CENTRE DE LA PHOTOGRAPHIE GENÈVE

Le Centre de la Photographie Genève (CPG) est depuis 2001 un laboratoire de recherche explorant des formes innovantes de présentation et de réflexion sur la photographie et plus spécifiquement ses implications dans tous les champs de la société contemporaine.

Fondé en 1984 par 11 photographes genevois, le CPG se proposait initialement de défendre la photographie comme un des beaux-arts. Après l’appropriation de la photographie par les avant-gardes historiques et les néo-avant-gardes et le fait qu’elle soit désormais considérée comme faisant partie intégrante de l’art contemporain, cette problématique a perdu de son mordant. Ainsi, le CPG s’applique à développer depuis 2001 un intérêt pour toutes sortes de modes de production, de diffusion et de présentation de la photographie. Cette nouvelle position s’est développée autour de fils conducteurs tels que le « style documentaire » ou la « Visual Culture ».

Chaque année, le CPG présente en moyenne 4 à 7 expositions, monographiques ou thématiques, dont certaines hors-les-murs. Créées en 2007, les « éditions Centre de la Photographie Genève » publient en moyenne deux livres de photographie par an et sont distribuées depuis 2014 par « les presses du réel ». Depuis 2003, le CPG organise la triennale de photographie 50JPG (50 Jours pour la Photographie à Genève) en collaboration avec plus de 30 musées, centres d’art, galeries, bibliothèques et lieux off à Genève et dans les environs. Le CPG est installé depuis 2007 au Bâtiment d’art contemporain (BAC) aux côtés du Musée d’art moderne et contemporain (Mamco) et du Centre d’Art Contemporain. Soutenu majoritairement par la Ville de Genève, le CPG est le troisième acteur sur la scène de l’art contemporain à Genève.




RICHARD TUOHY ET DIANNA BARRIE

CAMÉRA(AUTO)CONTRÔLE
50JPG 2016
PERFORMANCE PROJECTIONS 16MM


L’illusion de mouvement que produit le procédé cinématographique nous procure une idée palpable du temps depuis des photogrammes immobiles et induit intrinsèquement un questionnement, celui de la dissection des mouvements vers des images fixes.
Les deux artistes australien·ne·s présenteront six pièces sur pellicule 16mm créées à travers diverses manipulations, travaillant sur les rapports entre sujet observant, objet observé, et sur les changements introduits par le mécanisme cinématographique.

LOW DEFINITION CONTROL – MALFUNCTIONS #0

CAMÉRA(AUTO)CONTRÔLE
50JPG 2016


Ce film d’anticipation présente des images dénuées de qualité issues de dispositifs de vidéosurveillance, et illustrant des conversations de neurologues, théologien·ne·s et sociologues, tournant autour de la mécanisation de la perception de l’espace public. L’humain, morcelé, désincarné, est sujet de dispositifs de gestion et de surveillance, son comportement rendu prévisible et contrôlable par les technologies, profondément implantées dans nos sociétés.