en collaboration avec le centre d'Art contemporain Genève
entrée libre sur réservation


I Diari di Angela – Noi Due Cineasti, réalisé par Yervant Gianikian, dresse un portrait poignant d’Angela Ricci Lucchi sa partenaire et collaboratrice de toujours. Construit autour des lectures des journaux intimes illustrés de Ricci Lucchi, ce documentaire, sélectionné hors compétition lors de la 75ème Mostra de Venise, reprend les principes du cinéma politique du couple. À la fois geste intime, catalogue vivant et œuvre filmique, Le Journal d’Angela évoque Gianikian et Ricci Lucchi à travers leur vision artistique radicale et leur amour commun de la vie.

Lina Mangiacapre: Artiste du féminisme

présentation de b-side feminism, a transcription marathon
entrée libre


Un portrait de Lina Mangiacapre (1946-2002), une figure radicale et multiforme du féminisme napolitain et italien qui a laissé derrière elle une vaste production artistique comme peintre, écrivaine, dramaturge, cinéaste et promotrice d’un festival de film de femmes. Les actions performatives qu’elle menait avec son groupe, les Nemesiache, ont anticipé le transféminisme et la queer theory. Ses grandes lunettes en forme de papillon et ses vêtements androgynes sont gravés dans la mémoire collective.

Chants de révolte et résistance – programme de courts métrages 2

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Cinq films où le chant s’allie à la révolte, à l’insoumission et l’ébullition intérieure. Des personnes expriment par leurs voix et leurs corps des musiques empreintes d’émotion. “De la joie dans ce combat” suit un groupe de femmes pour qui la musique est un moyen de résister et de sortir de l’isolement. Dans “Nos jours absolument, doivent être illuminés” des détenu·e·s chantent depuis l’intérieur d’une maison d’arrêt pour le public venu les écouter de l’autre côté du mur.