Événements




Ton existence est un désastre: Presque un film sur la microédition

Le Monstre Festival
prix libre


Après avoir suivi pendant un an les deux nanoéditeurs de La Puce (Genève), caméra au poing et à travers toute la Suisse, Tom Rais propose un parcours labyrinthique et alcoolisé de plusieurs lieux et diverses ambiances, au gré des festivals chaotiques et des événements culturels.

The Bastards schizo terrorist

The Bastards // film et brunch
séance proposée par Urgence Disk


Sandro Sursock, leader et chanteur de « The Bastards » raconte l’histoire du groupe punk genevois qui sévit bruyamment en Suisse en 1977-78. En 2006, vingt-huit ans plus tard, le groupe se reforme pour un unique et explosif concert au Piment Rouge à Genève.
Le film dévoile les images brûlantes de ce live, des documents inédits d’archives incluant un show TV filmé par la TSR (1978), et quelques perles, dont les apparitions fantasmagoriques de Jack & the Rippers, the Yodlers Killers et des Discolokosst.

Moon

Bièrnissage de la Spout 2 - Laïka


Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans la station lunaire de Selene, où il gère l’extraction de l’hélium 3, seule solution à la crise de l’énergie sur Terre. Souffrant en silence de son isolement et de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe son temps à imaginer leurs retrouvailles.

Mais quelques semaines avant la fin de son contrat pour l’entreprise Lunar, Sam se met à voir et à entendre des choses étranges. D’abord convaincu que son isolement y est pour quelque chose, il se retrouve malgré tout à enquêter et découvre que si ses patrons ont prévu de le remplacer, ils n’ont jamais projeté de le ramener.

Unrest + White Epilepsy

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


White Epilepsy est le dernier mouvement d’une trilogie initiée par White Epilepsy et Meurtrière qui nous rapproche d’un corps comme revenu du fond des âges, un corps archaïque que l’on ne connaît pas et qui pourtant ne cesse de projeter en nous son ombre, son inquiétude.

Malgré la nuit

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


On entre dans le film comme dans un rêve. Paris. Lenz cherche Madeleine disparue mystérieusement. Il rencontre Hélène une jeune femme envoûtée par sa pulsion autodestructrice. Un amour fou naît entre eux. Louis et Léna dévorés par leur jalousie amèneront Lenz à suivre malgré lui Hélène dans le monde souterrain d’un sombre réseau d’exploitation sexuel. Fut-il perdu, d’emblée perdu, l’amour est ce qui nous sauve.

Contes de juillet

Deux films de Guillaume Brac


Des étudiant·e·s d’art dramatique sont invité·e·s à sortir du Conservatoire supérieur national de Paris pour suivre un atelier d’été dirigé par Guillaume Brac. Le dispositif de tournage est minimal, trois technicien·ne·s, une petite caméra numérique, un pied et un micro. Les deux contes qui composent le recueil sont tournés dans des lieux proches du cinéaste et des personnages: le base de loisirs de Cergy Pontoise, où Guillaume Brac a ensuite tourné LÎle au trésor (diffusé au Spoutnik en décembre), la Cité Universitaire de Paris, où vit Hanne, l’une des étudiantes. Les loisirs, la vie à la CU, l’amitié et les amours. Des contes de jeunesse, avec une dimension du conte moral, racontés avec la bonne dose de légèreté et toute une palette de sentiments. Le résultat de cette collaboration est jussif: deux contes estivaux – l’un rhomérien et l’autre aux airs d’un film d’Hong Sang Soo, à découvrir en présence du cinéaste!

Une Vie toute neuve

Mois des adopté·e·s
Festival Les Créatives


Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des sœurs catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés brisent les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux et celles qu’elle aime.

Table ronde: Adoption internationale, la parentalité est politique

Mois des adopté·e·s
Festival Les Créatives
entrée libre


Comment des enfants sont-ils rendus disponibles à l’adoption? Dans notre monde globalisé, l’interdépendance des oppressions de race, de classe et de genre a un impact concret sur la vie et la capacité d’agir de mères du Sud global, mais aussi de femmes racisées ou en situation précaire du Nord global.

Couleur de peau: Miel

Mois des adopté·e·s
Paraponera festival - Outrage Collectif
jeune public dès 10 ans


Ils sont 200 000, les enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Jung est l’un d’entre eux, né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 dans une famille belge. Adapté du roman graphique, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung: l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile… Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés.

Deckname Jenny

Soirée FLURAX


Un groupe d’activistes radicaux militent pour l’ouverture des frontières par des actions explosives dans une petite ville allemande. Quand le père de Jenny découvre accidentellement ses ambitions militantes, il doit affronter son propre passé. Qu’est devenue l’ancienne génération de l’époque de la RAF et comment se noue le dialogue avec les militant·e·s d’aujourd’hui?

Low Life

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


Un groupe de jeunes gens s’organise dans une ville, animés par l’espérance en un autre monde à inventer. Une nuit, ils s’opposent à la police venue démanteler un squat d’Africains. Carmen, qui vient de rompre avec Charles, fait la rencontre de Hussain, un jeune poète afghan. Fous amoureux l’un de l’autre, ils ne se quittent plus. Lorsque Hussain reçoit le document qui lui enjoint de quitter le territoire, il entame une fuite et se réfugie après un contrôle de police dans l’appartement de Carmen. Paniquée à l’idée qu’il se fasse arrêter, Carmen lui interdit de sortir et s’enferme avec lui.

L’Héroïque Lande, la frontière brûle

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


En hiver 2016, la Jungle de Calais abrite près de 12000 personnes. C’est une cité naissante. Quelques mois plus tard, au printemps, sa zone sud sera entièrement détruite, obligeant ses habitants à quitter leurs rues, leurs commerces, leurs logements pour se déplacer à nouveau dans une autre partie de ce territoire. En automne de la même année, l’Etat organise le démantèlement définitif de la Jungle. Mais l’énergie et la résistance de ces hommes et de ces femmes, arrivés en France dans un état le plus souvent de survivance, continuent à nourrir leur détermination, leur croyance en une autre vie possible.

I am Gagarin

Spoutnik en orbite: 4 octobre 1957


En 1991, j’ai 20 ans. Tandis que l’Union soviétique s’effondre, je m’envole au son de la musique techno à la Gagarin Party organisée au pavillon Cosmos. Quelques années plus tôt, je visitais ce lieu vantant les mérites de l’économie soviétique. “Je ne pourrai jamais plus vivre autrement” avais-je dit à Vanya, l’un des organisateurs de cette rave party. En 1998, Vanya disparaît sans laisser de traces. À sa recherche, je reconstitue cette vertigineuse époque à partir de témoignages, d’archives et de souvenirs. Où est Vanya? Où donc s’est envolé ce temps, celui de notre jeunesse?

Retour au palais

Sortie


« La première fois que je suis entrée dans le Palais de Justice de Paris, j’avais vingt ans. Il avait déjà mille ans et des poussières. 6999 portes, 3150 fenêtres et 24 kilomètres de couloirs, selon la légende.
J’y ai travaillé pendant plus de dix ans. J’étais chroniqueuse judiciaire.
Les nuits où il fallait rester tard pour attendre un verdict, je m’éloignais des lumières et m’enfonçais dans des couloirs de plus en plus sombres. J’entendais des grondements venus des tréfonds. J’avais la sensation que le Palais était un être vivant, il me semblait le voir bouger.
Aujourd’hui je m’engouffre une dernière fois dans ce Palais, avant sa disparition. Je mets en scène mon expérience intime, mes émotions, mes sensations, face à une institution toute-puissante. Au fur et à mesure que le Palais se vide et se fait silencieux, les fantômes prennent possession des lieux. Les murs, les boiseries, les tentures, les marches de marbre usées à force d’avoir été gravies, retiennent leur empreinte pour toujours. »

My Father is my Mother’s Brother

Ukraine sous pression


Tolik, artiste de la scène underground ukrainienne, élève sa nièce Katya, petite fille têtue qui a pris l’habitude de l’appeler papa. Sa mère, Anya, est à la fois au cœur du film et comme vouée à la marge, dérivant entre solitude et séjours en hôpital psychiatrique. Des scènes de la vie quotidienne et domestique aux séquences de performance scénique, le film semble flotter, comme un air d’une chanson de Tolik, comme le regard perdu d’Anya, tandis que la lumière blanche et douce créée par Vadym Ilkov – à qui l’on doit en tant que chef opérateur Mariupolis (VdR, 2016) – baigne la vie du trio d’une beauté qui adoucit les tensions. Avec ce premier long métrage documentaire, il réalise un bouleversant portrait de famille, simple et délicat, révélant les liens qui unissent et les failles qui séparent. Attentif aux moments de creux, de silence, de solitude, mais aussi aux gestes de création – les jeux de Katya, les dessins, les tableaux, les chansons de Tolik – le film va chercher du côté du récit d’apprentissage aussi bien que du portrait d’artiste, et capte la fragile beauté d’une relation père-fille dans ce qu’elle a d’universel.

Ukraine contre-culture

Ukraine sous pression


Ce programme a été construit en collaboration avec Oleksiy Radynski du Visual Culture Research Center à Kiev, initiative indépendante et associative pour la promotion de l’art et de la théorie politique. Réalisateur et écrivain, il a aussi participé en tant qu’éditeur de la version ukrainienne de “Political Critique” – plateforme d’information spécialisée dans les pays d’Europe de l’est.

Ces trois films proposent de mettre en regard des initiatives de plusieurs personnes actrice de la contre culture dans deux villes différentes d’Ukraine, à savoir Kiev et Kharkiv, avec un court métrage final de Anatoly (Tolik) Belov – artiste phare de la scène LGBTQIA underground ukrainienne.

Donbass

Ukraine sous pression


Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, un conflit hybride mêle interventions armées ouvertes et guerre de l’information. Les milices séparatistes pour la république indépendante du Donbass imposent leurs présences via des check points routiers fréquents et le soutien forcé de la population. Le film présente à travers ses plans séquences une balade dans les villes et les campagnes, comme un périple difficile empli de situations absurdes et satiriques. Toute la complexité du conflit qui oppose tant les politiques que les populations est présentée comme un noeud inextricable et qui pose la question de la réalité présentée dans les médias.

Les Printemps de notre vie (fragments)

Les années 68 à Genève


Entre les deux expositions nationales suisses de 1964 et 2002, que s’est-il passé ? Une quinzaine de personnes parlent sans complaisance d’hier à la lumière d’aujourd’hui. Leurs visages et leurs voix se mêlent aux archives locales et internationales. Histoires personnelles et politiques tissent une trame dense que Francis Reusser organise avec habileté et chaleur.

Vive la mort

Les années 68 à Genève


Premier long métrage de fiction de Francis Reusser, tourné dès 1967 et présenté en 1969 dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Vive la mort est un témoignage d’exception sur l’esprit dans lequel baigne alors la jeunesse contestataire en Romandie. Le film, à la structure disjointe, propose une satire sociale particulièrement grinçante sous couvert d’histoire d’amour, étrillant une Suisse rétrograde et hypocrite et la société capitaliste dans son ensemble. Vive la mort est présenté à Genève pour la première fois dans sa version fraîchement restaurée.

Le Sang

Les années 68 à Genève


Une communauté de jeunes de jeunes gens traverse non sans déboires un plateau désolé des Causses. Afin de nous horrifier par la conscience de notre propre cruauté, ils égorgent successivement un sanglier, un mouton, une vache.
“C’est un film d’une violence extrême, à la Arrabal… ça lorgne du côté du Living Theatre. Il y a des meurtres là dedans et ça c’est intolérable: je regrette vraiment d’avoir assité et d’avoir été complice de tout ça.
Je ne rejette pas le film mais, parce que je ne suis pas un meurtrier, je ne peux pas le montrer même si au niveau de la mise en scène, je n’ai peut-être jamais fait mieux.”

Histoires d’A

Les années 68 à Genève


Histoires d’A. (1973). Film interdit. Pour la première fois un film rend compte au bon moment d’un phénomène important (la lutte des femmes pour la libre disposition de leur corps, pour le droit d’interrompre leur grossesse). La conjoncture crée le film, l’interdiction du film lui crée un public, le public doit s’organiser politiquement pour voir le film, le film crée la conjoncture. Et ses auteurs (Charles Belmont et Marielle Issartel) ? Avec vaillance, ils portent leur film comme le brûlot qu’il est.

Charles mort ou vif

Les années 68 à Genève
Précédé par le film “GHOG, un film tract”


Charles Dé (Michel Simon), industriel genevois en fin de carrière, est à bout de souffle. Oppressé par une routine répondant aux seuls lois du libéralisme et d’une société Suisse bien pensante, il décide d’abandonner ses affaires et s’éloigner de son entourage en quête d’une autre existence. Pour se défaire de toute la médiocrité, l’hypocrisie et l’égoïsme qu’il incarne et qui l’entoure, il s’installe à la campagne chez un couple bohème avec lequel il découvre les plaisirs simples de la vie.

ÉCRAN LIBRE – ADAPTATIONS

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
courts métrages et performances
présenté par Greta Gratos


Pour l’écran libre du dimanche 26 août, envoyez-nous vos films ou projets de perfos autour de la thématique large ADAPTATIONS avant le dimanche 19 août. Conditions de participation: les films doivent être réalisés pour l’occasion avec vos propres moyens. Durée maximum (film ou perfo) 7 min, fichiers numériques à fournir par mail à cinema@spoutnik.info, par courrier postal ou en main propre.

LE STADE DE WIMBLEDON

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par la librairie le Rameau d'Or


EN RAISON DU TEMPS FROID ET INCERTAIN, LA PROJECTION EST DÉPLACÉE AU SPOUTNIK

Le Stade de Wimbledon est un livre brillamment adapté à l’écran par Mathieu Amalric, qui était tombé dessus lors d’un passage chez ses parents dans les années nonante. Premier roman de l’écrivain italien Daniele Del Giudice, il fut, à sa sortie en 1983, préfacé par Italo Calvino et récompensé du prix Viareggio. Il sortit dans une première version française en 1985 – il est maintenant réédité dans la belle et prestigieuse collection La Bibliothèque du XXIe siècle, dirigée par l’historien Maurice Olender.

Montaigne disait que « Notre grand et glorieux chef d’œuvre, c’est vivre à propos », et c’est bien cela le sujet de ce livre / film. Un homme (dans le film une étudiante jouée par Jeanne Balibar) enquête, dans le cadre de ses études, sur l’écrivain triestin Roberto Bazlen, dit Bobi’, qui a renoncé à l’écriture en ne publiant rien de son vivant alors que tous attendaient de lui un grand roman. Bazlen a fréquenté et connu les plus grands : Svevo, Joyce, Saba, Montale, etc. et il a décidé de faire sa vie son œuvre.

Le Stade de Wimbledon est une lente recherche indécise dans la ville de Trieste ; une flânerie littéraire, passant de librairies en bibliothèques, à la rencontre de celles et ceux, connaissances, poètes, qui ont connu Bobi’. L’histoire dérive sur les sujets de la mémoire, du temps qui passe, de l’exigence littéraire, jusqu’au Stade de Wimbledon…

THEMROC

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par la librairie Fahrenheit 451


Themroc, un peintre en bâtiment (Michel Piccoli) fait, chaque matin, les gestes automatiques du petit déjeuner, subit la pression de la pendule tyrannique, jette au passage un oeil de convoitise sur sa jeune soeur, et enfourche sa bicyclette. Il roule de compagnie avec son copain, peintre comme lui. Ensemble ils pénètrent dans le flot du métro, et pointent régulièrement à l’usine. Un jour de travail ordinaire, notre peintre, occupé à regarder le flirt du patron avec une « hautaine secrétaire galbée », reçoit dans le nez la fenêtre, rageusement poussée par le patron. Vigoureusement encadré, il est emmené chez « le gentil directeur ». Alors commence l’odyssée de Themroc. II rugit dans les toilettes, s’enfuit telle une bête fauve de l’usine, provoque la perturbation et l’effroi partout où il passe. Puis il fabrique une tanière, d’où il descend grâce à une échelle de corde, pour aller chasser. Le film se termine par une orgie de « poulet » à la broche, dans une atmosphère digne de Cromagnon.

THE WATERMELON WOMAN

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par librairie la Dispersion


Cheryl est une jeune lesbienne africaine-américaine qui travaille dans un vidéo club à Philadelphie avec sa meilleure amie Tamara. Cheryl commence à s’intéresser aux films des années 30 et 40 dans lesquels jouent des actrices noires et remarque que ces actrices ne sont la plupart du temps créditées. Elle se concentre sur une actrice noire de Philly, connue sous le nom de scène de The Watermelon Woman (La femme à la pastèque). Cheryl se lance dans un film documentaire qui prendra la forme d’une enquête sur la vie de cette actrice.

BELLE DE NUIT – GRISÉLIDIS RÉAL, AUTOPORTRAITS

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par le café-librairie Livresse


Une maison de prostitution et la prison à Munich, la lutte militante à Paris ou la vie à Alexandrie, s’esquisse le portrait de Grisélidis Réal, figure incontournable de l’histoire genevoise récente. S’affirmant au cours des années 1970 comme l’une des meneuses de la «Révolution des prostituées» à Paris pour défendre la perspective de la prostitution comme choix, elle renchérit sur ce positionnement dans ses écrits: «La prostitution est un acte révolutionnaire» (GR). Une science et un humanisme surtout, pour une femme passionnée et libre, profondément féministe de façon aussi personnelle qu’individuelle. Bâti sur de très riches archives, un récit au souffle romanesque, porté par un montage remarquable et par la fureur de vivre d’une héroïne contemporaine: «Que celui qui n’a pas véritablement aimé jette ce livre à la poubelle. Il y sera plus au chaud et au tendre dans les ordures que dans ses mains» (GR). Reste son épitaphe, manifeste du triomphe de la volonté: «Grisélidis Réal, Écrivaine – Peintre – Prostituée »

L’USINE – GLOBALE

SOIRÉE EN SOUTIEN À L'USINE


La Globale de L’Usine revient avec un programme éclectique pour satisfaire tes envies et te faire découvrir de nouvelles scènes, c’est l’événement à ne pas rater !

L’Usine t’ouvre ses portes – EN PRIX LIBRE – de 18h à 6h et te laisse déambuler au gré de la programmation. De Crache Papier au Zoo, en passant par la Makhno et pour terminer à Kalvingrad – pas d’excuse, ce soir on découvre L’Usine en musique !

ALL CINEMAS ARE BEAUTIFUL

LE SPOUTNIK FAIT LA FÊTE AVEC LE PNEU


Le Pneu accueille le Spoutnik pour une longue soirée avec la projection d’un film, les galettes bretonnes de BALOU pour tous les régimes, et bonne énergie groove en chaleur électronique avec le collectif KONSTEL.

LES ENFANTS FOUS

FILMS DE MINUIT
CARTE BLANCHE À CAMILLE KAISER
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
ENTRÉE LIBRE


Du 16 au 25 juillet 2015, Samuel Boudier a suivi et filmé les musiciens de “Salut c’est cool” en tournée, et réalise ainsi le premier documentaire sur le groupe de techno-variété français. Sieste dans le minibus, tournage de vidéoclip en pleine rue et séance photo dans le TGV

MARATHON GHOST IN THE SHELL

FILMS DE MINUIT
CARTE BLANCHE À NELSON*
ENTRÉE LIBRE


Adaptation du manga de Masamune Shirow. Immersion totale dans un classique de l’animation japonaise. Cyber thriller d’anthologie, manga de science-fiction mettant en scène les thématiques chères au genre: cybercriminalité, manipulation, intelligence artificielle, éthique et code, devenir de l’humanité.

SOIRÉE MARIA LASSNIG

ANIMATION EXPÉRIMENTALE: MARIA LASSNIG ET SUZAN PITT
ENTRÉE PRIX LIBRE


Reconnue internationalement pour ses peintures figuratives, Maria Lassnig (1919-2014) a été une artiste femme engagée, qui n’a cessé d’explorer « les sensations internes du corps ». Si son œuvre picturale a été récompensée par de nombreux prix, dont le lion d’or à la Biennale de Venise en 2013, ses films, la plupart en animation, ont été découverts et valorisés tardivement

TATSURU ARAI – MATTERS-TON / HYPER SERIAL MUSIC

PERFORMANCE AUDIOVISUELLE


Tatsuru Arai qui avait crevé l’écran et nos tympans en 2017 revient au Cinéma Spoutnik avec une nouvelle performance qui inclut de nouveaux algorithmes de générations sonores et visuelles. Artiste vidéo et compositeur noise, Tatsuru Arai travaille sur l’esthétique des structures géométriques et sur la perception des sons comme un phénomène de physique fondamentale afin d’approcher une compréhension de la nature de l’univers.

ÊTRE LGBTIQ EN TURQUIE

SOIRÉE BUFFET, PROJECTION, DÉBAT, PERFORMANCE


Soirée débat et performance le 17 mai 2018 – journée internationale contre l’homophobie et la transphobie – avec quatre activistes LGBTIQ de Turquie qui viennent pour discuter de stratégies locales et internationales pour combattre l’homophobie et la transphobie.

SOIRÉE PALESTINE: FILMER C’EST EXISTER – NAKBA, 70 ANS

BUFFET ORIENTAL EN SOUTIEN À PFC’E


15 mai 1948, proclamation de l’État d’Israël: le peuple palestinien est dépossédé de sa terre et forcé d’abandonner villes et villages pour fuir dans les camps de réfugié·e·s à Gaza, en Cisjordanie et dans les pays voisins. Depuis 70 ans, ielles résistent à l’occupation et à la colonisation.
Palestine: Filmer C’est Exister a choisi de marquer cette date en proposant deux films sur Jérusalem, ville symbole pour tou·te·s les Palestinien·ne·s. L’administration Trump, en choisissant le 15 mai 2018 pour déplacer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, confirme son soutien à la politique israélienne d’occupation et de colonisation et viole, comme Israël, le plan de partage de l’ONU, qui a décrété Jérusalem territoire international.

PARASITE SANS S JOUE CHAMPS DE BLÉ AUX CORBEAUX

CINÉ CONCERT
MUSIQUE ET DANSE LIVE IMPROVISÉE


Le ciné-concert Champ de blé aux corbeaux, projet du groupe “Parasite sans s”, donne à voir les divagations de qui regarde d’un peu trop près un tableau. Le film balaye : pensées, peurs, zones de fascination, rêves et associations d’idées improbables, fantasmes et pulsions déclenchés par le tableau dont l’intensité écorche l’écran. Et si l’on imaginait la chaîne d’idées qui se greffent au cadre, sans lien de causalité rationnel ?

ALSO KNOWN AS JIHADI

EN COLLABORATION AVEC LE FMAC
ENTRÉE LIBRE


L’histoire possible d’un homme, Aziz, racontée à travers les lieux qu’il a traversés : la clinique où il est né à Vitry, les quartiers où il a grandi, son lycée, l’université, le travail, et puis l’envol pour l’Égypte, la Turquie et finalement la route d’Alep, où il a rejoint le Front al-Nosra en 2012. Un trajet jalonné par une seconde strate de récit, portée par des extraits d’une archive judiciaire: interrogatoires de police, écoutes téléphoniques, filatures…

Valerie Massadian sera présente au Spoutnik pour présenter son film Milla le 16 mai 2018


Valerie Massadian est une des nouvelles voix à suivre du cinéma, impressionnante par son talent de metteuse en scène, et nécessaire par ses récits qui se concentrent sur des personnages féminins dans des réalité sociales marginales. Cinéaste et photographe franco-arménienne, elle a notamment travaillé comme assistante de la photographe Nan Goldin. Elle a réalisé deux long-métrages “Nana” (2011) et “Milla” (2017), les deux primés au Locarno Festival. Le cinéma Spoutnik est heureux d’accueillir Valérie Massadian à l’occasion de la sortie suisse de “Milla”.

Khalik Allah présentera son livre « Souls Against The Concrete » au CPG – Centre de la photographie de Genève, le 12 mai 2018


Né en 1985, Khalik Allah est un photographe et réalisateur basé à New-York. Son travail a été décrit comme un “street opera”, empreint à la fois d’un “brut viscéral” et d’une “beauté fascinante”. Khalik Allah dépeint des portraits qui touchent une certaine intimité des personnes dont il recueille les témoignages. En plus de ses projets personnels, il a travaillé comme photographe pour Wu-Tang Clan et co-dirigé des vidéoclips pour Beyoncé.

FIELD NIGGAS

KHALIK ALLAH - DIPTYQUE FIELD NIGGAS, BLACK MOTHER
EN PRÉSENCE DE KHALIK ALLAH


Dans son premier long métrage, “Field Niggas”, Khalik Allah réalise des portraits de nuit d’hommes et de femmes du croisement de la 125e et Lexington Avenue à Harlem, avec un usage du ralenti et une désynchronisation des voix. Il porte à l’écran des personnes souvent marginalisées et croulant sous les difficultés familiales, financières et de dépendances, leur rendant leurs qualités profondément humaines. Ces personnes, rarement entendues ou vues à l’écran, témoignent des difficultés à vivre dans une société contemporaine au contexte historique empli d’inégalité et d’exploitation.

Andrew Kötting sera présent du vendredi 4 au dimanche 6 mai pour présenter l’achèvement de son Triptyque de la Terre


Chose promise chose due, en mai 2016 lorsque Andrew Kötting présentait son triptyque du voyage, nous avions annoncé son retour pour l’achèvement de son triptyque de la terre, initié par “Cette sale Terre”, suivi de “Ivul”, puis “Lek and the Dogs”. Mêlant fiction et reconstitutions historiques libres, l’artiste propose une réflexion humaniste sur notre relation au monde avec un questionnement profond sur notre appartenance à la terre et à la société, en se focalisant sur le rejet et l’exclusion.

HAUT PERCHÉ

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
EN PRÉSENCE DE ANDREW KÖTTING ET PHILIPPE CIOMPI


Le film met en scène les relations du jeune Alex avec le reste de sa famille, un père russe excentrique (Jean-Luc Bideau), une mère et trois sœurs. Surpris par son père à s’adonner à des relations taboues avec l’aînée, il est banni et il lui est ordonné de ne plus jamais poser pied sur cette terre. Il escalade alors la maison jusqu’au toit dans le but de ne plus en bouger.

CETTE SALE TERRE

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
EN PRÉSENCE EN PRÉSENCE DE ANDREW KÖTTING


C’est l’histoire de deux sœurs, Kath et Francine, qui vivent ensemble de l’agriculture et de l’élevage dans une maison isolée. Les deux mènent une vie dure et leur équilibre fragile est perturbé par un homme qui cherche à marier l’une d’elles pour ses terres. L’autre se noue d’une amitié étrange avec un migrant des pays de l’est, venu pour travailler, qui ne parle pas la langue et qui est constamment rejeté et moqué par le village le plus proche, centre de toute la médiocrité du monde.

EDITH WALKS

ANDREW KÖTTING - TRIPTYQUE DE LA TERRE
BRUNCH AVEC ANDREW KÖTTING


Ce film performatif est une balade-épopée fantastique et festive sur les chemins du Royaume-Uni, inspirée par l’histoire de Edith Swan Neck, épouse du roi Harold défait par Guillaume le conquérant à Hastings en 1066, événement fondateur de l’Histoire d’Angleterre.

METROPOLIS – GLOBALE DE L’USINE

SOIRÉE DE SOUTIEN


Pour une nuit, La Globale de L’Usine se décline en urbanités, se fait Ville dans la Ville; villes invisibles, villes imaginées, droit à la Ville. De genres en styles, elle mélange ses scènes, se conjugue en jeunes collectifs et quelques anciens; un jeu de pistes d’un espace à l’autre, pour circuler, découvrir, brasser, se mélanger.

FROM WHAT IS BEFORE

EN PRÉSENCE DE LAV DIAZ
ENTRÉE LIBRE


Qu’il explore avec sa petite caméra DV une île défigurée par un tsunami dans l’urgence de saisir la mesure de la dévastation et qu’il y développe le récit d’un homme revenu d’exil pour retrouver le gens qu’il a aimés, Lav Diaz s’emploie à inventer des formes esthétiques et narratives qui se jouent des genres établis et des règles imposées par le marché. Documentaire, fiction, cet admirable Death in the Land of Encantos d’une durée de neuf heures? « Mais le cinéma n’a que cent ans, il est un art jeune qu’il faut pousser plus avant », affirme le cinéaste philippin né en 1958 et dont l’œuvre compte une vingtaine de films. Les plus grands festivals ont fait acte de reconnaissance à son endroit.

BRÛLE LA MER

WEEK-END DE LA PELLOCHE
EN PRESENCE DE NATHALIE NAMBOT ET MAKI BERCHACHE


Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25000 jeunes tunisien·ne·s ont pris la mer vers l’Europe, via Lampedusa. Maki Berchache est l’un d’eux. À partir de son histoire, de fragments d’images, de récits, avec ses amis de voyage ou rencontrés à Paris, “Brûle la mer” revient sur cette tentative de liberté et sur la violence d’une hospitalité refusée. Comment le pays quitté devient le pays rêvé.

TROIS FILMS DE GAËLLE ROUARD JOUÉS EN DIRECT

WEEK-END DE LA PELLOCHE
PERFORMANCES 16MM


La mer écume et bouillonne. Gris blanc morne partout.
Gouffres et montagnes. De l’eau… uniquement de l’eau ! Et rien pour éponger tout ça !
Autre choc fracassant. Bref coup d’oeil circulaire du chef. L’aiguille progresse imperturbablement.
Sonar avant toute !