Rencontres




Action directe, discours indirect

projection-débat
entrée prix libre


En 2018, L’OFF du Lausanne Underground Film Festival a demandé à l’artiste biennois Laurent Güdel de se plonger dans des enregistrements d’interviews de « vétéran·e·s » syndicalistes et/ou libertaires actifs à Genève dans l’entre-deux guerres. Il en a tiré une causerie acousmatique traversée de réflexions individuelles, de luttes collectives, de chants révolutionnaires et de spéculations anarchistes.

I diari di Angela – Noi due cineasti

en collaboration avec le centre d'Art contemporain Genève
entrée libre


I Diari di Angela – Noi Due Cineasti, réalisé par Yervant Gianikian, dresse un portrait poignant d’Angela Ricci Lucchi sa partenaire et collaboratrice de toujours. Construit autour des lectures des journaux intimes illustrés de Ricci Lucchi, ce documentaire, sélectionné hors compétition lors de la 75ème Mostra de Venise, reprend les principes du cinéma politique du couple. À la fois geste intime, catalogue vivant et œuvre filmique, Le Journal d’Angela évoque Gianikian et Ricci Lucchi à travers leur vision artistique radicale et leur amour commun de la vie.

Lina Mangiacapre: Artiste du féminisme

présentation de b-side feminism, a transcription marathon
entrée libre


Un portrait de Lina Mangiacapre (1946-2002), une figure radicale et multiforme du féminisme napolitain et italien qui a laissé derrière elle une vaste production artistique comme peintre, écrivaine, dramaturge, cinéaste et promotrice d’un festival de film de femmes. Les actions performatives qu’elle menait avec son groupe, les Nemesiache, ont anticipé le transféminisme et la queer theory. Ses grandes lunettes en forme de papillon et ses vêtements androgynes sont gravés dans la mémoire collective.

Chants de révolte et résistance – programme de courts métrages 2

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Cinq films où le chant s’allie à la révolte, à l’insoumission et l’ébullition intérieure. Des personnes expriment par leurs voix et leurs corps des musiques empreintes d’émotion. “De la joie dans ce combat” suit un groupe de femmes pour qui la musique est un moyen de résister et de sortir de l’isolement. Dans “Nos jours absolument, doivent être illuminés” des détenu·e·s chantent depuis l’intérieur d’une maison d’arrêt pour le public venu les écouter de l’autre côté du mur.

Montages d’archives – programme de courts métrages 1

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Les images se juxtaposent, se superposent, se combinent et rembobinent dans ce programme de films courts réalisés de montages d’archives. Éminemment politiques, ces oeuvres sont issues de longues recherches historiques et établissent avec ingéniosité des liens entre les temporalités. Récits de violence, pouvoir, révolte et désobéissance sublimés par la force et les possibilités de l’art du montage.

Une jeunesse allemande

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Une jeunesse allemande raconte l’histoire de la Fraction Armée Rouge (RAF) à travers des images de l’Allemagne des années 70. Un montage entièrement constitué d’archives visuelles et sonores décrit la transformation progressive et la politisation croissante de la RAF. Ses membres, comprenant notamment Ulrike Meinhof et Andreas Baader, expriment d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques puis s’engagent dans une résistance armée.

Animer le bien et le mal

Found in translation - traduction fidèle
programme proposé par le Winnipeg Film Group


L’animation peut être une forme d’art très efficace pour la critique sociale et la satire. La caricature sert alors d’arme et la parodie, d’outil pour exposer le ridicule des conventions sociales et la corruption de l’autorité. Les films de ce programme sont parfois drôles, parfois irrévérencieux et parfois dystopiques par leur rejet des idéologies normatives. Ils sont généralement progressifs et inventifs à la fois artistiquement et formellement, en plus d’être engagés politiquement et socialement.

Regarder derrière nous et aller de l’avant

Found in translation - traduction fidèle
programme proposé par le Winnipeg Film Group


Les effets de l’héritage de la colonisation du Canada se ressentent encore aujourd’hui. Cela est particulièrement vrai à Winnipeg, ville qui est située sur le territoire du Traité 1, sur les terres ancestrales des peuples anishinaabeg, cris, oji-cris et dénés, et sur la terre natale de la nation Métis. Il s’agit aussi de la ville avec la plus grande population autochtone selon les données du recensement de 2016. Réconciliation est un mot important dans notre ville de nos jours, alors que des efforts sont faits pour reconnaître et corriger les injustices subies par les populations autochtones aux mains des colonisateurs et pour améliorer les relations entre les peuples autochtones et les colons.

(Être) Femme au canada

Found in translation - traduction fidèle
Programme proposé par le Winnipeg Film Group


Ce programme reconnaît et célèbre les films de l’histoire du Winnipeg Film Group qui ont été réalisés par des femmes. Bien que tous les programmes que nous avons créés pour ce projet incluent des œuvres réalisées par des femmes, les films de ce programme particulier commentent le genre ou l’expérience d’être une femme au Canada, pays occidental traditionnellement patriarcal. Ces commentaires sont soit explicites ou implicites, s’exprimant individuellement ou collectivement à travers le dialogue entre les différents films.

L’heure et l’endroit

Found in translation - traduction fidèle
Programme proposé par le Winnipeg Film Group


Les films marquent le passage du temps en documentant les mouvements et les changements. Ils parviennent également, peut-être paradoxalement, à immortaliser un moment précis dans le temps, l’enregistrant afin qu’il puisse être regardé à n’importe quel moment dans le futur. Les films de ce programme regardent tous en arrière : vers des cinéastes qui ont œuvré auparavant, des pères et des mères et des grand-mères, des personnages historiques, des événements passés et la culture populaire d’autrefois.

Bernhard Luginbühl + Chicorée

Fredi M. Murer: les premiers portraits


Le cinéaste suisse Fredi M. Murer a réalisé autant d’oeuvres expérimentales que de long métrages narratifs à succès. En 1986 Fredi M. Murer est venu présenter quelques films essais sur pellicule à la villa FIA-SKO. Encore jamais venu à L’Usine et dans les locaux du plus beau cinéma du monde, il sera là pour présenter quelques uns de ses premiers films!

De Cendres et de braises

sortie


Le Spoutnik vous invite à commencer l’année 2019 avec la découverte de De cendres et de braises. Une oeuvre brûlante qui s’enflamme de la parole des habitant·e·s des quartiers HLM de la ville des Mureaux – banlieue parisienne ouvrière en mutation – où la cinéaste a habité.

1991-2019 : Nouvelle grève des femmes*, mêmes combats?

Soirée documentaire et discussion
entrée libre


Samedi 2 juin à Lausanne, 150 femmes* ont décidé d’ouvrir une année féministe avec l’objectif d’aboutir à une grève féministe le 14 juin 2019. Fortes de l’expérience de la grève des femmes* espagnole qui a uni 5.3 millions de femmes* le 8 mars 2018, à la suite des deux plus grandes manifestations féministes suisses depuis 1991, le 22 septembre pour l’égalité salariale #ENOUGH18 et le 24 novembre contre les violences faites aux femmes #NousToutes, et portées par le renouveau international des mouvements féministes, les femmes* de la Grève féministe 2019 sont sur la bonne voie pour faire bouger les lignes.

The Draughtsman’s Contract

GIFF- Film & Beyond : Peter Greenaway


Épouse délaissée, l’aristocratique Mrs Herbert passe un marché avec un peintre réputé : elle lui commande huit dessins de la propriété, qu’elle paiera au prix fort, en argent et avec son corps… Irrévérencieux, osé, savant, obsédant comme la BO de Nyman : le film qui révéla Peter Greenaway.

New Swiss Talents

Focus GIFF
entrée libre


Organisé pour la deuxième année consécutive et avec le soutien du Pour-cent culturel Migros, ce programme permet à six cinéastes de la relève en Suisse de discuter en profondeur de leur projet de long métrage avec des scénaristes et producteurs suisses et internationaux. Le but est de renforcer la phase de développement du projet, de faciliter leur rencontre avec les professionnels et de les familiariser avec les enjeux industriels du cinéma. Les derniers courts métrages des participants seront également projetés le même jour dans le cadre du Festival.

ANALOG IS NOT DEAD #1

Projections sur pellicule avec Fonction:Cinéma


Fonction:Cinéma, association professionnelle pour le cinéma indépendant, consacre deux soirées consécutives à l’usage de la pellicule dans le cinéma contemporain.
Pour la première, organisée en partenariat avec le Spoutnik, place aux images !!! Nous vous avons concocté un programme éclectique et stimulant avec la projection en 16 et 35 mm de courts, moyens et long métrages, tous produits et réalisés ces dernières années.
Analog is not dead #2 aura lieu le lendemain, le 29 novembre, à Fonction:Cinéma (www.fonction-cinema.ch) pour prolonger la discussion avec Gaëlle Rouard (réalisatrice), Emmanuel Lefrant (réalisateur et directeur de Light Cone, Paris) et Peter Hoffmann (réalisateur et programmateur).

Vortex

Lydia Lunch - Big Sexy Noise
projection et concert en collaboration avec le Théâtre de l’Usine et Kalvingrad


Lydia Lunch est Angela Power, détective privée au sens de l’ironie prononcé et chargée d’enquêter sur la mort d’un politicien véreux. Cette enquête l’entraînera dans une affaire d’espionnage international plus importante que prévue et qui la pousse à rencontrer Mr. Big, patron invalide d’une multinationale en réalité dirigée par son chauffeur.

Ton existence est un désastre: Presque un film sur la microédition

Le Monstre Festival
prix libre


Après avoir suivi pendant un an les deux nanoéditeurs de La Puce (Genève), caméra au poing et à travers toute la Suisse, Tom Rais propose un parcours labyrinthique et alcoolisé de plusieurs lieux et diverses ambiances, au gré des festivals chaotiques et des événements culturels.

The Bastards schizo terrorist

The Bastards // film et brunch
séance proposée par Urgence Disk


Sandro Sursock, leader et chanteur de « The Bastards » raconte l’histoire du groupe punk genevois qui sévit bruyamment en Suisse en 1977-78. En 2006, vingt-huit ans plus tard, le groupe se reforme pour un unique et explosif concert au Piment Rouge à Genève.
Le film dévoile les images brûlantes de ce live, des documents inédits d’archives incluant un show TV filmé par la TSR (1978), et quelques perles, dont les apparitions fantasmagoriques de Jack & the Rippers, the Yodlers Killers et des Discolokosst.

Unrest + White Epilepsy

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


White Epilepsy est le dernier mouvement d’une trilogie initiée par White Epilepsy et Meurtrière qui nous rapproche d’un corps comme revenu du fond des âges, un corps archaïque que l’on ne connaît pas et qui pourtant ne cesse de projeter en nous son ombre, son inquiétude.

Malgré la nuit

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


On entre dans le film comme dans un rêve. Paris. Lenz cherche Madeleine disparue mystérieusement. Il rencontre Hélène une jeune femme envoûtée par sa pulsion autodestructrice. Un amour fou naît entre eux. Louis et Léna dévorés par leur jalousie amèneront Lenz à suivre malgré lui Hélène dans le monde souterrain d’un sombre réseau d’exploitation sexuel. Fut-il perdu, d’emblée perdu, l’amour est ce qui nous sauve.

Contes de juillet

Deux films de Guillaume Brac


Des étudiant·e·s d’art dramatique sont invité·e·s à sortir du Conservatoire supérieur national de Paris pour suivre un atelier d’été dirigé par Guillaume Brac. Le dispositif de tournage est minimal, trois technicien·ne·s, une petite caméra numérique, un pied et un micro. Les deux contes qui composent le recueil sont tournés dans des lieux proches du cinéaste et des personnages: le base de loisirs de Cergy Pontoise, où Guillaume Brac a ensuite tourné LÎle au trésor (diffusé au Spoutnik en décembre), la Cité Universitaire de Paris, où vit Hanne, l’une des étudiantes. Les loisirs, la vie à la CU, l’amitié et les amours. Des contes de jeunesse, avec une dimension du conte moral, racontés avec la bonne dose de légèreté et toute une palette de sentiments. Le résultat de cette collaboration est jussif: deux contes estivaux – l’un rhomérien et l’autre aux airs d’un film d’Hong Sang Soo, à découvrir en présence du cinéaste!

Une Vie toute neuve

Mois des adopté·e·s
Festival Les Créatives


Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des sœurs catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés brisent les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux et celles qu’elle aime.

Couleur de peau: Miel

Mois des adopté·e·s
Paraponera festival - Outrage Collectif
jeune public dès 10 ans


Ils sont 200 000, les enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Jung est l’un d’entre eux, né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 dans une famille belge. Adapté du roman graphique, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung: l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile… Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés.

Deckname Jenny

Soirée FLURAX


Un groupe d’activistes radicaux militent pour l’ouverture des frontières par des actions explosives dans une petite ville allemande. Quand le père de Jenny découvre accidentellement ses ambitions militantes, il doit affronter son propre passé. Qu’est devenue l’ancienne génération de l’époque de la RAF et comment se noue le dialogue avec les militant·e·s d’aujourd’hui?

Low Life

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


Un groupe de jeunes gens s’organise dans une ville, animés par l’espérance en un autre monde à inventer. Une nuit, ils s’opposent à la police venue démanteler un squat d’Africains. Carmen, qui vient de rompre avec Charles, fait la rencontre de Hussain, un jeune poète afghan. Fous amoureux l’un de l’autre, ils ne se quittent plus. Lorsque Hussain reçoit le document qui lui enjoint de quitter le territoire, il entame une fuite et se réfugie après un contrôle de police dans l’appartement de Carmen. Paniquée à l’idée qu’il se fasse arrêter, Carmen lui interdit de sortir et s’enferme avec lui.

L’Héroïque Lande, la frontière brûle

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


En hiver 2016, la Jungle de Calais abrite près de 12000 personnes. C’est une cité naissante. Quelques mois plus tard, au printemps, sa zone sud sera entièrement détruite, obligeant ses habitants à quitter leurs rues, leurs commerces, leurs logements pour se déplacer à nouveau dans une autre partie de ce territoire. En automne de la même année, l’Etat organise le démantèlement définitif de la Jungle. Mais l’énergie et la résistance de ces hommes et de ces femmes, arrivés en France dans un état le plus souvent de survivance, continuent à nourrir leur détermination, leur croyance en une autre vie possible.

Retour au palais

Sortie


« La première fois que je suis entrée dans le Palais de Justice de Paris, j’avais vingt ans. Il avait déjà mille ans et des poussières. 6999 portes, 3150 fenêtres et 24 kilomètres de couloirs, selon la légende.
J’y ai travaillé pendant plus de dix ans. J’étais chroniqueuse judiciaire.
Les nuits où il fallait rester tard pour attendre un verdict, je m’éloignais des lumières et m’enfonçais dans des couloirs de plus en plus sombres. J’entendais des grondements venus des tréfonds. J’avais la sensation que le Palais était un être vivant, il me semblait le voir bouger.
Aujourd’hui je m’engouffre une dernière fois dans ce Palais, avant sa disparition. Je mets en scène mon expérience intime, mes émotions, mes sensations, face à une institution toute-puissante. Au fur et à mesure que le Palais se vide et se fait silencieux, les fantômes prennent possession des lieux. Les murs, les boiseries, les tentures, les marches de marbre usées à force d’avoir été gravies, retiennent leur empreinte pour toujours. »

My Father is my Mother’s Brother

Ukraine sous pression


Tolik, artiste de la scène underground ukrainienne, élève sa nièce Katya, petite fille têtue qui a pris l’habitude de l’appeler papa. Sa mère, Anya, est à la fois au cœur du film et comme vouée à la marge, dérivant entre solitude et séjours en hôpital psychiatrique. Des scènes de la vie quotidienne et domestique aux séquences de performance scénique, le film semble flotter, comme un air d’une chanson de Tolik, comme le regard perdu d’Anya, tandis que la lumière blanche et douce créée par Vadym Ilkov – à qui l’on doit en tant que chef opérateur Mariupolis (VdR, 2016) – baigne la vie du trio d’une beauté qui adoucit les tensions. Avec ce premier long métrage documentaire, il réalise un bouleversant portrait de famille, simple et délicat, révélant les liens qui unissent et les failles qui séparent. Attentif aux moments de creux, de silence, de solitude, mais aussi aux gestes de création – les jeux de Katya, les dessins, les tableaux, les chansons de Tolik – le film va chercher du côté du récit d’apprentissage aussi bien que du portrait d’artiste, et capte la fragile beauté d’une relation père-fille dans ce qu’elle a d’universel.

Ukraine contre-culture

Ukraine sous pression


Ce programme a été construit en collaboration avec Oleksiy Radynski du Visual Culture Research Center à Kiev, initiative indépendante et associative pour la promotion de l’art et de la théorie politique. Réalisateur et écrivain, il a aussi participé en tant qu’éditeur de la version ukrainienne de “Political Critique” – plateforme d’information spécialisée dans les pays d’Europe de l’est.

Ces trois films proposent de mettre en regard des initiatives de plusieurs personnes actrice de la contre culture dans deux villes différentes d’Ukraine, à savoir Kiev et Kharkiv, avec un court métrage final de Anatoly (Tolik) Belov – artiste phare de la scène LGBTQIA underground ukrainienne.

Donbass

Ukraine sous pression


Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, un conflit hybride mêle interventions armées ouvertes et guerre de l’information. Les milices séparatistes pour la république indépendante du Donbass imposent leurs présences via des check points routiers fréquents et le soutien forcé de la population. Le film présente à travers ses plans séquences une balade dans les villes et les campagnes, comme un périple difficile empli de situations absurdes et satiriques. Toute la complexité du conflit qui oppose tant les politiques que les populations est présentée comme un noeud inextricable et qui pose la question de la réalité présentée dans les médias.

Les Printemps de notre vie (fragments)

Les années 68 à Genève


Entre les deux expositions nationales suisses de 1964 et 2002, que s’est-il passé ? Une quinzaine de personnes parlent sans complaisance d’hier à la lumière d’aujourd’hui. Leurs visages et leurs voix se mêlent aux archives locales et internationales. Histoires personnelles et politiques tissent une trame dense que Francis Reusser organise avec habileté et chaleur.

Vive la mort

Les années 68 à Genève


Premier long métrage de fiction de Francis Reusser, tourné dès 1967 et présenté en 1969 dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Vive la mort est un témoignage d’exception sur l’esprit dans lequel baigne alors la jeunesse contestataire en Romandie. Le film, à la structure disjointe, propose une satire sociale particulièrement grinçante sous couvert d’histoire d’amour, étrillant une Suisse rétrograde et hypocrite et la société capitaliste dans son ensemble. Vive la mort est présenté à Genève pour la première fois dans sa version fraîchement restaurée.

Le Sang

Les années 68 à Genève


Une communauté de jeunes de jeunes gens traverse non sans déboires un plateau désolé des Causses. Afin de nous horrifier par la conscience de notre propre cruauté, ils égorgent successivement un sanglier, un mouton, une vache.
“C’est un film d’une violence extrême, à la Arrabal… ça lorgne du côté du Living Theatre. Il y a des meurtres là dedans et ça c’est intolérable: je regrette vraiment d’avoir assité et d’avoir été complice de tout ça.
Je ne rejette pas le film mais, parce que je ne suis pas un meurtrier, je ne peux pas le montrer même si au niveau de la mise en scène, je n’ai peut-être jamais fait mieux.”

Histoires d’A

Les années 68 à Genève


Histoires d’A. (1973). Film interdit. Pour la première fois un film rend compte au bon moment d’un phénomène important (la lutte des femmes pour la libre disposition de leur corps, pour le droit d’interrompre leur grossesse). La conjoncture crée le film, l’interdiction du film lui crée un public, le public doit s’organiser politiquement pour voir le film, le film crée la conjoncture. Et ses auteurs (Charles Belmont et Marielle Issartel) ? Avec vaillance, ils portent leur film comme le brûlot qu’il est.

Charles mort ou vif

Les années 68 à Genève
Précédé par le film “GHOG, un film tract”


Charles Dé (Michel Simon), industriel genevois en fin de carrière, est à bout de souffle. Oppressé par une routine répondant aux seuls lois du libéralisme et d’une société Suisse bien pensante, il décide d’abandonner ses affaires et s’éloigner de son entourage en quête d’une autre existence. Pour se défaire de toute la médiocrité, l’hypocrisie et l’égoïsme qu’il incarne et qui l’entoure, il s’installe à la campagne chez un couple bohème avec lequel il découvre les plaisirs simples de la vie.

LES ENFANTS FOUS

FILMS DE MINUIT
CARTE BLANCHE À CAMILLE KAISER
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
ENTRÉE LIBRE


Du 16 au 25 juillet 2015, Samuel Boudier a suivi et filmé les musiciens de “Salut c’est cool” en tournée, et réalise ainsi le premier documentaire sur le groupe de techno-variété français. Sieste dans le minibus, tournage de vidéoclip en pleine rue et séance photo dans le TGV

SOIRÉE MARIA LASSNIG

ANIMATION EXPÉRIMENTALE: MARIA LASSNIG ET SUZAN PITT
ENTRÉE PRIX LIBRE


Reconnue internationalement pour ses peintures figuratives, Maria Lassnig (1919-2014) a été une artiste femme engagée, qui n’a cessé d’explorer « les sensations internes du corps ». Si son œuvre picturale a été récompensée par de nombreux prix, dont le lion d’or à la Biennale de Venise en 2013, ses films, la plupart en animation, ont été découverts et valorisés tardivement

ÊTRE LGBTIQ EN TURQUIE

SOIRÉE BUFFET, PROJECTION, DÉBAT, PERFORMANCE


Soirée débat et performance le 17 mai 2018 – journée internationale contre l’homophobie et la transphobie – avec quatre activistes LGBTIQ de Turquie qui viennent pour discuter de stratégies locales et internationales pour combattre l’homophobie et la transphobie.

ALSO KNOWN AS JIHADI

EN COLLABORATION AVEC LE FMAC
ENTRÉE LIBRE


L’histoire possible d’un homme, Aziz, racontée à travers les lieux qu’il a traversés : la clinique où il est né à Vitry, les quartiers où il a grandi, son lycée, l’université, le travail, et puis l’envol pour l’Égypte, la Turquie et finalement la route d’Alep, où il a rejoint le Front al-Nosra en 2012. Un trajet jalonné par une seconde strate de récit, portée par des extraits d’une archive judiciaire: interrogatoires de police, écoutes téléphoniques, filatures…

Valerie Massadian sera présente au Spoutnik pour présenter son film Milla le 16 mai 2018


Valerie Massadian est une des nouvelles voix à suivre du cinéma, impressionnante par son talent de metteuse en scène, et nécessaire par ses récits qui se concentrent sur des personnages féminins dans des réalité sociales marginales. Cinéaste et photographe franco-arménienne, elle a notamment travaillé comme assistante de la photographe Nan Goldin. Elle a réalisé deux long-métrages “Nana” (2011) et “Milla” (2017), les deux primés au Locarno Festival. Le cinéma Spoutnik est heureux d’accueillir Valérie Massadian à l’occasion de la sortie suisse de “Milla”.

Khalik Allah présentera son livre « Souls Against The Concrete » au CPG – Centre de la photographie de Genève, le 12 mai 2018


Né en 1985, Khalik Allah est un photographe et réalisateur basé à New-York. Son travail a été décrit comme un “street opera”, empreint à la fois d’un “brut viscéral” et d’une “beauté fascinante”. Khalik Allah dépeint des portraits qui touchent une certaine intimité des personnes dont il recueille les témoignages. En plus de ses projets personnels, il a travaillé comme photographe pour Wu-Tang Clan et co-dirigé des vidéoclips pour Beyoncé.

FIELD NIGGAS

KHALIK ALLAH - DIPTYQUE FIELD NIGGAS, BLACK MOTHER
EN PRÉSENCE DE KHALIK ALLAH


Dans son premier long métrage, “Field Niggas”, Khalik Allah réalise des portraits de nuit d’hommes et de femmes du croisement de la 125e et Lexington Avenue à Harlem, avec un usage du ralenti et une désynchronisation des voix. Il porte à l’écran des personnes souvent marginalisées et croulant sous les difficultés familiales, financières et de dépendances, leur rendant leurs qualités profondément humaines. Ces personnes, rarement entendues ou vues à l’écran, témoignent des difficultés à vivre dans une société contemporaine au contexte historique empli d’inégalité et d’exploitation.

Andrew Kötting sera présent du vendredi 4 au dimanche 6 mai pour présenter l’achèvement de son Triptyque de la Terre


Chose promise chose due, en mai 2016 lorsque Andrew Kötting présentait son triptyque du voyage, nous avions annoncé son retour pour l’achèvement de son triptyque de la terre, initié par “Cette sale Terre”, suivi de “Ivul”, puis “Lek and the Dogs”. Mêlant fiction et reconstitutions historiques libres, l’artiste propose une réflexion humaniste sur notre relation au monde avec un questionnement profond sur notre appartenance à la terre et à la société, en se focalisant sur le rejet et l’exclusion.

HAUT PERCHÉ

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
EN PRÉSENCE DE ANDREW KÖTTING ET PHILIPPE CIOMPI


Le film met en scène les relations du jeune Alex avec le reste de sa famille, un père russe excentrique (Jean-Luc Bideau), une mère et trois sœurs. Surpris par son père à s’adonner à des relations taboues avec l’aînée, il est banni et il lui est ordonné de ne plus jamais poser pied sur cette terre. Il escalade alors la maison jusqu’au toit dans le but de ne plus en bouger.

CETTE SALE TERRE

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
EN PRÉSENCE EN PRÉSENCE DE ANDREW KÖTTING


C’est l’histoire de deux sœurs, Kath et Francine, qui vivent ensemble de l’agriculture et de l’élevage dans une maison isolée. Les deux mènent une vie dure et leur équilibre fragile est perturbé par un homme qui cherche à marier l’une d’elles pour ses terres. L’autre se noue d’une amitié étrange avec un migrant des pays de l’est, venu pour travailler, qui ne parle pas la langue et qui est constamment rejeté et moqué par le village le plus proche, centre de toute la médiocrité du monde.

EDITH WALKS

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
BRUNCH AVEC ANDREW KÖTTING


Ce film performatif est une balade-épopée fantastique et festive sur les chemins du Royaume-Uni, inspirée par l’histoire de Edith Swan Neck, épouse du roi Harold défait par Guillaume le conquérant à Hastings en 1066, événement fondateur de l’Histoire d’Angleterre.

FROM WHAT IS BEFORE

EN PRÉSENCE DE LAV DIAZ
ENTRÉE LIBRE


Qu’il explore avec sa petite caméra DV une île défigurée par un tsunami dans l’urgence de saisir la mesure de la dévastation et qu’il y développe le récit d’un homme revenu d’exil pour retrouver le gens qu’il a aimés, Lav Diaz s’emploie à inventer des formes esthétiques et narratives qui se jouent des genres établis et des règles imposées par le marché. Documentaire, fiction, cet admirable Death in the Land of Encantos d’une durée de neuf heures? « Mais le cinéma n’a que cent ans, il est un art jeune qu’il faut pousser plus avant », affirme le cinéaste philippin né en 1958 et dont l’œuvre compte une vingtaine de films. Les plus grands festivals ont fait acte de reconnaissance à son endroit.