HEAD–GENEVE (DÉPARTEMENT CINÉMA)




COURTS MÉTRAGES DE BERTRAND MANDICO

TOUT SUR BERTRAND MANDICO
EN PRÉSENCE DE BERTRAND MANDICO


Petite grande sélection de courts de Bertrand Mandico réalisés entre 1993 et 2010, avec notamment “Le Cavalier bleu” réalisé à l’école d’animation au CFT Gobelins à Paris, avant la consécration de “Boro in the Box” à la Quinzaine des Réalisateurs en 2011.

LES GARÇONS SAUVAGES

TOUT SUR BERTRAND MANDICO
AVANT PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE BERTRAND MANDICO


Début du vingtième siècle, cinq adolescents de bonne famille épris de liberté commettent un crime sauvage. Ils sont repris en main par Le Capitaine, le temps d’une croisière répressive, sur un voilier. Les garçons se mutinent.
Ils échouent sur une île sauvage où se mêlent plaisir et végétation fantastique. La transformation peut commencer…

MIKE HOOLBOOM

EN PRÉSENCE DE MIKE HOOLBOOM


A Toronto, Mike Hoolboom travaille depuis près de trente ans à même les surfaces des images du cinéma, celles qu’il filme et celles qu’il pille ailleurs. Ces surfaces, il en explore les gouffres, les fantasmes, les deuils et les espoirs. Œuvre impressionnante en ce qu’elle est aux marges du cinéma pour y occuper paradoxalement un territoire central. Et la voix inquiète de Mike Hoolboom sait apaiser ces traversées du miroir de la vie.

NO HOME MOVIE

EN PRÉSENCE DE CLAIRE ATHERTON


«Parce que ce film est avant tout un film sur ma mère, ma mère qui n’est plus. Sur cette femme arrivée en Belgique en 1938 fuyant la Pologne, les pogroms et les exactions. Cette femme qu’on ne voit que dans son appartement. Un appartement à Bruxelles. Un film sur le monde qui bouge et que ma mère ne voit pas.» Chantal Akerman

L’ARGENT

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Un faux billet de 500 francs se passe de main en main avant d’être remis à Yvon, un jeune livreur. Il se retrouve injustement accusé d’avoir tenté d’écouler des contrefaçons et perd son emploi. Yvon entre alors dans l’engrenage infernal de la prison, du vol, et de la déchéance. La chute du protagoniste qui se voit poussé à commettre les pires crimes, apparaît comme une conséquence d’une injustice originelle due à l’appât du gain.

PICKPOCKET

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


À la fois par arrogance et par défi, Michel décide de faire du vol son gagne-pain. Cependant, il rencontre Jeanne qui le remettra sur le doit chemin, non sans qu’il se soit acquitté de sa peine. Le système Bresson atteint ici une sorte de perfection. Le ballet des mains de pickpockets dans la Gare de Lyon amènera Deleuze à parler d’un cinéma tactile à la fois fragmenté, déconnecté de l’espace, mais reconnecté par les affects… Un film élégant et racé qui sera l’un des précurseurs de la Nouvelle Vague.

LE DIABLE PROBABLEMENT

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Récit de la vie, des amours et de la mort d’un étudiant en phase avec les jeunes gens de son époque. Avec ses amis, il passe de nombreuses heures à discuter des dangers qui menacent l’avenir du monde : la pollution, le gaspillage des ressources naturelle, la décomposition du tissu social. Ce film, primé par un Ours d’argent au festival de Berlin, porte un discours engagé et encore d’actualité sur le marxisme et la sexualité, sur la psychanalyse et la répression, sur l’intégrisme et l’écologie.

LANCELOT DU LAC

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


La quête du Graal menée par Lancelot est un fiasco. Le retour des chevaliers envoyés par le roi Arthur se fait dans une atmosphère de désastre et de désespoir. Même la table ronde de leurs réunions n’a plus raison d’être. Lancelot, en proie au doute, croit que son amour pour la Reine Guenièvre, qui est restée sa fidèle maîtresse, est une punition divine et raison de son échec.

MOUCHETTE

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Prolongation épilogue de l’âne BALTHAZAR, Mouchette l’adolescente taciturne se heurte à l’incompréhension, au mépris et à la méchanceté des hommes et des femmes de son village. Tout autour d’elle se meurt, toutes les issues se ferment, seul l’étang qui l’attire ne la repoussera pas.

AU HASARD BALTHAZAR

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Balthazar est un âne heureux vivant en compagnie de Marie, petite fille du Pays Basque à la lisière de son passage à l’âge adulte. Des problèmes apparaissent et Balthazar se retrouve délaissé puis vendu. Commencent alors les tribulations d’un témoin de la vie des humains qui se vengent de leurs désespoirs sur lui.

UN CONDAMNÉ À MORT S’EST ÉCHAPPÉ

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


En 1943, le lieutenant Fontaine, arrêté par les Allemands, est conduit au fort de Montluc à Lyon pour y être exécuté. Persuadé que l’impossible est possible, il parvient à s’échapper en compagnie d’un jeune codétenu, Jost. Le vent souffle où il veut, second titre du film, dit bien l’enjeu spirituel de l’œuvre qui renvoie aussi au pari de Pascal. Bresson y peaufine son art de la fragmentation, sa science du rythme, sa pratique de la métonymie. « A ce degré d’ascèse, tout est grâce » écrira Bazin.

PROCÈS DE JEANNE D’ARC

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Le film commence alors que Jeanne est emprisonnée depuis plusieurs mois dans le château de Rouen. Elle avait été capturée par des soldats français puis revendue à prix d’or aux Anglais. Elle comparaît devant un tribunal composé presque exclusivement de membres de l’Université anglophile de Paris et présidé par l’évêque Cauchon. Commence alors le procès authentique de Jeanne d’Arc de 1431 fidèlement retranscrit depuis les témoignages et paroles de l’accusée devant les juges de Rouen.

TABLE RONDE

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Table ronde avec Mylène Bresson, Jean-Claude Rousseau, Bertrand Bacqué et Evelyne Jardonnet.

UNE FEMME DOUCE

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Inspiré de « La Douce », nouvelle de Dostoïevski, le film commence par le suicide d’une jeune femme qui se défenestre. Son mari revit alors leur passé depuis leur rencontre jusqu’à l’enfermement de la femme dans le silence, dû à la froideur et la jalousie de l’homme. Si le dénouement tragique est connu dès le départ, tous les mots et gestes du films apparaissent comme la suite d’une implacable logique.

JOURNAL D’UN CURÉ DE CAMPAGNE

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Après avoir réconcilié la Comtesse avec son passé et avec Dieu, le jeune prêtre part pour Lille où il apprend qu’il est atteint d’un cancer… Adapté du roman éponyme de Georges Bernanos, le JOURNAL impose « la » méthode bressonienne. Peu d’acteurs professionnels, importance de la voix off et des sons, des visages et de la main qui écrit, véritable sismographe de l’âme. « Une phénoménologie de la grâce et du salut » selon André Bazin.

LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


C’est l’une histoire d’une sordide vengeance. Hélène ne supporte pas que Jean l’ait délaissée et décide de lui présenter Agnès, une jeune femme qu’un revers de fortune a conduit dans les bras de nombreux amants. Non seulement, son plan va se retourner contre elle, mais il sera l’occasion de la rédemption d’Agnès et de Jean… Selon Jean-Luc Godard, c’est un grand film de résistance où se met en place cette « dialectique de l’abstrait et du concret » chère à Bresson.

LES ANGES DU PÉCHÉ

LUMIÈRE NOIRE ROBERT BRESSON


Anne-Marie, une jeune femme bourgeoise désire entrer dans les ordres, et choisit la congrégation de Béthanie qui accueille des anciennes détenues. Là, elle se prend de passion pour Thérèse qu’elle veut « sauver » coûte que coûte…

LES TOURMENTES

EN PRÉSENCE DE PIERRE-YVES VANDEWEERD & CYTIL NEYRAT


« La tourmente, c’est une tempête de neige qui désoriente et égare. C’est aussi le nom donné au siècle dernier à une mélancolie provoquée par la dureté et la longueur des hivers. Là où souffle la tourmente, des hommes érigèrent des clochers pour rappeler les égarés. Et des bergers, au gré de leurs transhumances, usèrent de leurs troupeaux pour invoquer des âmes perdues ou oubliées. » Partant de ce carton d’introduction, le cinéaste belge Pierre-Yves Vandeweerd invite à une odyssée poétique et inspirée sur la folie en deux récits parallèles qui entrent en résonance. Parti en transhumance dans les montagnes de Lozère avec ses moutons, un berger accomplit les rites consacrés aux égarés (invocation, sépulture, sacrifice…) selon les recommandations en occitan que lui adresse une voix chuchotée.

DRIVING MEN

EN PRÉSENCE DE SUSAN MOGUL


« Dans DRIVING MEN, je voulais faire une autobiographie indirecte en rencontrant les hommes de ma vie et examiner comment ils ont influencé des aspects de ma personnalité. Mais ils se révèlent aussi à eux-mêmes en me parlant. L’un des fils rouges de l’histoire est l’évolution des relations entre mon père et moi. Je me penche ainsi sur la création des liens entre personnes. »
Susan Mogul