PLANÈTE MARKER

Du vendredi 31 janvier au mardi 11 février 2014

Ecrivain, illustrateur, éditeur, traducteur, auteur-réalisateur d’essais cinématographiques, vidéaste, monteur, photographe, philosophe, poète, geek, musicien, voyageur, ami des chats : Chris Marker (1921-2012).

En 2011, Spoutnik participait au projet ambitieux de « Spirales », une presque-intégrale (70 films) avec l’assentiment de l’intéressé, qui n’avait alors pas pu se rendre à Genève à cause de son état de santé.
Moins d’un an plus tard, Marker disparaissait. Depuis, son oeuvre fait l’objet d’une attention renouvelée : les archives du cinéaste ont été confiées à la Cinémathèque française au printemps dernier, un coffret DVD ambitieux a été édité en automne 2013 et des copies restaurées voient peu à peu le jour.
Nous avons décidé de saisir cette occasion pour revenir sur quelques unes de ses plus belles oeuvres pour (re)découvrir le travail de ce « plus célèbre des cinéastes inconnus ».




LEVEL FIVE

PLANÈTE MARKER


Fiction essayant de raconter la « véritable » histoire de la bataille d’Okinawa à travers un jeu inachevé, ou plutôt l’impossibilité d’écrire l’histoire « vraie » de cet événement à cause des oublis de la mémoire, volontaires ou non, LEVEL FIVE est un essai très intelligemment construit sur les errances de l’historiographie.

SANS SOLEIL

PLANÈTE MARKER


Avec SANS SOLEIL, Chris Marker synthétise trente années de réalisation en un ensemble cohérent, harmonieux et d’une rare beauté esthétique et spirituelle, à l’image de son livre Le dépays paru également en 1982.

LETTRE DE SIBÉRIE

PLANÈTE MARKER


Considéré comme le film clé qui lança la carrière de Marker, bien que ce dernier le considéra par la suite comme un brouillon, LETTRE DE SIBERIE résulte du voyage effectué dans cette région en 1957 par Marker, Armand Gatti (qui écrivit « Sibérie – 0 + infini »), Sacha Vierny et André Pierard, dans le cadre d’une commande de l’Association France-URSS.

LE FOND DE L’AIR EST ROUGE

PLANÈTE MARKER


Entièrement composé d’images d’archives, le film retrace l’émergence de la nouvelle gauche dans les années 60 et 70 à travers une série d’événements historiques.

LE JOLI MAI

PLANÈTE MARKER


A partir des 50 heures de rush glanées en un mois (mai 62) dans les rues de Paris au fil des rencontres avec des Parisiens de tous bords, Chris Marker détachera un premier montage de 20h, puis une version de 7h, pour finir avec 3h.

PROGRAMME TOUT COURT

PLANÈTE MARKER


Christophe Chazalon ouvrira le cycle en nous présentant un programme de courts-métrages. Spécialiste et passionné de l’oeuvre du cinéaste, il vient de léguer sa collection de documents autour de Chris Marker au Fonds municipal d’art contemporain de Genève, accessible au public dès le 29 juillet 2014.