France




Viva la muerte

Films de Minuit
carte blanche à Max Jacot
entrée libre


Vive la Mort ! Vive la Mort !
Vive le morceau de pain pour l’école, amélioré aux cafards vivants !
Vive les carcasses de boeuf pendues aux crochets !
Mais rien à voir avec une horreur artistique …
juste comme des notes crayonnées tombées par terre au jour le jour…

Lumières d’été

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Akihiro, cinéaste japonais vivant à Paris, réalise des interviews à Hiroshima avec des hibakusha, survivant·e·s de la bombe atomique. Pendant son séjour au Japon il fait la rencontre d’une étrange jeune femme, Michiko. Leurs balades dans la région d’Hiroshima réactivent la mémoire de Michiko, qui, avec son accent et yukata démodés semble venue d’un autre temps.
Lumières d’été est précédé du court métrage 20 000 fantômes, mosaïque de centaines de photos du dôme Genbaku, le seul bâtiment de Hiroshima resté debout après l’explosion de la bombe A.

Chants de révolte et résistance – programme de courts métrages 2

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Cinq films où le chant s’allie à la révolte, à l’insoumission et l’ébullition intérieure. Des personnes expriment par leurs voix et leurs corps des musiques empreintes d’émotion. “De la joie dans ce combat” suit un groupe de femmes pour qui la musique est un moyen de résister et de sortir de l’isolement. Dans “Nos jours absolument, doivent être illuminés” des détenu·e·s chantent depuis l’intérieur d’une maison d’arrêt pour le public venu les écouter de l’autre côté du mur.

Montages d’archives – programme de courts métrages 1

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Les images se juxtaposent, se superposent, se combinent et rembobinent dans ce programme de films courts réalisés de montages d’archives. Éminemment politiques, ces oeuvres sont issues de longues recherches historiques et établissent avec ingéniosité des liens entre les temporalités. Récits de violence, pouvoir, révolte et désobéissance sublimés par la force et les possibilités de l’art du montage.

Une jeunesse allemande

Jean-Gabriel Périot: le pouvoir politique des images et du cinéma


Une jeunesse allemande raconte l’histoire de la Fraction Armée Rouge (RAF) à travers des images de l’Allemagne des années 70. Un montage entièrement constitué d’archives visuelles et sonores décrit la transformation progressive et la politisation croissante de la RAF. Ses membres, comprenant notamment Ulrike Meinhof et Andreas Baader, expriment d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques puis s’engagent dans une résistance armée.

L’Époque

sortie


Du Paris de l’après-Charlie aux élections présidentielles, une traversée nocturne aux côtés de jeunes qui ne dorment pas: leurs rêves, leurs cauchemars, l’ivresse, la douceur, l’ennui, les larmes, la teuf, le taf, les terrasses, les vitrines, les pavés, les parents, le désir, l’avenir, l’amnésie, 2015, 2016, 2017: l’époque.

Depuis Mediapart

sortie


En installant sa caméra au cœur des locaux de la rédaction du journal en ligne Mediapart, avant, pendant et après l’élection présidentielle française de 2017, Naruna Kaplan de Macedo a pu suivre le quotidien de celles et ceux qui y travaillent. Sur fond de dossiers comme l’affaire Baupin, les Football Leaks, les financements libyens, le film nous donne à voir comme jamais les coulisses du journalisme d’investigation de Mediapart

Leto

Viktor Tsoï - Kino et la Perestroïka
séance suivie d’un apéro disco avec disques de Viktor Tsoï


Inspiré de l’autobiographie de Natalia Naumenko, le film raconte les débuts de la scène rock underground à Leningrad dans les années 80 – un peu avant la Perestroïka – et la création d’une salle de concert mythique, le Leningrad Rock Club. Dans une époque ou le rock occidental se trouve au marché noir, trois personnes clés vont se rencontrer et créer la légende du rock soviétique, avec notamment Mike Naoumenko du groupe Zoopark et le jeune Viktor Tsoï, chanteur leader du groupe Kino.

Récréations

sortie


Premières Solitudes, le dernier film de Claire Simon, est filmé avec les jeunes d’un collège d’Ivry qui apprennent à se connaître. Ce film fait écho à Récréations, réalisé vingt-six ans auparavant dans le vif d’une cour d’école maternelle, que nous présentons en copie restaurée. Deux films d’apprentissages qui naviguent entre l’enfance et l’adolescence, du moment où les petit·e·s sont lâché·e·s dans la cour au moment où les jeunes protagonistes arrivent à porter un regard sur eux et elles mêmes.

Premières Solitudes

sortie


Premières Solitudes, le dernier film de Claire Simon, est filmé avec les jeunes d’un collège d’Ivry qui apprennent à se connaître. Ce film fait écho à Récréations, réalisé vingt-six ans auparavant dans le vif d’une cour d’école maternelle, que nous présentons en copie restaurée. Deux films d’apprentissages qui naviguent entre l’enfance et l’adolescence, du moment où les petit·e·s sont lâché·e·s dans la cour au moment où les jeunes protagonistes arrivent à porter un regard sur eux et elles mêmes.

De Cendres et de braises

sortie


Le Spoutnik vous invite à commencer l’année 2019 avec la découverte de De cendres et de braises. Une oeuvre brûlante qui s’enflamme de la parole des habitant·e·s des quartiers HLM de la ville des Mureaux – banlieue parisienne ouvrière en mutation – où la cinéaste a habité.

Un couteau dans le coeur


L’année recommence avec un petit diptyque autour de la boîte de nuit lesbienne de Simone Barbès ou la vertu, à laquelle Yann Gonzalez fait un petit clin d’oeil dans Un couteau dans le coeur. Ingrid Bourgoin, la protagoniste principale du premier, apparaît dans le deuxième, au bar de cette boîte qui vingt-huit ans après n’as pas changé d’esprit…

Simone Barbès ou la vertu

Projection de réouverture suivie d’un cocktail pétillant


L’année recommence avec un petit diptyque autour de la boîte de nuit lesbienne de Simone Barbès ou la vertu, à laquelle Yann Gonzalez fait un petit clin d’oeil dans Un couteau dans le coeur. Ingrid Bourgoin, la protagoniste principale du premier, apparaît dans le deuxième, au bar de cette boîte qui vingt-huit ans après n’as pas changé d’esprit…

PALESTINE FC’E 2018 : SAMEDI 1 DEC

Rencontres Cinématographiques PALESTINE : FILMER C'EST EXISTER 2018


Les Rencontres cinématographiques PFC’E proposent cette année des films de cinéastes
palestinien·ne·s qui, d’une part, évoquent les évènements de la Nakba et, d’autre part, abordent toutes les catastrophes qui se sont enchaînées depuis 1948. Une occasion pour le public de découvrir des longs métrages, notamment sur la question des réfugié·e·s et du droit international, suivis de discussions avec les cinéastes. PFC’E fait aussi la part belle aux courts métrages, poignants et non dénués d’humour, qui nous plongent dans différents aspects de la «Nakba continue»: l’occupation, les check-points, l’emprisonnement, l’enfermement. Par ailleurs, un hommage est rendu au grand poète palestinien Mahmoud Darwich. Pour cette édition 2018, PFC’E présente 27 films et accueille 5 invité·e·s. Ces différents regards portés par le cinéma nous permettent de tisser une continuité entre des situations historiques différentes, tout en établissant un pont entre le passé et le présent.

Biennale de l’Image en Mouvement 2018 #2

en collaboration avec le Centre d'Art Contemporain Genève
entrée libre


Ces films et vidéos, produits par la Biennale, constituent un corpus extraordinaire d’œuvres nouvelles présentées en première au Centre d’Art Contemporain Genève et au Cinéma Spoutnik à Genève, lors de l’inauguration, du 8 au 10 novembre 2018.

Ne Travaille Pas (1968-2018)

Focus - GIFF


Elsa Michaud et Gabriel Gauthier sont étudiants aux Beaux-Arts. Ils partagent une relation amoureuse et une recherche artistique dans une époque désorientée. Sans parole, sur une BO obsédante du tandem électro Avia x Orly, une plongée vertigineuse dans l’Occident accidenté, cinquante ans après mai 68.

France/tour/détour/deux/enfants

Rétrospective GIFF
Beau comme une TV qui brûle


Godard interroge deux enfants. Un garçon, une fille. Les conversations s’enchaînent dans la rue, dans leur chambre, à l’école. Facétieux et politiques, JLG et Miéville détournent un manuel scolaire de 1877 pour en faire une série mythique, hélas trop peu vue.

ANALOG IS NOT DEAD #1

Projections sur pellicule avec Fonction:Cinéma


Fonction:Cinéma, association professionnelle pour le cinéma indépendant, consacre deux soirées consécutives à l’usage de la pellicule dans le cinéma contemporain.
Pour la première, organisée en partenariat avec le Spoutnik, place aux images !!! Nous vous avons concocté un programme éclectique et stimulant avec la projection en 16 et 35 mm de courts, moyens et long métrages, tous produits et réalisés ces dernières années.
Analog is not dead #2 aura lieu le lendemain, le 29 novembre, à Fonction:Cinéma (www.fonction-cinema.ch) pour prolonger la discussion avec Gaëlle Rouard (réalisatrice), Emmanuel Lefrant (réalisateur et directeur de Light Cone, Paris) et Peter Hoffmann (réalisateur et programmateur).

Dé-composition XP

Le Monstre Festival - carte blanche à Météorites
prix libre


Quand cinéma et microédition parlent le même langage. Un programme tout 16mm composé de films à la technique visible et revendiquée, qui parfois même l’épuise jusqu’à saturation de l’image. Souvent plus proche de la poésie ou de l’exercice de style que du récit, ces films explorent, chacun à sa manière, un vocabulaire riche. Collage et découpage, composition, hybridation, tirage, surimpression et défaut d’impression, récupération, artisanat, couches de couleur et expérimentation. Un dialogue, une mise en mouvement de la matière.

Paris Texas

Film de minuit
Carte Blanche à Alina Calmac
entrée libre


Une invitation nocturne à voir ou revoir ce film de Wim Wenders, sublime voyage intime et géographique, entre errance, marche initiatique et quête d’amour, d’idéal et d’absolu – dans un univers mythique américain projeté par ce cinéaste européen. L’on voit les cinq personnages du film Travis, Jane, Walt, Anne et Hunter, évoluer dans un mouvement par vagues, qui porte chacun d’eux, les mêle, prenant l’un et déposant l’autre, les unissant tous. Une œuvre de chair et d’esprit qui interroge comment se raconter à soi-même et à l’autre sa propre histoire, en revenant sur son passé, ses erreurs, ses espoirs, ses passions et ses rêves. Un récit fait de liens affectifs, mais aussi de violence, de possession, d’oubli de soi et de sacrifice.

Cassandro the Exotico!

Sortie


Dans le monde bariolé et flamboyant de la Lucha Libre, Cassandro est une star aussi incontournable que singulière. Il est le roi des Exóticos, ces catcheurs mexicains travestis qui dynamitent les préjugés dans un sport pourtant fortement machiste.

Ultra Rêve

Sortie


After School Knife Fight du duo Poggi/Vinel, Les Îles de Gonzalez, et Ultra Pulpe de Mandico. Trois ambiances, trois univers, trois sensibilités, qui traversent trois formes d’expression différentes (musique, théâtre et cinéma) et qui mis bout à bout forment une voie alternative vers des mondes empreints de romance d’abord, puis d’obsession et enfin de possession. Des mondes dont la douceur naïve, les créatures de cauchemar et la fantasmagorie pop rappellent les bribes mystérieuses et veloutées de nos songes restant attachées à l’esprit au moment de les quitter.

Sophia Antipolis

Sortie


Sophia Antipolis, c’est le nom de la plus grande technopole d’Europe, un territoire étrange située entre la mer Méditerranée, la forêt et le montages, entre Nice et Cannes. Sous un soleil aveuglant, des hommes et des femmes sont à la recherche d’un sens, d’un lien social, d’une communauté. Ielles vont croiser le destin d’une jeune fille disparue.

Diamantino

Sortie


La star du football Diamantino (parodie de Cristiano Ronaldo par le magnifique Carloto Cotta) est le héros de tout un pays. Sa carrière est une affaire de famille: son père est son entraîneur personnel et ses sœurs jumelles, les dépositaires de sa fortune.
Soudainement, en pleine finale de la Coupe du Monde, Diamantino est piégé sur le terrain par des visions magiques et englouti par des vapeurs couleur barbapapa paillette qui font rater son but. La déception de toute une nation face à la défaite entraîne la mort de son père et l’enfant prodige du foot se retrouve seul face au monde. Sans repères, cette star déchue – naïve et attachante – débute une odyssée délirante et devient l’objet de manipulations génétiques afin de déceler les secrets de son talent, se trouve au sein d’une conspiration familiale montée par ses sœurs jumelles malveillantes ou encore d’un complotisme de l’extrême-droite…

Unrest + White Epilepsy

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


White Epilepsy est le dernier mouvement d’une trilogie initiée par White Epilepsy et Meurtrière qui nous rapproche d’un corps comme revenu du fond des âges, un corps archaïque que l’on ne connaît pas et qui pourtant ne cesse de projeter en nous son ombre, son inquiétude.

Malgré la nuit

Philippe Grandrieux
En collaboration avec la Head - département cinéma.


On entre dans le film comme dans un rêve. Paris. Lenz cherche Madeleine disparue mystérieusement. Il rencontre Hélène une jeune femme envoûtée par sa pulsion autodestructrice. Un amour fou naît entre eux. Louis et Léna dévorés par leur jalousie amèneront Lenz à suivre malgré lui Hélène dans le monde souterrain d’un sombre réseau d’exploitation sexuel. Fut-il perdu, d’emblée perdu, l’amour est ce qui nous sauve.

L’Île au trésor

Sortie
Deux films de Guillaume Brac


Un été sur une île de loisirs en région parisienne. Terrain d’aventures, de drague et de transgression pour les un·e·s, lieu de refuge et d’évasion pour les autres. De sa plage payante à ses recoins cachés, l’exploration d’un royaume de l’enfance, en résonance avec les tumultes du monde.

Contes de juillet

Deux films de Guillaume Brac


Des étudiant·e·s d’art dramatique sont invité·e·s à sortir du Conservatoire supérieur national de Paris pour suivre un atelier d’été dirigé par Guillaume Brac. Le dispositif de tournage est minimal, trois technicien·ne·s, une petite caméra numérique, un pied et un micro. Les deux contes qui composent le recueil sont tournés dans des lieux proches du cinéaste et des personnages: le base de loisirs de Cergy Pontoise, où Guillaume Brac a ensuite tourné LÎle au trésor (diffusé au Spoutnik en décembre), la Cité Universitaire de Paris, où vit Hanne, l’une des étudiantes. Les loisirs, la vie à la CU, l’amitié et les amours. Des contes de jeunesse, avec une dimension du conte moral, racontés avec la bonne dose de légèreté et toute une palette de sentiments. Le résultat de cette collaboration est jussif: deux contes estivaux – l’un rhomérien et l’autre aux airs d’un film d’Hong Sang Soo, à découvrir en présence du cinéaste!

Secrets et Mensonges

Mois des adopté·e·s


À Londres, Hortense, jeune femme noire de vingt-sept ans dont la mère adoptive vient de décéder, part à la recherche de sa mère biologique. Celle-ci s’avère être Cynthia, une ouvrière blanche vivant dans un quartier populaire et mère célibataire d’une autre fille plus jeune, Roxanne, employée à la voirie et avec qui elle a de sérieux problèmes relationnels.

Je vous souhaite d’être follement aimée

Mois des adopté·e·s
suivi de la pièce radiophonique "Adopter ses origines"


Elisa, kinésithérapeute, part s’installer avec son jeune fils Noé à Dunkerque, ville où elle est née sous X et a ensuite été adoptée. Elle engage des recherches sur son passé qui l’obsède et tente de retrouver sa mère biologique, mais celle-ci souhaite rester inconnue. Elisa ne renonce pas à se confronter avec le passé et le hasard bouleverse son chemin.

Une Vie toute neuve

Mois des adopté·e·s
Festival Les Créatives


Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des sœurs catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés brisent les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux et celles qu’elle aime.

Couleur de peau: Miel

Mois des adopté·e·s
Paraponera festival - Outrage Collectif
jeune public dès 10 ans


Ils sont 200 000, les enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Jung est l’un d’entre eux, né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 dans une famille belge. Adapté du roman graphique, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung: l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile… Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés.

Low Life

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


Un groupe de jeunes gens s’organise dans une ville, animés par l’espérance en un autre monde à inventer. Une nuit, ils s’opposent à la police venue démanteler un squat d’Africains. Carmen, qui vient de rompre avec Charles, fait la rencontre de Hussain, un jeune poète afghan. Fous amoureux l’un de l’autre, ils ne se quittent plus. Lorsque Hussain reçoit le document qui lui enjoint de quitter le territoire, il entame une fuite et se réfugie après un contrôle de police dans l’appartement de Carmen. Paniquée à l’idée qu’il se fasse arrêter, Carmen lui interdit de sortir et s’enferme avec lui.

L’Héroïque Lande, la frontière brûle

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
en collaboration avec la HEAD – Département Cinéma


En hiver 2016, la Jungle de Calais abrite près de 12000 personnes. C’est une cité naissante. Quelques mois plus tard, au printemps, sa zone sud sera entièrement détruite, obligeant ses habitants à quitter leurs rues, leurs commerces, leurs logements pour se déplacer à nouveau dans une autre partie de ce territoire. En automne de la même année, l’Etat organise le démantèlement définitif de la Jungle. Mais l’énergie et la résistance de ces hommes et de ces femmes, arrivés en France dans un état le plus souvent de survivance, continuent à nourrir leur détermination, leur croyance en une autre vie possible.

Best of Annecy

FESTIVAL ANIMATOU 2018


Premier festival compétitif au niveau international et référence pour tous les professionnels de l’animation, Annecy propose depuis plus de 50 ans des chefs d’oeuvre de l’animation. Plus de 250 films en compétition mais aussi des films de fin d’études, des avant premières, des rétrospectives, des regards singuliers sur l’animation mondiale, ainsi que des projections nocturnes en plein air sur un écran géant.
Le Festival international du film d’animation d’Annecy parcourt le monde et s’arrête à Genève avec son programme «Best of Annecy 2018» qui rassemble une sélection de courts métrages issus de la dernière édition.

Compétition Internationale LABO

FESTIVAL ANIMATOU 2018


Les 14 courts métrages expérimentaux de ce programme international concourent pour le Prix Labo du Centre d’Art Contemporain Genève, qui sera décerné par un jury d’artistes pluridisciplinaires.
Ces films libérés des contraintes de la narration explorent différentes techniques pour créer leurs propres formes d’expression. Un laboratoire d’images.

Compétition Internationale DOC’ANIM 2

FESTIVAL ANIMATOU 2018


Les 8 courts métrages de ce programme concourent parmi les 17 documentaires animés de la Compétition internationale documentaire pour le Prix Animatou Doc’Anim, qui sera décerné par un jury issu du milieu de la culture.

Compétition Internationale DOC’ANIM 1

FESTIVAL ANIMATOU 2018


Les 9 courts métrages de ce programme concourent parmi les 17 documentaires animés de la Compétition internationale documentaire pour le Prix Animatou Doc’Anim, qui sera décerné par un jury issu du milieu de la culture.

I am Gagarin

Spoutnik en orbite: 4 octobre 1957


En 1991, j’ai 20 ans. Tandis que l’Union soviétique s’effondre, je m’envole au son de la musique techno à la Gagarin Party organisée au pavillon Cosmos. Quelques années plus tôt, je visitais ce lieu vantant les mérites de l’économie soviétique. “Je ne pourrai jamais plus vivre autrement” avais-je dit à Vanya, l’un des organisateurs de cette rave party. En 1998, Vanya disparaît sans laisser de traces. À sa recherche, je reconstitue cette vertigineuse époque à partir de témoignages, d’archives et de souvenirs. Où est Vanya? Où donc s’est envolé ce temps, celui de notre jeunesse?

L’une chante l’autre pas

Film de minuit
spécial 68
entrée libre


“L’Une chante, l’autre pas” est un musical féministe. Deux jeunes filles vivent à Paris en 1962. Pauline (17 ans), étudiante, rêve de quitter sa famille pour devenir chanteuse. Suzanne (22 ans) s’occupe de ses deux enfants et fait face aux drames du suicide de leur père. La vie les sépare ; chacune vit son combat de femme. Pauline est devenue chanteuse dans un groupe militant et itinérant après avoir vécu une union difficile en Iran. Suzanne est sortie de sa misère et travaille au Planning familial. Dix ans plus tard, elles se retrouvent au cours d’une manifestation féministe. À la fin de cette chronique, on les retrouve ensemble, à nouveau, avec leurs enfants qui ont grandi.

Retour au palais

Sortie


« La première fois que je suis entrée dans le Palais de Justice de Paris, j’avais vingt ans. Il avait déjà mille ans et des poussières. 6999 portes, 3150 fenêtres et 24 kilomètres de couloirs, selon la légende.
J’y ai travaillé pendant plus de dix ans. J’étais chroniqueuse judiciaire.
Les nuits où il fallait rester tard pour attendre un verdict, je m’éloignais des lumières et m’enfonçais dans des couloirs de plus en plus sombres. J’entendais des grondements venus des tréfonds. J’avais la sensation que le Palais était un être vivant, il me semblait le voir bouger.
Aujourd’hui je m’engouffre une dernière fois dans ce Palais, avant sa disparition. Je mets en scène mon expérience intime, mes émotions, mes sensations, face à une institution toute-puissante. Au fur et à mesure que le Palais se vide et se fait silencieux, les fantômes prennent possession des lieux. Les murs, les boiseries, les tentures, les marches de marbre usées à force d’avoir été gravies, retiennent leur empreinte pour toujours. »

Donbass

Ukraine sous pression


Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, un conflit hybride mêle interventions armées ouvertes et guerre de l’information. Les milices séparatistes pour la république indépendante du Donbass imposent leurs présences via des check points routiers fréquents et le soutien forcé de la population. Le film présente à travers ses plans séquences une balade dans les villes et les campagnes, comme un périple difficile empli de situations absurdes et satiriques. Toute la complexité du conflit qui oppose tant les politiques que les populations est présentée comme un noeud inextricable et qui pose la question de la réalité présentée dans les médias.

Le Sang

Les années 68 à Genève


Une communauté de jeunes de jeunes gens traverse non sans déboires un plateau désolé des Causses. Afin de nous horrifier par la conscience de notre propre cruauté, ils égorgent successivement un sanglier, un mouton, une vache.
“C’est un film d’une violence extrême, à la Arrabal… ça lorgne du côté du Living Theatre. Il y a des meurtres là dedans et ça c’est intolérable: je regrette vraiment d’avoir assité et d’avoir été complice de tout ça.
Je ne rejette pas le film mais, parce que je ne suis pas un meurtrier, je ne peux pas le montrer même si au niveau de la mise en scène, je n’ai peut-être jamais fait mieux.”

Histoires d’A

Les années 68 à Genève


Histoires d’A. (1973). Film interdit. Pour la première fois un film rend compte au bon moment d’un phénomène important (la lutte des femmes pour la libre disposition de leur corps, pour le droit d’interrompre leur grossesse). La conjoncture crée le film, l’interdiction du film lui crée un public, le public doit s’organiser politiquement pour voir le film, le film crée la conjoncture. Et ses auteurs (Charles Belmont et Marielle Issartel) ? Avec vaillance, ils portent leur film comme le brûlot qu’il est.

LE STADE DE WIMBLEDON

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par la librairie le Rameau d'Or


EN RAISON DU TEMPS FROID ET INCERTAIN, LA PROJECTION EST DÉPLACÉE AU SPOUTNIK

Le Stade de Wimbledon est un livre brillamment adapté à l’écran par Mathieu Amalric, qui était tombé dessus lors d’un passage chez ses parents dans les années nonante. Premier roman de l’écrivain italien Daniele Del Giudice, il fut, à sa sortie en 1983, préfacé par Italo Calvino et récompensé du prix Viareggio. Il sortit dans une première version française en 1985 – il est maintenant réédité dans la belle et prestigieuse collection La Bibliothèque du XXIe siècle, dirigée par l’historien Maurice Olender.

Montaigne disait que « Notre grand et glorieux chef d’œuvre, c’est vivre à propos », et c’est bien cela le sujet de ce livre / film. Un homme (dans le film une étudiante jouée par Jeanne Balibar) enquête, dans le cadre de ses études, sur l’écrivain triestin Roberto Bazlen, dit Bobi’, qui a renoncé à l’écriture en ne publiant rien de son vivant alors que tous attendaient de lui un grand roman. Bazlen a fréquenté et connu les plus grands : Svevo, Joyce, Saba, Montale, etc. et il a décidé de faire sa vie son œuvre.

Le Stade de Wimbledon est une lente recherche indécise dans la ville de Trieste ; une flânerie littéraire, passant de librairies en bibliothèques, à la rencontre de celles et ceux, connaissances, poètes, qui ont connu Bobi’. L’histoire dérive sur les sujets de la mémoire, du temps qui passe, de l’exigence littéraire, jusqu’au Stade de Wimbledon…

THEMROC

SPOUTNIK EN PLEIN AIR - LIBRAIRIES EN PROJECTION
présenté par la librairie Fahrenheit 451


Themroc, un peintre en bâtiment (Michel Piccoli) fait, chaque matin, les gestes automatiques du petit déjeuner, subit la pression de la pendule tyrannique, jette au passage un oeil de convoitise sur sa jeune soeur, et enfourche sa bicyclette. Il roule de compagnie avec son copain, peintre comme lui. Ensemble ils pénètrent dans le flot du métro, et pointent régulièrement à l’usine. Un jour de travail ordinaire, notre peintre, occupé à regarder le flirt du patron avec une « hautaine secrétaire galbée », reçoit dans le nez la fenêtre, rageusement poussée par le patron. Vigoureusement encadré, il est emmené chez « le gentil directeur ». Alors commence l’odyssée de Themroc. II rugit dans les toilettes, s’enfuit telle une bête fauve de l’usine, provoque la perturbation et l’effroi partout où il passe. Puis il fabrique une tanière, d’où il descend grâce à une échelle de corde, pour aller chasser. Le film se termine par une orgie de « poulet » à la broche, dans une atmosphère digne de Cromagnon.

LES ENFANTS FOUS

FILMS DE MINUIT
CARTE BLANCHE À CAMILLE KAISER
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
ENTRÉE LIBRE


Du 16 au 25 juillet 2015, Samuel Boudier a suivi et filmé les musiciens de “Salut c’est cool” en tournée, et réalise ainsi le premier documentaire sur le groupe de techno-variété français. Sieste dans le minibus, tournage de vidéoclip en pleine rue et séance photo dans le TGV

ALSO KNOWN AS JIHADI

EN COLLABORATION AVEC LE FMAC
ENTRÉE LIBRE


L’histoire possible d’un homme, Aziz, racontée à travers les lieux qu’il a traversés : la clinique où il est né à Vitry, les quartiers où il a grandi, son lycée, l’université, le travail, et puis l’envol pour l’Égypte, la Turquie et finalement la route d’Alep, où il a rejoint le Front al-Nosra en 2012. Un trajet jalonné par une seconde strate de récit, portée par des extraits d’une archive judiciaire: interrogatoires de police, écoutes téléphoniques, filatures…

LA REPRISE DU TRAVAIL AUX USINES WONDER & CLASSE DE LUTTE

PROJECTION DU PREMIER MAI


Deux films proposés par l’Étincelle en collaboration avec le Spoutnik. Le lendemain du 1er mai nous vous invitons à une projection de deux films qui montrent quel rôle a pu jouer la caméra dans les luttes ouvrières après et pendant les événements de Mai 68 et plus en particulier qui suivent deux travailleuses et leurs luttes depuis des Usines de Saint-Ouen et Besançon.

NANA – AMERICA

FOCUS VALERIE MASSADIAN


Nana a quatre ans et vit à la campagne dans une maison isolée. Son quotidien est en contact permanent avec la nature et les animaux de la ferme. Un après-midi en rentrant de l’école, elle retrouve la maison vide.